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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 13:20

 

calculatrice-chocolat

 

Toujours dans la série on n'a pas de pétrole mais on a des idées, voici une initiative financière qui nous vient d'outre-Manche. Sachant que les Britanniques sont les deuxièmes plus gros consommateurs de chocolat d'Europe (juste derrière les Suisses), une chocolaterie haut de gamme, nommée très poétiquement Hotel Chocolat, vient d'innover en ingénierie financière.

 

Dans le cadre de son développement, elle avait besoin de lever 5 millions de livres sterling (plus de 6 millions d'euros !). La société s'est vite aperçue qu'il allait être difficile de demander des fonds aux banques car tout le monde sait que les banques vont mal, et surtout que le marché obligataire est, en ce moment, loin de donner satisfaction en termes de primes de risque. Quadrature du cercle ? Non, car la chocolaterie a associé son savoir-faire à la finance pour proposer des obligations d'une valeur de 2 000 ou 4 000 livres rapportant une boîte de chocolat tous les mois pendant trois ans pour la première. Sachant que la boîte de chocolat vaut au moins 18 livres, cela représente un rendement annuel de 6,72 % pour l'obligation à 2 000 livres et de 7,29 % pour celle à 4 000 livres ! Par les temps qui courent, c'est une bonne rémunération pour l'investisseur et une source de fonds pas trop coûteuse pour l'entreprise...

 

En résumé, le chocolatier a besoin de fonds qu'il ne trouve pas sur les marchés, ni en banque. Il se retourne donc vers ses fidèles clients en leur proposant un titre financier construit sur mesure, et qui associe de facto le client à l'entreprise. Résultat des courses  : la chocolaterie affirme avoir déjà précommercialisé des obligations auprès de 5 000 investisseurs potentiels, ces derniers devenant donc en quelque sorte les banquiers créanciers de l'entreprise !

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commentaires

Jean-Michel 22/06/2010 08:09


Encore qu'au vu du taux d'intérêt actuel du livret A et de l'état de mes finances, je ne risque pas la crise de foie....


Jean-Michel 18/06/2010 16:00


Pourvu que la Caisse d'Epargne n'ait pas de réserves de chocolat à écouler, ça pourrait lui donner des idées pour rémunérer le livret A.
Surtout que notre écureuil national a déjà un bon stock de noisettes, vous imaginez le tableau en début d'année au moment du versement des intérêts...

:o)


Raphaël DIDIER 19/06/2010 11:17



Un versement en pâte à tartiner dont nous tairons le nom, ça vous dirait ? ;-)



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