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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 12:46


concombre

Dans mon dernier article sur
la crise de la dette en Grèce, j'avais montré que ce qui faisait le plus défaut à la zone euro était un véritable gouvernement économique. Je m'inquiétais également de cette manière très hésitante - et surtout individualiste - de traiter le problème des finances publiques de la Grèce : au-delà des beaux discours, l'Allemagne ne me semblait pas décidé à s'engager plus avant dans la résolution des problèmes de la zone euro.

Depuis, les événements m'ont donné raison, puisqu'après cette provocation à l'intention de la Grèce, parue dans l'hebdomadaire allemand Focus : 


focus

Et après cette déclaration tonitruante (que j'avais qualifiée de
grand plongeon dans cet article de mon blog) de Christine Lagarde sur l'excédent commercial allemand :

"Je ne suis pas sûre que ce soit un modèle viable à long terme et pour l'ensemble du groupe (de la zone euro). Il est clair que nous avons besoin d'une meilleure convergence"


Voici l'ultime réponse d'Angela Merkel, passablement énervée par toutes ces critiques et pressions :



La Grèce dans le collimateur d'A. Merkel
envoyé par BFM. - L'info video en direct.


Cette fois c'est une certitude : l'Allemagne ne compte pas payer pour les autres... mais s'il fallait exclure les pays ne respectant pas le pacte de stabilité, de quels pays serait constituée l'Union européenne ? Fort heureusement, cette proposition allemande ne peut s'appliquer en l'état actuel des traités européens. Mais cela en dit long sur les divergences de vue entre la France et l'Allemagne, pays fondateurs de l'Europe politique et économique ! Et surtout, que restera-t-il de cette Union européenne après la crise, s'il n'est déjà plus possible de s'entendre sur des solutions communes aujourd'hui ? Elle risque dès lors fort de ressembler à la photo qui illustre ce billet...

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commentaires

Jean-Michel 25/03/2010 13:27


Le retour aux égoïsmes nationaux est un corollaire des situations de crises économiques, un dommage collatéral en langage moderne.

Est-ce qu'une Europe agglomérat de pays de niveaux économiques si différents, de traditions et cultures politico-sociales si élignées les unes des autres et sans ciment politique réel est
fondamentalement viable?

Est-ce que la dimension supra-nationale ne fait pas cruellement défaut, surtout en ce moment?

Finalement, on peut penser qu'à long terme l'Europe sera fédérale ou ne sera pas.


Raphaël DIDIER 25/03/2010 17:22


Vous avez raison de rappeler qu'il manque "le ciment politique réel".


Gérard MERCIER 22/03/2010 07:05


Eh oui,encore cette Europe qui manque cruellement d'Europe politique...

Je me répète: pas de Constitution Européenne et tous les jours on en fait les frais...

En attendant, la zone de libre échange voulue, souhaitée par nos amis anglais se porte bien...

Rappelons-nous que les fondamentaux de la construction européenne étaient entre autres une solidarité entre les peuples! Et non un égoïsme national...


Raphaël DIDIER 22/03/2010 10:22



La construction européenne politique et économique était en effet basée sur une solidarité qui semble depuis avoir été sacrifiée sur l'autel des intérêts
particuliers...



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