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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 10:54



J'explique souvent sur ce blog que le déficit public et la dette publique ne constituent pas une catastrophe en soi, pour peu que ces sommes soient affectées à des projets pertinents (éducation, hôpitaux,...). Mais la dernière campagne présidentielle a vu fleurir un discours alarmiste sur ce sujet. Il ne se passait donc pas un jour sans qu'un journaliste (et/ou un candidat) ne parle de sa méthode pour réduire la dette publique que les malheureux Français devront "léguer à leurs enfants" (sic !).

De plus, on nous expliquait que le déficit budgétaire de l'Etat est synonyme de mauvaise gestion, un peu comme pour les comptes d'une entreprise. Or ceci est entièrement faux ! Un Etat ne sera jamais l'équivalent d'une entreprise car la notion de faillite telle qu'on l'entend en droit (mise sous tutelle des actifs, liquidation, etc.) n'existe pas pour un Etat. De plus, les missions d'un Etat et d'une entreprise n'ont absolument rien de comparables et heureusement d'ailleurs ! C'est l'intérêt collectif que doit rechercher l'Etat et non pas le profit comme une entreprise... Cette idée de comptes à l'équilibre n'est rien d'autre qu'une vision doctrinale et dogmatique de l'économie d'un pays. Dans cette vulgate, il y a en plus confusion entre endettement de l'Etat et endettement de la nation : la France ne se résume pas à l'Etat et réciproquement ! Je ne parle même pas de la limite fixée par le Traité de Maastricht (3 % du PIB) que la plupart des pays fondateurs dépassent allégrement aujourd'hui...

Si je suis revenu sur ce point c'est parce que je viens de lire ce matin dans La Tribune que "les comptes de la France vont s'enfoncer dans le rouge l'année prochaine et atteindre un niveau sans précédent en euros courants". Ainsi, nous aurons d'un côté le déficit de l'Etat qui devrait atteindre près de 80 milliards d'euros en 2009 en raison des mesures de relance et de la crise économique, et de l'autre une aggravation du déficit de la Sécurité sociale. Le tout devant s'élever aux alentours de 100 milliards d'euros en 2009... Dans ce contexte, le solde général (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) pourrait dépasser le niveau de - 3,9 % du PIB annoncé par le gouvernement dans ses dernières prévisions et devenir tangent à -5 % du PIB. Pour information, voici ci-dessous un récapitulatif des finances publiques de la France avec les estimations - révisées très largement depuis - faites en 2007 pour 2008 et 2009 (source AFP) :




Au vu du contexte de crise dans lequel nous évoluons, il paraît opportun de relancer l'économie au moyen d'une politique budgétaire (remarquons que notre omniprésident fait du keynésiannisme...). Mais le vrai doute que j'ai, et dont j'ai déjà parlé ici, porte sur l'efficacité d'une relance si faible par le volume de fonds injectés dans l'économie. On risquerait alors d'augmenter le déficit et par conséquent la dette publique pour rien ! Ce n'est donc pas tant le déficit et la dette qu'il faut craindre, mais leur mauvaise utilisation !

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