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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 11:06

 

  Robin_Hood_Memorial.jpg

 

 

Dans mon précédent billet, j'ai présenté la situation économique de l'Irlande ainsi que les tenants et aboutissants du plan de rigueur qui lui est imposé par l'Union européenne et le FMI. J'avais expliqué comment un capitalisme débridé, associé à des décisions gouvernementales malheureuses et complaisantes à l'égard du système financier, ont fini par aboutir à un cocktail explosif que tous les Irlandais se doivent à présent de gérer (=payer !)... même s'ils n'ont pas contribuer personnellement à cette crise pour la grande majorité d'entre-eux !

 

La vidéo ci-dessous, issue du télézapping du site Le Monde.fr, montre bien le ressenti du peuple irlandais et portugais après la mise en place de ces plans d'austérité :

 

 

 

                              [ Source : Le monde.fr ]

 

Cette vidéo témoigne aussi de la véracité d'une affirmation que j'avance souvent dans mes conférences : les questions économiques se muent de plus en plus rapidement en questions sociales et politiques graves, car les dirigeants feignent d'oublier que l'économie ne peut être que politique et donc au service du peuple ! Croire encore aujourd'hui que les forces d'un marché libre permettront un retour à la prospérité est, suite à la crise des subprimes, au mieux malhonnête au pire digne d'une idéologie criminelle. C'est pourtant l'argument que les gouvernements avancent lorsqu'ils mettent en place des plans de rigueur, prétendant que le système financier qui nous a mis au tapis va nécessairement nous en relever... pour notre plus grand bien à tous pour mieux nous assommer la fois prochaine !

 

A la fin de la vidéo, une femme s'interroge fort à propos sur ce Robin des bois qui détrousse les pauvres pour donner aux riches. Faut-il rappeler que Robinhood pourrait très bien se lire en anglais rob in hood, ce qui signifie littéralement "celui qui vole encagoulé" ? Plus sérieusement, n'est-ce pas plutôt parce que les "Robin des bois" modernes s'appellent banques - et que celles du Royaume-Uni et de l'Allemagne comptent parmi les plus exposées aux produits financiers irlandais (obligations, actions,...) - que l'on s'en prend désormais officiellement à ceux qui ont peu pour donner à ceux qui ont beaucoup ?

 

Et dire que c'est au moment où la plupart des gouvernements mettent en place des mesures injustes et/ou justifient l'injustice, que l'on parle le plus de justice sociale en politique...

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commentaires

Jean-Michel 01/12/2010 08:23


J'ai entendu un économiste expliquer (dans un débat télévisé que je n'ai pu suivre que quelques minutes) que les économies sur un an attendues du plan d'austérité irlandais, correspondaient peu ou
prou à la seule augmentation des intérêts de la dette irlandaise entre l'été 2010 et aujourd'hui.
Sous-entendu: l'énorme effort engagé n'est qu'une goutte d'eau et ne permettra pas au pays de rembourser ne serait-ce que les intérêts de cette dette d'autant que ces intérêts augmentent chaque
jour ou presque, inversement à la confiance des marchés financiers prêteurs.
D'où la question: L'Europe peut-elle encore réellement sauver le soldat Irlande?


Raphaël DIDIER 01/12/2010 10:43



Ajoutons à cela que sur 90 milliards environ, 35 milliards sont dévolus uniquement au système financier alors qu'aucune régulation nouvelle n'est prévue ! En
outre, l'Irlande persiste dans son dumping en laissant inchangé l'imposition à 12,5 %. Quid des recettes fiscales dans ce cas ? Ce n'est donc pas pour rien que de nombreux économistes
s'intéressent désormais au scénario bis qui consiste à imaginer une sortie de la zone euro...


Je crains fort que le soldat irlandais en soit au même point que le colosse grec... Mais que dire du soldat portugais dont l'économie stagnait déjà
avant la crise et dont les ressources futures sont plus qu'incertaines (textile,...) ?



Gérard 29/11/2010 17:39


Trêve de discussion, les pauvres c'est fait pour être très pauvres et les riches très riches !!!

Louis de Funès dans la "folie des grandeurs"...

Plus sérieusement, j'entendais ce matin un chroniqueur sur RTL parlant de la zone euro et franchement cela a suscité en moi une sourde inquiétude quant à l'évolution de la situation... Mais je me
trompe peut-être, enfin sincèrement je le souhaite...

Encore merci pour la clarté de vos exposés.


Raphaël DIDIER 29/11/2010 19:43



On pourrait garder le titre du film, mais changer l'acteur principal... Plus sérieusement, cette inquiétude concernant la zone euro est palpable dans les
déclarations des dirigeants, et surtout bien réelle. Il existe pourtant des portes de sortie, mais celles-ci font appel à une vraie coopération au niveau européen (au moins !) et à de profonds
changements. Mais que pèse la "raison" face au clientélisme électoral et aux lobbies en tout genre ?


Je vous remercie également de votre venue à ma conférence !



Jean-Michel 28/11/2010 15:38


C'est très dur d'être gestionnaire quand on est homme politique:
On ne peut pas prendre aux pauvres parce-que ça les rend plus pauvres et qu'il faut compenser par des mesures sociales.
On ne peut pas prendre aux riches parce-que ce sont nos voisins, copains, partenaires de golf ou autre et qu'on ne pourrait plus passer ses vacances sur leur yacht ou profiter de leurs villas en
bord de mer. Et accessoirement ils pourraient s'expatrier financièrement, pas bon..

Reste donc les classes moyennes. Ceux là ont toujours un peu de moyens qu'on peut ponctionner (ceci dit pendant combien de temps vu qu'ils glissent inexorablement de la catégorie moyenne vers la
catégorie pauvre...) et même s'ils râlent ils n'ont ni les moyens de s'exiler ni de se dérober au fisc et sont consommateurs donc "taxes-payeurs" en puissance.

Robin des Bois a du pain sur la planche....


Raphaël DIDIER 29/11/2010 10:49



"Robin des Bois a du pain sur la planche" :  en effet, surtout dans la forêt élyséenne !



pratclif 28/11/2010 14:02


Je vous recommande la lecture de ce billet d'André Boyer

http://2.gp/cwb9


Raphaël DIDIER 29/11/2010 10:57



Merci pour le lien. Ce billet est intéressant et nous rappelle que de vrais dirigeants ne confondent pas caprices et intérêt général, et mènent une politique
avec compétence... et dévouement à la nation ! Qu'on en est loin à présent...



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