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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 10:25




Chaque année, depuis 2004, nous avons le droit à la publication du baromètre Ernst & Young de l'attractivité européenne. Les regards de toutes les agences internationales se penchent alors sur ce classement censait nous donner une vue précise de la compétitivité de notre pays. Précisons tout de suite qu'à la différence du classement annuel sur la compétitivité des pays de l'Institute for Management Development (IMD) de Lausanne (Suisse), le baromètre d'Ernst & Young repose en grande partie sur l'image qu'ont les investisseurs de ces pays et donc sur leurs intentions futures. Les seules données quantitatives retenues par Ernst & Young pour mesurer la réalité de l'attractivité des pays sont les investissements directs étrangers (IDE, FDI en anglais).

Dans la mouture 2008, l'Europe de l'Ouest n'est plus la région la plus attirante pour les investisseurs étrangers. Elle se fait doubler par la Chine, qui prend la tête du classement. L'Amérique du Nord se fait désormais distancer par l'Europe de l'Est et l'Inde. Le Royaume-Uni est le pays européen où les IDE ont été le plus créateurs d'emplois en 2007, grâce aux implantations dans le domaine du logiciel et des services financiers. Néanmoins, le rapport conclut que la performance de ce pays est très dépendante des investisseurs américains et que le ralentissement observable aux Etats-Unis pourrait donc l'affaiblir. Ce qui est également très intéressant, c'est que le Royaume-Uni est suivi de la Pologne, de la République tchèque, de la Russie, en nombre d'emplois créés par des investisseurs étrangers. Cela donne une idée (certes primaire !) sur les zones de délocalisation.

Qu'en est-il de la France ? Celle-ci obtient les résultats suivants en matière d’attractivité : 2ème en nombre de projets (541) et 5ème en nombre d’emplois créés (14 488) par les entreprises étrangères. Néanmoins, on voit vite revenir les critiques récurrentes contre notre pays : "La flexibilité du droit du travail, le niveau des charges fiscales des entreprises et les charges et les coûts salariaux sont, depuis 2002, les trois handicaps persistants du site France". Donc, rien de neuf sous le soleil français... Comment expliquer à tous ces investisseurs, que la flexibilité du droit du travail est très souvent incompatible avec une sécurisation des parcours professionnels ? Comment leur expliquer que nos charges ont un sens économique et politique fort que l'on peut englober dans la notion d'Etat-providence ? Il est vrai que "la qualité de la vie" reste le seul critère pour lequel la France continue d'arriver en tête. Il faudrait se demander si cette qualité de vie n'est pas justement obtenue grâce aux choix politiques qui ont été faits et qui aujourd'hui semblent être vus comme des "handicaps"...

Voici ci-dessous l'évolution, sur la période 2006-2008, de l'indice d'attractivité tel qu'il est calculé par le baromètre Ernst & Young, ainsi que l'évolution du montant des IDE entrants (Source : Ernst & Young's 2008 european
attractiveness survey)



Le moins que l'on puisse dire en voyant ces chiffres, c'est que la France ne s'en sort pas si mal que ça !

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