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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 13:01

 

Budget_Review.gif

 

 

Le budget 2011 vient d'être présenté en Conseil des ministres, ce mercredi. Résumons-nous : pour atteindre l'objectif du gouvernement, à savoir ramener le déficit public de 7,7 % du PIB à 6 % du PIB en 2011, il faudra trouver 40 milliards d'euros :

 

* 7 milliards d'euros qui proviendront de la croissance (clairement surestimée à 2 %)

 

* 16 milliards d'euros qui viendront de la fin du plan de relance (car tout le monde sait que la crise est terminée depuis longtemps)

 

* 7 milliards d'euros qui proviendront de la baisse des dépenses de l'État (rigueur quand tu nous tiens...)

 

* 10 milliards d'euros résultant du coup de lime à ongle rabot sur les niches fiscales (ce qui équivaut à des hausses d'impôt pour ceux qui ne l'avaient toujours pas encore compris).

 

A cela s'ajouteront une baisse des dépenses de fonctionnement et d'intervention des ministères (juste au moment où la crise sévit le plus...), un gel des dotations budgétaires de l'État vers les collectivités territoriales (vive le financement du RSA par les Conseils généraux...), et bien sûr des suppressions de postes chez les fonctionnaires (Éducation nationale, ton navire se vide de ses matelots...).

 

L'objectif final est d'atteindre la barre des 3 % du PIB en 2013, c'est-à-dire une baisse jamais connue ni envisagée sous la Ve République, Juppé s'étant "contenté" de 1,5 % entre 1995 et 1996... Tout cela à cause d'un certain dogmatisme confondant l'État avec une entreprise à qui on appliquerait un raisonnement inepte du genre : zéro déficit, zéro dette => zéro tracas, plein de croissance et de prospérité. Or, l'histoire économique est là pour nous prouver que tel n'a jamais été le cas ! Comment peut-on dès lors imaginer qu'un tel budget de rigueur ne compromettra pas la relance de la croissance ? Même les États-Unis se sont inquiétés des plans d'austérité mis en place en Europe... et pourtant, par un comportement moutonnier classique, l'ensemble des économies européennes se sont lancées dans des politiques de rigueur, au mépris le plus total des implication sociales !

 

En visionnant la vidéo ci-dessous, issue du télézapping du Monde, on comprend immédiatement qu'aucun ministre n'a de commentaire à faire sur ce budget. Peut-être parce qu'ils ne croient pas eux-mêmes aux prévisions fournies ?

 

 

 

 

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commentaires

Jean-Michel 06/10/2010 08:26


Oui, le drame c'est qu'on privilégie encore et toujours la comm plutôt que la réalité. Tout le monde sait que 2% c'est pas possible (à moins d'un miracle), mais tant pis..... Ca permet de faire des
annonces et d'occuper le terrain médiatique.
Bonjour le risque des lendemains qui déchantent!....


Raphaël DIDIER 06/10/2010 10:55



En effet, à défaut d'idées de fond, on se contente d'une communication permettant d'occuper l'espace médiatique... et on baptise le tout relations publiques
économiques !



MERCIER Gérard 02/10/2010 08:28


Honnêtement ce budget me semble élaboré sur des éventualités bien mouvantes. Sans être pessimiste de manière excessive, 2% de croissance ça me semble éxagéré. D'autant plus qu'à mon humble avis, la
crise est loin d'être terminée... Alors ????

Et je ne peux m'empêcher de penser que c'est peut-être tout simplement l'ensemble du système qu'il faudrait revoir...


Raphaël DIDIER 02/10/2010 10:56



Les conseillers de Bercy n'ont pas su justifier de manière crédible le chiffre de 2 % retenu... c'est dire combien ces prévisions budgétaires sont hasardeuses !
Et tout comme vous, je reste persuadé que l'on ne fera plus longtemps l'économie d'une refonte totale du système.



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