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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 11:23

 

BCE.jpg 

L'Eurozone economic outlook vient d'être publié par l'INSEE pour le 1er trimestre 2015. Il s'agit de prévisions issues d'un travail conjoint de l'INSEE, de l'IFO à Munich et de l'ISTAT à Rome. Selon cette étude, la croissance du PIB au sein de la zone euro serait de 0,3 % aux 1er et 2e trimestres 2015, portée par la dépréciation de l'euro et la chute des prix du pétrole qui devraient soutenir la consommation privée. Mais l'étude conclut qu'il n'y aura pas grand-chose à attendre sur le plan de l'emploi et que les risques resteront nombreux...

 

Bref, cette étude confirme mon diagnostic souvent répété sur ce blog, à savoir que la zone euro n'a pas tenu ses promesses en termes de croissance, d'emploi et d'investissement. Bien au contraire, la zone est presque en déflation (c'est déjà le cas dans certains pays comme la Grèce ou l'Espagne), la croissance est toujours en berne, les promesses de créations massives d'emplois n'ont jamais quitté le stade des prévisions, les investissements ont chuté de près de 17 % depuis 2007, et surtout la confiance s'étiole...

 

Quant aux déséquilibres structurels de la balance courante que connaissent certains pays, les médias se focalisent beaucoup sur les déficits et oublient que les excédents records de l'Allemagne contribuent pour une part très importante à la crise que connaît la zone euro. En effet, un tel excédent signifie que la demande intérieure allemande n'est pas suffisante pour absorber la production du pays ; or si celle-ci augmentait, par exemple à la faveur d'une hausse des salaires dans le secteur des services en Allemagne, cela soutiendrait les exportations des pays en difficulté de la zone euro. 

 

Au total, avec les politiques d'austérité menées un peu partout en Europe, la zone euro connaît désormais un excédent croissant de sa balance courante année après année (à la louche 300 milliards d'euros, soit près de 2,5 % du PIB de la zone !).

 

Excedent-courant-ZE.png

[ Source : Natixis ]

 

Imaginez ce que l'on aurait pu faire pour l'économie européenne si cet excédent avait servi à financer un surcroît d'activité ? Adieu récession, chômage et précarité... Mais encore faudrait-il qu'un tel mécanisme de résorption des déséquilibres soit mis en place après 8 ans de crise !

 

C'est donc bien la preuve que la zone euro marche sur la tête, puisque les institutions européennes continuent à défendre une vision manichéenne de l'économie (déficit pas bon / excédent bon), qui conduit à prescrire toujours plus d'austérité au risque de plonger toute la zone en déflation et dans une crise politique !

 

Pour finir, je viens d'enregistrer une petite vidéo avec ma webcam afin de donner quelques éléments de réflexion concernant la zone euro et expliquer pourquoi, à mon sens, celle-ci est condamnée. 

 

 

N.B : l'image de ce billet provient d'un article du site Les Échos.fr

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commentaires

lik 16/01/2015 15:29

Avec le serpent monétaire c'était la panique et des discussions interminables concernant la révision des parités.

Une monnaie commune nécessiterait que les pays s'entendent pour établir des critères de régulation encadrant la révision des changes, et nécessiterait probablement aussi une banque centrale. Il y
aurait toujours le problème du déficit budgétaire et de la dette, ce qui est acceptable ou pas selon les circonstances. Par exemple, si la banque centrale d'un des pays de cette monnaie commune se
met à émettre indépendamment de la monnaie ou accroitre inconsidérément son déficit, sans concertation avec les autres pays, que se passe t il ?

Raphaël DIDIER 17/01/2015 11:03



C'est précisément pourquoi je disais qu'il ne s'agit pas de refaire les mêmes erreurs que par le passé, et que cela devrait s'accompagner d'un contrôle beaucoup
plus strict des flux de capitaux afin d'éviter les mouvements spéculatifs qui ont eu raison du SME. Quant au fait qu'une monnaie commune impliquerait que les États membres "s'entendent pour
établir des critères de régulation encadrant la révision des changes", c'est tout le but de l'opération sauf à laisser chaque pays se refermer sur ses frontières...


D'où la nécessité de sonder les pays qui souhaiteraient réellement participer à cette monnaie commune et de mettre en place un organisme de régulation pour cette
zone. Les États qui ne respecteraient pas les critères devront quitter la zone sans que cela conduise à des attaques spéculatives sur tous les membres. En revanche, la stabilité qu'offrirait la
nouvelle zone commune constituerait une puissante incitation à respecter les règles élémentaires afférentes à une monnaie commune.



Jean-Michel 16/01/2015 08:21

Et maintenant le franc suisse!...
Bonne nouvelle pour toutes nos collectivités territoriales victimes des prêts toxiques indexés sur le franc suisse.
Le montant de leur dette vient d'augmenter entre hier et aujourd'hui de 250% environ.
Et ce n'est peut-être pas fini :o(

Raphaël DIDIER 16/01/2015 11:12



Oui, c'est une situation terrible pour les collectivités qui ont souscrit à de tels prêts indexés sur le Franc suisse... Mais surtout, on imagine bien l'effet
dévastateur pour certaines exportations de la Suisse ! L'horloge suisse serait-elle bloquée ? ;-)



Franoux Denis 14/01/2015 20:31

Raphaël, président !

Raphaël DIDIER 15/01/2015 10:52







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