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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 12:49

ancienne television

Un tableau pour commencer et fixer les idées (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

 

Immobilier-crise.jpg

 

[ Source : Observatoire des inégalités ]

 

Ainsi, d'après les chiffres fournis par la Fondation Abbé Pierre dans son rapport annuel sur le mal-logement, 3,6 millions de personnes sont concernées par le mal-logement en France, 685 000 personnes n'ayant même pas de domicile personnel. Au point que le rapport s'ouvre par ce constat : depuis plus de dix ans, la crise du logement fragilise une société déjà déstabilisée. Et même si le nombre de logements sans confort de base a considérablement diminué ces dernières années, les disparités restent fortes. 

 

Les hausses de loyers et des prix à l’achat (voir graphique ci-dessous) ont pesé lourdement sur le budget des ménages, comme en témoigne le taux d'effort net, qui mesure la part des ressources consacrées au logement par les ménages. Plus précisément, il se calcule de la manière suivante : taux d'effort net = (somme des montants de loyer et de charges locatives payés par les locataires) / (somme des revenus perçus par ces ménages déduction faite des aides au logement) :

 

loyers.jpg

 

[ Source : Observatoire des inégalités ]

 

 

prix-immo.jpg 

 

[ Source : Rapport Crédoc n°263 ]

 

Ce ne sont donc pas de nouvelles lois qui peuvent améliorer le sort des Français (on pense à l'échec de la loi DALO), et surtout pas un contrôle strict des loyers dont les conséquences sont particulièrement bien documentées dans la littérature économique. Les expériences passées ont ainsi permis de montrer l'inefficacité de la mesure : la perte de profitabilité de la location qui en résulte entraîne une diminution de la qualité du parc locatif, l'allocation des logements se fait alors selon le principe du rationnement puisque les nouveaux arrivants sur le marché du logement ont de grandes difficultés à se loger, etc.

 

Cela ne signifie pour autant pas qu'il n'y ait aucune place pour l'intervention publique. En effet, en ce qui concerne par exemple le marché locatif, les propriétaires disposent indubitablement d'un pouvoir de marché qui leur permet d’extraire une rente au détriment des locataires, ce qui laisse la place à une régulation.

 

En définitive, le véritable problème est que la France ne construit pas assez de logements, en particulier dans le secteur social, pour répondre à une demande en forte hausse !

 

Pour en parler dans un cadre convivial, Mirabelle TV m'a de nouveau invité à intervenir dans sa chronique économique du Grand rendez-vous du lundi. Vous pouvez voir cette vidéo pendant quelques jours en cliquant sur l'image ci-dessous, sachant que je m'exprime à partir de la 18e minute (on garde les choses tristes mais dites avec humour pour la fin...) :

 

Mirabelle-24-septembre-2012.jpg

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commentaires

John Steed 27/09/2012 16:41

Votre article est sympathique mais tout de même. Déjà on peut constater que le marché immobilier n'est pas un marché unique mais un ensemble de micro-marché hétérogène : les problèmes sont quasi
inexistant pour le logement en Lorraine alors qu'ils sont beaucoup plus conséquent à Paris et en Ile de France ainsi que dans le bassin Rhodanien. Ensuite on pourrait s'interroger sur les diverses
réglementations comme vous le faîtes en s'interrogeant sur la nécessite de la flexibilité du logement. Plus simplement Le propriétaire doit pouvoir donner congé plus facilement qu'aujourd'hui à un
locataire défaillant, il sera ainsi moins exigeant quand il devra louer sur les garanties du dit locataire.

Ensuite on pourrait parler de la mauvaise réglementation foncière restrictive créeant une inflation sur le prix du terrain. On remarque une augmentation de 150% du prix du logement en 15 ans et de
seulement de 40 % du coût de construction. Les recherches de Gabriel Lecat et de Vincent Bénard me paraissent assez conséquentes sur le sujet.

On pourrait évoquer les processus de défiscalisation qui sont autant de distorsions et de subventions à peine déguisé aux promoteurs et dont le résultat me semble discutable.

Sur le fait qu'il s'agit d'une rente pour le propriétaire? Regardons la définition d'une rente : une rente est une somme fixée à l'avance reçue périodiquement pour une durée fixée d'avance ou
éventuellement pour le reste de sa vie. Cette définition me fait plus penser aux traitements des personnels de la fonction publique bénéficiant d'un statut protégé que de l'investisseur privé qui
est soumis aux carences locatives et à certains travaux (hors entretien courant généralement).

Donc oui, il y a une tension immobilière dans certains endroits encore faut-il bien en identifier les causes !

Salutations. John Steed.

Raphaël DIDIER 28/09/2012 11:19



"les problèmes sont quasi inexistant pour le logement en Lorraine" : nombre de Lorrains risquent de ne pas penser comme vous... Quant à la rente, je
faisais référence à une forme de rente monopolistique des propriétaires.



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