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27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 12:59

 

 

C'est peu dire que la politique monétaire est actuellement ultra-expansionniste. Et pourtant, malgré les tombereaux de liquidités qui se déversent dans l'économie, la situation n'a pas l'air de s'améliorer notablement... D'où cette question : où vont les liquidités des Banques centrales ?

 

Le bilan d'une Banque centrale

 

Dans un précédent article, j'avais expliqué le mécanisme de création monétaire par les banques commerciales et la nature de la monnaie créée par la Banque centrale. En complément, j'avais écrit un article pour présenter synthétiquement le bilan de la Banque centrale européenne. Pour ceux qui veulent aller vite, le passif d'une Banque centrale correspond à ses ressources et l'actif à ses emplois (ce qu'elle fait avec ses ressources) :
 

 

Pour le dire en quelques mots, l'on trouve au passif de la BCE les billets et réserves des banques commerciales auprès de la Banque centrale, tandis qu'à l'actif figurent les réserves (or, devises, titres...) ainsi que les créances sur l'État et les banques commerciales.

 

Dans un système bancaire hiérarchisé, c'est-à-dire où existe une Banque centrale et des banques commerciales dites de second rang, chaque banque commerciale émet sa propre monnaie qui, par construction, ne circule qu'au sein de son propre circuit bancaire. Dans ce cas, la monnaie centrale, est la seule monnaie acceptée par toutes les banques et plus généralement tous les agents économiques.  Elle est constituée des billets et de la monnaie scripturale émise par la Banque centrale. Dès lors, lorsque l'assouplissement quantitatif (quantitative easing) mis en place par une Banque centrale consiste à acheter des titres de dette publique aux banques, il y a une égale hausse de la dette publique achetée par la Banque centrale et des réserves des banques à la Banque centrale.

 

L'augmentation des liquidités des agents financiers

 

La création de monnaie centrale atteint des montants vertigineux partout dans le monde, comme en témoigne l'évolution du bilan des Banques centrales :

 

 

[ Source : bloc-notes éco BdF - billet n°209 ]

 

Le graphique ci-dessous montre du reste très clairement que dans le cas de la zone euro, l’actif de l’Eurosystème est actuellement constitué à 50 % de titres de dette détenus à des fins de politique monétaire avec pour contrepartie principale de la monnaie centrale :

 

 

[ Source : bloc-notes éco BdF - billet n°209 ]

 

Hélas, comme le montre Olivier Passet dans l'excellente vidéo ci-dessous, "la liquidité des agents financiers croît bien plus vite que la liquidité entre les mains des agents non financiers".

D'où une hausse des prix des actifs, financiers et non financiers, qui écrase artificiellement les primes de risque, conduit à une élévation du risque global et enrichit in fine une minorité...

 

N.B : l'image de ce billet provient de cet article du site revue-banque.fr

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commentaires

Sigalevitch 09/09/2021 21:45

Comment cela se fait il que l’achat direct d’obligations de la fed a l’état américain ne permette pas Un transfert de liquidités plus important dans l’économie réelle et donc une augmentation de l’inflation via le budget fédéral (financement de la consommation des ménages et des entreprises Plus qu’accumulation au niveau des agent financiers) ?

Raphaël DIDIER 10/09/2021 11:33

Bonjour,

Tout dépend en fait des effets de second tour sur les salaires, c'est-à-dire les éventuelles hausses de salaires liées à la hausse des prix à la consommation. En effet, si les rémunérations ne réagissent pas, alors c'est le pouvoir d'achat qui sera en berne et auquel cas il n'y aura aucune hausse autoentretenue des prix. Quoi qu'il en soit, au vu de la flexibilité des prix aux États-Unis, des tensions inflationnistes existent déjà, mais vont-elles durer ?

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