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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 14:40


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J'entendais à la radio ce matin que plusieurs milliers de retraités manifestaient à Paris à l'appel de l'ensemble des syndicats, pour réclamer une "augmentation immédiate des retraites".  Le mécontentement est cristallisé autour du relèvement de 1,1 % des retraites au 1er janvier 2008, alors que l'inflation a été de 2,6 %. Ceci s'inscrit bien entendu en toile de fond du débat sur le pouvoir d'achat, puisque le gouvernement a annoncé qu'une nouvelle revalorisation interviendrait en 2008 et que le minimum vieillesse serait relevé de 25 % durant le quinquennat.

Quelles sont les données ? Tout d'abord explicitons le principe de revalorisation des pensions de retraite. Depuis la loi de 2003, cette revalorisation annuelle est alignée sur l'inflation de l'année écoulée et sur les estimations de l'année suivante. En effet, c'est le seul moyen pour augmenter les pensions dès le 1er janver de chaque année. Par exemple, en 2007, la hausse des pensions avaient atteint 1,8% pour une inflation réelle de 1,3%. La différence a ainsi été soustraite des 1,6% estimés par le gouvernement pour 2008. On obtient par conséquent le chiffre connu de 1,1%.

Passons aux chiffres. Le revenu moyen des 13,5 millions de retraités s'élève à 1500 euros environ lorsqu'on inclut les régimes complémentaires. Bien entendu ce chiffre est à relativiser, tant les disparités sont grandes : 17% des retraités perçoivent une pension de base inférieure à 600 euros mensuel, et 75% des pensions les plus basses (minimum contributif à 579,85 euros) sont représentées par les femmes qui n'ont pas eu de carrière continue. Ainsi, on conçoit aisément que la différence entre hommes et femmes est considérable (plus de 50 % en moyenne)...

Pour préciser un peu le vocabulaire employé, rappelons que le minimum contributif correspondant à la pension versée à un retraité faiblement rémunéré durant toute sa carrière. Il représente 579,85 euros par mois actuellement (261,43 euros en reversion) et concerne 3,7 millions de retraités en 2005, contre 240 000 20 ans plus tôt ! Le secteur agricole est très concerné, en proportion, par ce dispositif. Autre filet de sécurité pour les retraites, le célèbre minimum vieillesse, rebaptisé depuis peu allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Versée sous condition de ressources aux personnes âgée de plus de 65 ans, cette allocation est de 628,10 euros mensuel pour une personne et s'élève à 1126,77 euros pour un couple. Rappelons que 60% des bénéficiaires sont des femmes seules de plus de 75 ans en moyenne...

Le débat sur l'ASPA se focalise ainsi sur le fait que son montant est supérieur au seuil de ressources pour obtenir la CMU, mais reste largement inférieur au seuil de pauvreté qui s'élève à 817 euros par mois en 2005 pour une personne seule (seuil à 60 %). Je ne parle pas ici des pensions de reversion touchées par 4 millions de personnes (90% de femmes), la motié d'entre-eux percevant 480 euros par mois en moyenne.

Les revendications de ces personnes qui ont passé 40 ans à travailler doivent être écoutées, afin de ne pas conclure, comme Janine Boissard dans un de ses romans, que "la retraite c'est la permission officielle de rouiller"...

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