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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 12:06

 

 

Dans un monde économique dominé par des ultralibéraux qui s'ignorent, mais qui n'ont de cesse d'encourager paradoxalement des politiques mercantilistes, il m'a semblé utile de consacrer un billet à l'énorme excédent extérieur de la zone euro.

 

La balance courante de la zone euro

 

Tout d'abord, rappelons que la balance courante est la traduction sous forme comptable des échanges de biens (balance commerciale), de services (balance des invisibles) et les transferts courants (revenus, dons, subventions,…) d'un pays avec l'étranger. Pour le dire autrement et simplement, c'est donc une comptabilisation des exportations moins les importations d'un pays.

 

 

[ Source : Natixis ]

 

Sur le graphique ci-dessus, on constate que de 1999 à 2007, la zone euro avait un déficit extérieur très faible, mais qu'au contraire, depuis 2012, elle a un important excédent de sa balance courante.

 

Sur le plan macroéconomique, il existe une identité comptable entre le solde extérieur et le solde épargne-investissement. D'où l'on déduit qu'entre 1999 et 2007, la zone euro a en moyenne une légère insuffisance d'épargne, tandis que depuis 2012 elle fait face à un énorme excès d'épargne.

 

Pourquoi ce n'est pas une bonne nouvelle

 

Or, contrairement à une idée reçue très répandue, cette situation n'est pas une bonne nouvelle pour l'économie européenne ! En effet, cela signifie deux choses en pratique :

 

 * la zone euro fait face, depuis 2012, à une demande intérieure anémiée ;

 

 * comme l'excédent d'épargne résulte d'une baisse de l'investissement public et privé (voir graphique ci-dessous), se pose un problème de gains de productivité et donc de croissance potentielle ;

 

 

[ Source : Natixis ]

 

Au reste, un tel excédent doit normalement conduire à une appréciation de l'euro, ou tout du moins freiner sa dépréciation.

 

Comment résorber cet excédent extérieur ?

 

Résorber cet excédent extérieur est donc indispensable pour relancer la demande intérieure de la zone euro. La première façon d'y arriver est évidemment de soutenir  la consommation écologiquement soutenable et surtout l'investissement, puisque cela aura un effet d'entraînement sur la productivité et partant la croissance potentielle de la zone euro. À défaut d'investissements privés, c'est l'investissement public qui est visé, car contrairement à ceux qui affirment que l'État ne doit pas intervenir dans l'économie, c'est le moment où jamais qu'il intervienne, ne serait-ce que parce que les taux d'intérêt à long terme sont très bas et que l'activité privée reste globalement atone.

 

Prendre des mesures d'incitation à l'investissement des entreprises est une excellente idée, à condition qu'il ne s'agisse pas d'un miroir aux alouettes comme le plan Juncker. Il faudrait donc imaginer un dispositif qui prenne appui sur un budget de l'UE autrement plus important que ce qu'il pèse actuellement (environ 1 % du PIB de l'UE)...

 

Quoi qu'il en soit, il faut impérativement que l'épargne surabondante des pays du Nord, phrase diplomatiquement correcte pour viser l'Allemagne, finance des investissements au sein de la zone euro et non ailleurs dans le monde, comme c'est le cas actuellement ! Au demeurant, c'est précisément l'un des facteurs qui me rend très pessimiste sur l'avenir de la zone euro...

 

Pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin sur ces questions, j'ai consacré plusieurs fiches de mon dernier livre, Mieux comprendre l'économie : 50 idées reçues déchiffrées, à ces questions d'importations/exportations, d'épargne de la nation, de compétitivité allemande et de balances courantes.

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commentaires

Unci TOÏ-YEN 18/01/2016 12:06

@ Raphael DIDIER

Votre réponse « Cela fait dès lors de vos affirmations autant de préjugés discutables, que vous dénoncez pourtant chez les autres»

Un préjugé discutable devient une avancée par rapport à un préjugé que l’on refuse de remettre en cause.
Poper nous dit qu’une vérité reste une vérité jusqu’à ce qu’il soit démontrer une seule fois qu’elle est fausse.
Certaines questions, sur la réalité de notre vie sociétale, sont poser sous forme d’affirmations votre devoir est démontrer qu’elles sont fausse si vous y parvenez vous pourrez alors prétendre qu’elles sont péremptoire parce-que vous aurez apporté des arguments.
En absence de ces arguments, nous ne pourrions que considérez que vous avez de la difficulté à renier vos savoir appris.

Voici encore quelques questions.

01-Il n’y a pas consensus quand les avis sur un sujet économique divergent.
VRAI – FAUX
02-Sur des points précis un consensus est possible.
VRAI - FAUX
03-Le Monde est fait de nations.
VRAI – FAUX
04-Une Nation est une communauté de citoyens.
VRAI – FAUX
05-Les citoyens d’une Nation recherchent à satisfaire leurs besoins.
VRAI – FAUX
06-Un citoyen consommateur satisfait ses besoins grâce aux productions des autres.
VRAI – FAUX
07-Un citoyen producteur actif produit les consommations des autres.
VRAI – FAUX
08-Dans une nation équitable un citoyen producteur doit, dans sa vie, produire pour les autres citoyens autant que lui, consommateur, consomme de productions produites par les autres.
VRAI – FAUX

Si nous avions un minimum de consensus alors le progrès est possible et des solutions consensuelles peuvent voir le jour, mais pour cela il faut rejeter des préjugés pour ne retenir que consensus.
Pour ma part j’ai 81 réalités à proposer comme consensus et qui permettent de parler d’économie rationnellement et de la comprendre, l’expliquer et d’agir.

Pouvez-vous lister vos préjugés réalistes qui font consensus ?
Quand Galilée a présenté sa physique réaliste le savoir appris dans ce domaine a freiné l’évolution et cette réalité n’est pas péremptoire.
Les sciences évoluent à chaque fois que les savoirs sont remis en question. L’économie suit le même processus sauf à croire que l’économie au présent est parfaite.

Quand les avis de 50% de la population divergent des avis des 50% autres, il n’est plus raisonnable de dire les autres se trompent. Admettre que nous nous trompons tous est raisonnable. L’erreur est humaine le reconnaitre serait-il absent de nos capacités.

Unci TOÏ-YEN

Raphaël DIDIER 19/01/2016 11:29

Vous ne semblez pas vous rendre compte qu'en invoquant Karl Popper, vous accordez à l'économie le statut de science dure... Donc encore un préjugé ! D'ailleurs Popper n'a jamais affirmé, comme vous le dites, "qu’une vérité reste une vérité jusqu’à ce qu’il soit démontrer une seule fois qu’elle est fausse". La science, dit Popper, procède par rejet d’hypothèse (conjectures et réfutations) : c'est ça la falsifiabilité des théories scientifiques. Au reste, vous êtes-vous déjà demandé si vos "81 réalités" sont valables en tous temps et tous lieux ? Vous semblez faire aux autres un procès d'intention (refuser de reconnaître que l'on se trompe) alors que votre grille de lecture, présentée de manière péremptoire comme des "réalités", tombe dans le même travers. A méditer !

Unci TOÏ-YEN 18/01/2016 10:41

C’est un sujet intéressant que vous faite là dans le sens que vous parler de l’épargne provenant de la balance commerciale positive de l’Europe dans laquelle se trouve la France avec sa balance commerciale déficitaire.
Cependant Karl Marx vous ferez remarquer « La monnaie masque la réalité des rapports à la production et à la vitesse de sa circulation. »
Puis encore Adam Smith se permettrait de vous rappeler « Le Travail annuel d’une nation est le fond primitif qui fournit à sa consommation annuelle toutes les choses nécessaires et commodes à la vie ; et ces choses sont toujours ou le produit immédiat de ce travail, ou achetées aux autres nations avec ce produit »

En fait, vous vous préoccupez uniquement que de valeurs matérialisées en monnaie en oubliant que ces valeurs ne sont pas indépendantes des productions et des consommations des citoyens dans les nations.
Toutes constatations dans les valeurs, l’épargne dans votre cas, proviennent d’actes dans la réalité de notre vie sociétale où les producteurs produisent pour des consommateurs qui se partagent ces productions dont des partis proviennent d’échange entre nations.

En ne considérant que les valeurs : vous aboutissez à des préjugés qui vous amènent à des conclusions qui n’ont plus aucune réalité avec notre vie sociétale.

Si vous voulez changer le monde : il vous faut d’abord changer vous même : tout simplement en reniant vos préjugés issus de votre formatage qui sont devenus vos savoirs appris n’ayant rien à voir avec des réalités.
Les réalités sont toutes autres :
08-Dans une nation équitable un citoyen producteur doit, dans sa vie, produire pour les autres citoyens autant que lui, consommateur, consomme de productions produites par les autres.
VRAI – FAUX
09-Dans un monde équitable chaque nation doit, bon an, mal an, produire pour les autres nations autant que les autres nations produisent pour elle.
VRAI – FAUX
10-Quand une nation produit autant pour les autres nations que les autres nations produisent pour elle : elle a une balance commerciale équilibrée.
VRAI – FAUX
11-La consommation d’une nation est égale à sa production, moins ses exportations, plus ses importations.
VRAI – FAUX
12-A balance commerciale équilibrée la valeur des productions d’une nation est égale à la valeur de ses consommations nationales.
VRAI – FAUX
13-A balance commerciale équilibrée : valeur des consommations égale valeur des productions : une Nation n’a pas besoin d’emprunter.
VRAI – FAUX
14-Une Nation qui emprunte consomme plus qu’elle ne produit.
VRAI – FAUX
15-Si une Nation consomme plus qu’elle ne produit : elle consomme le surplus produit par d’autres nations qui consomment moins qu’elles ne produisent.
VRAI – FAUX
16-Une nation avec un déficit commercial doit emprunter et rembourser son emprunt avec le produit financier d’un surplus de production au profit des autres nations.
VRAI – FAUX
17-Une nation qui, sans cesse, s’endette est une nation qui refuse de rendre aux autres nations le surplus qu’elles avaient produit pour elle auparavant.
VRAI – FAUX
18-Les productions d’une nation sont élaborées par une partie des citoyens : les citoyens dit actifs qu’ils soient physiques, intellectuels ou financiers.
VRAI – FAUX
19-A balance commerciale équilibrée les valeurs de consommation sont égales aux valeurs de productions élaborées par les actifs.
VRAI – FAUX

Une nation en déficit doit emprunter
Une nation en excédent commercial a exportée ses productions excédentaire pour avoir une revenu excédentaire (épargne de la nation) et ne peut utiliser sont excédent dans la nation mais servir pour les nations avec déficit commercial par un prêt ou l’achat d’un patrimoine de cette nation en déficit commercial.

Toute utilisation dans la nation d’un excédent commercial pour payer une nouvelle production nationale (investissement ou consommation) en parallèle créer à nouveau des valeurs qui ne servant pas à payer ses producteur (déjà payer par la précédent épargne) viennent reconstituer cette épargne. Ce qui démontre que les investissements ou les nouvelles productions de consommations n’ont pas de besoin d’épargne mais uniquement de volontés à produire davantage plus pour se partager (consommer) davantage.

La consommation d’une nation ne dépend que de sa production de toutes ces choses agréables à la vie nous dit Adam SMITH et l’essentiel est la production et sa vitesse et non la monnaie matérialisation des valeurs juste utile à permette la circulation des biens et des services du début de leurs élaborations (valeur 0 avant) jusqu’à leur consommation, (valeur 0 après) nous dit Karl Marx.

Bien entendus ces réalités de notre vie sociétale ne sont pas enseignées par notre Education nationale qui vous formate à des savoirs appris qui deviennent des préjugés chez vous qui vous masquent la réalité de notre vie sociétale.

Notre avenir ne vas dépendre que des capacités des formatés, par notre éducation nationale, à renier leurs savoirs appris.

Unci TOÏ-YEN.

L'épargne si elle est détournée de la circulation des productions, bloque ces productions et produit le chômage. en 2008 la psychose de crise financière.a bloquée la circulation de la monnaie en la bloquant dans l'épargne, puis la production et le chômage suit.
L'origine de la crise de 2008 en France est Psychique et non financière.

Raphaël DIDIER 18/01/2016 10:58

Vous semblez bien péremptoire dans vos affirmations, comme si vous déteniez une vérité économique absolue... Cela fait dès lors de vos affirmations autant de préjugés discutables, que vous dénoncez pourtant chez les autres ! N'ai-je pas souvent répété sur ce blog que l'économie, loin d'être une science, est avant tout politique comme le disait Antoine Montchrestien. Donc m'accuser d'être formaté me fait doucement sourire...

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