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Lundi 13 août 2012 1 13 /08 /Août /2012 10:46

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Une sécheresse historique accable les États-Unis depuis quelques semaines, au point de compromettre inévitablement la production de maïs notamment :


 

Cela se retrouve bien entendu dans les prix, en particulier pour le contrat décembre 2012 du marché des produits agricoles à Chicago :

 

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[ Source : CME Group ]

 

Ainsi, rien qu'au mois de juillet, les cours du maïs sur le marché de Chicago ont augmenté de 23 % ! Mais les cours des autres céréales ont aussi connu une augmentation, comme par exemple le blé (près de 20 %), en raison de l'anticipation d'une moins bonne production en Russie et en Ukraine, alors que la demande restera soutenue. Le sucre, quant à lui, a subi les aléas climatiques de son principal exportateur le Brésil, ainsi que le retard de la mousson en Inde et le manque de pluie en Australie.

 

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[ Source : Ouest France ]

 

Au final, ces hausses de cours renchérissent la facture des produits alimentaires de base, comme le montre l'évolution de l’indice FAO (Food and Agriculture Organization, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), qui mesure les fluctuations mensuelles des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base (sucre, céréales, produits laitiers, viande, huiles et matières grasses). Cet indice affiche ainsi une hausse inquiétante de 6 % en juillet par rapport à juin :

 

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[ Source : FAO ]

 

Mais si pour l'instant les prix alimentaires de la viande et ceux des produits laitiers sont restés stables ou baissent, ils risquent très probablement d'être touchés par la hausse des cours des céréales. En effet, si les cours des céréales s'envolent, les prix de l'alimentation animale augmenteront très certainement d'ici quelques mois, ce qui étouffera les éleveurs déjà pris à la gorge par la grande distribution et se répercutera nécessairement encore un peu plus sur les prix des produits dans notre assiette !

 

Tout le monde a encore en mémoire l'été 2008 où les cours des céréales sur les marchés internationaux avaient atteint leur plus haut niveau depuis près de 30 ans :

 

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[ Source : Alternatives Économiques ]

 

Des émeutes de la faim avaient alors vu le jour dans différentes régions du monde, ce qui avait conduit le G20 à mettre en place un système d'information sur les marchés agricoles (AMIS), afin de surveiller la volatilité des cours agricoles. De plus, un Forum de réaction rapide avait été créé dans le but de coordonner les réponses politiques en temps de crise agricole. Pour l'instant, le ministre français de l'agriculture affirme avoir saisi l'AMIS et ne s'interdit pas de faire appel au Forum de réaction rapide si nécessaire... Bref, la situation est tendue !

 

Mais elle l'est d'autant plus que certains facteurs viennent l'aggraver. On pense bien entendu d'abord à la spéculation, puisqu'en pleine crise financière les investisseurs se réfugient désormais dans les matières premières, avec pour conséquence d'accroître artificiellement les échanges sur les marchés agricoles et d'accompagner l'ampleur des variations de cours.

 

En outre, il ne faut pas oublier que dorénavant 40 % de la production nationale de maïs terminent en agrocarburants, depuis un règlement fédéral de 2007 (Renewable Fuel Standard) qui impose d'incorporer de l'éthanol dans l'essence automobile. "Nourrir l'estomac des véhicules avec des cultures vivrières, est-ce vraiment un progrès lorsque près d'un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde ?", telle était ma conclusion dans mon dictionnaire révolté d'économie :

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Par Raphaël DIDIER
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Commentaires

Bonjour,

Les surfaces arables décroissent à un rythme inquiétant. Et pourtant, l'UE reste bloqué sur une politique de quota. Alors qu'aucun politique ne se soucie de l’empiètement progressif des terres arables par les construction d'habitation.

Ce qui frappe dans tous ça, c'est le manque de vision de l'appareil politique.
Commentaire n°1 posté par Lionel le 16/08/2012 à 17h39

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