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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 11:00

 

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D'un côté la France ne cesse d'évoquer la compétitivité allemande pour justifier un alignement sur la fiscalité de ce pays et réduire des dépenses publiques. De l'autre, la Grèce a été contrainte de présenter à ses partenaires européens (et au FMI) un plan de rigueur insoutenable même à court terme, en échange d'un taux d'endettement présenté comme salvateur mais qui n'est autre que punitif (5,2 % !). De même, l'Irlande s'est lancée dans un plan d'austérité qui ne manquera pas de déprimer toute possibilité de reprise économique, d'autant qu'elle devra payer un taux moyen et flexible de 5,8% par an qui le signe de tout sauf d'une véritable aide européenne !

 

Mais en passant l'Atlantique, on s'aperçoit que certains pays ont mieux appris de leur histoire économique que les Européens. Ainsi, bien qu'il brandissait la menace d'un "défaut de paiement" des États-Unis, le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, n'a pas proposé pas un plan de rigueur drastique... mais le relèvement de la limite légale d'emprunt fixé à 14 300 milliards de dollars ! Bien entendu, la bataille promet d'être difficile puisque les républicains sont désormais majoritaires au Congrès et que la maîtrise de la dette et des déficits était l'un de leurs thèmes de campagne. Mais il est quasiment acquis qu'ils finiront par accepter ce relèvement, comme ce fut le cas déjà 10 fois en 10 ans. Car qui, en dehors des Européens, serait assez fou pour se lancer dans des mesures draconiennes de rigueur en pleine crise économique ? Il est vrai que les États-Unis, en plus d'être une réelle fédération budgétaire, bénéficient d'un avantage unique que dénonçait déjà le Général de Gaulle en son temps ("les privilèges exorbitants du dollar") : le dollar étant la monnaie de réserve internationale, il leur suffit d'émettre de la monnaie pour rembourser leurs dettes libellées... en dollars !

 

Cet avantage n'est pas sans rappeler ce que l'on appelle désormais le dilemme de Triffin, du nom d'un économiste belge qui devint célèbre aux États-Unis pour ses travaux sur la monnaie à l'Université de Harvard. Ce dilemme, analysé par Robert Triffin en 1960 dans Gold and the dollar crisis : the future of convertibility, provient du fait que pour permettre l'expansion du commerce international, le pays dominant doit exporter sa monnaie, engendrant ainsi un déficit de la balance des paiements et une perte de confiance en celle-ci. Dans le système d'étalon-or, les autres pays lui réclament alors de l'or, ce qui explique pourquoi les États-Unis qui détenaient 66 % du stock d'or mondial en 1946, n'en possédaient plus que 24 % en 1971. Cela se termina par la non convertibilité du dollar en or, décidée unilatéralement par les États-Unis avec en point d'orgue cette sortie du secrétaire au Trésor Connaly : "le dollar est notre monnaie, mais c'est votre problème". Par conséquent, si le pays dominant refuse un déficit extérieur, le commerce mondial se retrouve dans une situation de pénurie de moyens de paiements. Pour lever ce dilemme, Tiffin proposa une solution déjà avancée par Keynes avant Bretton Woods et qui consistait à créer une monnaie mondiale gérée par le FMI. Bien entendu les États-Unis, grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, n'en voulurent pas et imposèrent le dollar comme monnaie internationale, ce qui leur permet désormais de vivre à crédit grâce aux nécessités de la croissance du commerce international...

 

Et pendant ce temps, le Portugal est en grande difficulté pour se financer sur les marchés tandis que la Chine ne cesse de faire ses emplettes en Europe... 

 

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commentaires

Gérard 14/01/2011 07:12


Et pourtant, heureusement que nous avons l'Euro ....


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