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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 10:36

 

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Le sommet européen du dimanche 23 octobre promet de rester dans les mémoires... comme la preuve de l'incapacité des gouvernements européens à faire face à leurs problèmes communs ! En effet, alors que le bateau UE prend l'eau de toutes parts, le président de la République française et la chancelière allemande ont décidé d'ores et déjà de programmer une nouvelle rencontre 3 jours plus tard ! Diplomatiquement l'honneur est sauf, puisqu'il fut même un temps question d'annuler le sommet de dimanche...

 

Quels sont donc les points d'achoppement qui empêchent une quelconque avancée sur les difficultés que connaît la zone euro ? Par-delà les bisbilles liées à de futiles questions électoralistes de leadership politique national, les divergences portent essentiellement sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont il a été acté qu'il ne serait pas évoqué au sommet européen... Plus précisément, la France souhaiterait renforcer financièrement le FESF afin de lui permettre d'intervenir préventivement dans le cas de l'Italie et de l'Espagne, comprenez sauver les banques de ces pays. Cela pourrait passer par deux options :

 

* laisser le FESF emprunter auprès de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui laisserait à la France le loisir de rassurer éventuellement un peu les agences de notation sur sa solvabilité et ainsi de conserver son AAA qui lui apparaît aussi vital que la croissance !

 

* garantir une partie des émissions de dettes de certains États, dans le but de rassurer les investisseurs et permettre aux États en difficulté de se financer à nouveau sur les marchés.

 

Quoi qu'il en soit, l'Allemagne se refuse catégoriquement à valider l'une ou l'autre de ces propositions, au nom des traités européens qui interdisent le renflouement d'un État par la BCE ou un autre État. A cela s'ajoute le fait qu'une simple garantie reviendrait à faire de l'État allemand un prêteur en dernier ressort, rôle qu'il n'est pas enclin à endosser.

 

Au final, si les dirigeants européens (au fait, Allemagne + France = UE ?) n'arrivent pas à s'entendre il ne restera plus qu'à abandonner la zone euro aux fourches caudines du FMI, comme cela est déjà le cas en Grèce ou au Portugal, démontrant au passage le peu de cas qui est fait de la notion d'entente entre les peuples qui était pourtant au coeur du projet européen...

 

Mais en dehors du FESF, il reste encore l'épineuse question de la restructuration de la dette grecque. Car comme je l'avais rappelé dans ce billet, l'accord "volontaire" signé avec les banquiers le 21 juillet 2011, qui fixait à 21 % le niveau de décote pour les porteurs d'obligations, n'était rien d'autre qu'un grand cadeau fait au système financier, les titres étant déjà décotés de près de 50 % sur les marchés ! Dès lors, pousser la décote de ces titres à 50 % ne serait que justice, à moins de vouloir laisser les citoyens européens payer la différence sur leurs deniers, ce qui ne serait que le dernier avatar de la socialisation des dettes privées sous forme d'endettement public des États...

 

En contrepartie, les banques européennes seraient recapitalisées à près de 100 milliards d'euros, selon les estimations du FMI, laissant ouverte la question de la prise de contrôle des banques par les États. Pour l'instant, je n'ai guère entendu que le ministre suédois des finances, Anders Borg, affirmait sans ambages qu'un plan de sauvetage des banques avec de l'argent public devait nécessairement passer par des prises de contrôle par les États. Est-ce à dire que la France et l'Allemagne souhaiteraient réitérer les fautes erreurs de 2008 ?


 

N.B : comme je l'avais indiqué dans mon précédent billet, j'interviendrai demain à partir de 17h au Forum Social Local "Octobre Verre 2011" qui se déroulera à ARToPie - Meisenthal, du 21 au 31 octobre 2011. La rencontre-débat est intitulée Crise de la zone euro : et si les citoyens avaient été trompés ?. Entrée libre.

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