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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:10

 

Mondialisation2.jpg

 

L’effondrement d’une usine au Bangladesh au début de l’année a remis en lumière le phénomène de la mondialisation, en rappelant que de nombreuses entreprises françaises faisaient fabriquer leurs produits dans des pays à bas coûts, parfois en délocalisant leurs usines. Plus généralement, la grande récession que nous traversons depuis 2007 ne démontre-t-elle pas que l’Homme a été oublié au profit de la finance ?


C’est précisément pour expliquer la nature de la mondialisation et ses conséquences économiques et sociales, que j'animerai une conférence à Forbach. Mon intervention s’achèvera par cette question fondamentale : est-il temps de « démondialiser » ?

 

Affiche-mondialisation.jpg[ Cliquer sur l'image pour l'agrandir ]

 

Après avoir détaillé les différentes facettes de la mondialisation, je montrerai en particulier que la globalisation financière est un échec car elle sert les intérêts d’une minorité au détriment des entreprises et de leurs salariés, qui se retrouvent désormais soumis à la pression d’une concurrence insupportable.

 

Puis j'en viendrai aux conséquences de la mondialisation, que chacun d’entre-nous peut vivre au quotidien : baisse de prix de certains produits mais au détriment de la diversité et de la traçabilité (scandale de la viande de cheval,…), hausse des inégalités, baisse du pouvoir d’achat mais augmentation des dividendes versés aux actionnaires, dumping social,… Tous ces thèmes peuvent du reste être retrouvés dans mon nouveau livre, les grands débats économiques actuels.

 

Cette conférence-débat aura lieu à l’Université Populaire de Forbach, demain jeudi 17 octobre 2013 à 19h. La présentation se veut accessible à tous et ne nécessite aucune connaissance préalable. Toutes les questions seront les bienvenues à la suite de la présentation. L’entrée est fixée à 5€ pour les personnes non inscrites au cycle de conférences économiques de l’UPT.

 

Renseignements et inscriptions auprès de l’UPT

 

15 rue du Parc

57600 Forbach

  Tél : 03 87 84 59 67

Email : upt.vhs@wanadoo.fr 

 

Le républicain Lorrain a également annoncé ma conférence dans ses colonnes :

 

RL-12-Octobre-2013.JPG

 

[ Cliquer sur l'image pour l'agrandir ]

 

N.B : l'image de ce billet provient du site PC.de


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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 11:12

Shutdown.jpg 

Il n'a échappé à personne que l'État fédéral américain tournait désormais au ralenti, comme en témoigne cette vidéo :

 

 

Cette situation stupéfiante porte dans les médias le doux nom de shutdown ce qui, avec les mots subprimes et  fiscal cliff, enrichit notre vocabulaire franglais de mois en mois mais au prix d'une nouvelle catastrophe à chaque fois ! Voyons donc un peu plus en détail de quoi il retourne.

 

Qu'est-ce le shutdown ?

 

En première approche on peut dire que le shutdown est une suspension des dépenses publiques, qui se traduit entre autres par la fermeture partielle d'une partie des services publics fédéraux (parcs nationaux, gendarme de la Bourse, Département de la justice,...). La liste des services touchés, dont un extrait est visible ci-dessous (le reste est disponible sur le site de CNN par exemple), est d'ailleurs devenue un des documents les plus consultés aux États-Unis :

 

List-shutdown.jpg

 

[ Source : CNN ]

 

Les conséquences se font même sentir en dehors du territoire des États-Unis, notamment très près de chez moi, à Saint-Avold, où le cimetière militaire américain vient de fermer ses portes.

 

Les textes régissant la procédure de shutdown opèrent alors une subtile distinction entre les fonctionnaires fédéraux "essentiels" (sécurité, contrôle aérien,...), qui continuent à travailler sans certitude d'être rémunérés, et les autres qui sont placés en quelque sorte au chômage technique.  

 

Selon l’Office of Management and Budget, sur environ 2 millions de fonctionnaires fédéraux, 800 000 ont ainsi été déclarés "non essentiels", ce qui les conduit à attendre chez eux qu'on les rappelle au travail... D'où les chiffres effarants de 93 % des fonctionnaires de l’agence de protection de l’environnement et 90 % des services des impôts interdits de travailler !

 

Mais cela ne signifie pas que toutes les dépenses publiques soient suspendues, puisque les dépenses réputées obligatoires, comme les retraites ou la santé, se poursuivent. De plus, les programmes dont le financement n’est pas lié au vote du budget annuel (mandatory spending) ne sont pas touchés. Seules les dépenses publiques "discrétionnaires" sont dès lors concernées par le shutdown. Et malheureusement pour eux, les salaires des fonctionnaires sont classés dans cette seconde catégorie...

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

Le blocage est lié au fonctionnement de la procédure budgétaire aux États-Unis. En effet, pour les dépenses discrétionnaires, les deux chambres du Congrès doivent s'entendre sur un budget. Or, comme la Chambre des Représentants est à majorité républicaine et le Sénat à majorité démocrate, ils n'arrivent pas à se mettre d'accord sur un texte commun.

 

Dans ce cas, la procédure prévoit de passer par une "résolution de continuité" (continuing resolution) afin de prolonger la durée des lois budgétaires précédentes. Il est d'ailleurs important de noter qu'aucun budget aux États-Unis n’a été voté depuis 2011, ce qui implique que l’administration fédérale n'a cessé depuis de fonctionner avec des "résolutions de continuité"...

 

Deficit-USA.jpg

[ Source : Natixis ]

 

Mais cette fois le blocage est devenu beaucoup plus grave, car les républicains souhaitent empêcher la réforme du système de santé voulue par Obama, point évidemment non négociable pour les démocrates. Par conséquent, il n'a même pas été possible de s'entendre sur une nouvelle "résolution de continuité", d'où l'impossibilité légale de faire fonctionner l'État fédéral, c'est-à-dire le shutdown. Pour ceux qui s'intéressent à la théorie des jeux, que j'avais présentée dans ce billet consacré au dilemme du prisonnier, on parle dans le cas d'espèce de jeu de la poule mouillée.

 

La situation est-elle exceptionnelle ?

 

Certes la situation est exceptionnelle, car j'ai la faiblesse de croire que des politiques sérieux (sic !) doivent nécessairement toujours finir par se mettre d'accord dans l'intérêt supérieur du pays. Mais en même temps, faut-il rappeler que les États-Unis en sont à leur 18e shutdown depuis 1976 ? Sous l’administration Clinton il y avait eu 2 shutdowns, qui avaient duré du 13 au 18 novembre 1995 et du 15 décembre 1995 au 6 janvier 1996.

 

Dates-Shutdown.jpg

 

[ Source : Bloomberg ]

 

Mais la grande différence tient au fait qu'aujourd'hui l'économie mondiale, et en particulier celle des États-Unis, est dans une situation très précaire comme en témoigne l'abondance de liquidités injectées par la FED.

 

Quelles sont les conséquences économiques ?

 

Il est très inquiétant d'apprendre qu'une puissance économique majeure comme les États-Unis s'arrête de fonctionner. C'est du reste probablement la conséquence la plus importante de cette situation : la perte de confiance dans l'économie américaine ! D'autant qu'au vu du niveau d'endettement public aux États-Unis, le pays ne peut pas se permettre de perdre ses investisseurs :

 

Dette-publique-USA.jpg

 

[ Source : Natixis ]

 

Mais il risque également d'y avoir des conséquences sur la croissance, bien qu'elles restent difficiles à mesurer. Tout dépendra en effet du temps d'arrêt, de la désorganisation qui en résulte et des conditions de reprise du travail : les fonctionnaires toucheront-ils leurs traitements non payés ? Vont-ils mettre les bouchées doubles pour rattraper les jours de fermeture ?

 

Ci-dessous, voici un tableau qui présente les conséquences économiques des précédents shutdowns :

 

Consequences-shutdown.jpg

 

[ Source : Natixis ]

 

Le pire reste à venir...

 

Le shutdown pourrait bien n'être que la partie émergée de l'iceberg qui coulera l'économie des États-Unis... et avec elle l'économie mondiale. De nombreux médias font ainsi la une de leurs journaux avec les parcs fermés, les fonctionnaires qui ne peuvent plus travailler, etc. Mais peu ont titré sur l'énorme risque qui se profile la semaine prochaine : le non-relèvement du plafond de la dette publique aux États-Unis le 17 octobre 2013.

 

En effet, aux États-Unis l'endettement public fait l'objet d'une loi qui fixe le montant maximum que le gouvernement américain a le droit d'emprunter. D'où un psychodrame à chaque relèvement du plafond, surtout lorsque le Congrès est divisé comme c'est le cas actuellement.

 

Or, si ce plafond n'est pas relevé, les États-Unis devront alors réduire drastiquement leurs dépenses publiques et probablement faire défaut sur une partie de leur dette. Mais en raison de l'importance des bons du Trésor américain dans le système financier mondial (c'est le meilleur collatéral pour les investisseurs), le choc se transformerait très vite en catastrophe financière planétaire.

 

Question pour un champion : comment est-il possible que les rênes budgétaires d'un État soient confiées à des gens (en l'occurrence les Républicains d'obédience Tea Party) qui laissent la situation aller jusqu'au bord du précipice ?

 

N.B : l'image de ce billet provient de cet article du quotidien belge Le Soir.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:20

SMS-Pole-Emploi.jpg 

Commençons par cette information qui m'a laissé perplexe : d'après le ministère du travail, un dysfonctionnement chez SFR, qui agit comme prestataire de Pôle emploi, explique une bonne partie de la baisse du nombre de chômeurs au mois d'août 2013 ! Pour le dire simplement, un bug chez SFR a empêché l'acheminement d'une partie des messages de relance au mois d'août, que Pôle emploi adresse chaque mois par SMS (voir l'image de ce billet) ou message vocal aux demandeurs d'emploi qui n'ont pas encore déclaré leur situation.

 

Conséquences du bug ? Selon les investigations menées par la DARES et Pôle emploi, ce sont 20 000 à 30 000 demandeurs d'emploi en plus qui ont quitté les statistiques du chômage pour défaut d'actualisation. Au total, s'il y a bien eu une baisse du nombre de demandeurs d'emploi au mois d'août 2013, celle-ci est moitié moindre qu'annoncée :

 

Chomage-aout-2013.jpg

 

[ Source : Les Échos.fr ]

 

Ce qui m'inquiète le plus avec ce genre de problèmes, c'est qu'ils conduisent à décrédibiliser encore un peu plus les chiffres fournis par les institutions publiques, dans un contexte où la population doute déjà beaucoup des statistiques publiques. Et ce dernier bug s'ajoute au couac survenu à l'INSEE au mois de juin : l'INSEE n'avait en effet pas été capable de publier l'étude détaillée qui accompagne toujours les chiffres du chômage mensuel, en raison d'un sous-effectif d'enquêteurs et d'une refonte de l'enquête (changement de questionnaire notamment)...

 

Ces problèmes techniques tombent mal puisque le président de la République a annoncé son intention d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. De plus, le gouvernement vient de lancer ses 34 plans de "reconquête industrielle", avec en prime un document PDF rempli de jolies photos plus ou moins futuristes. Or, je ne peux m'empêcher de sourire lorsque j'y trouve comme objectif "la souveraineté télécoms"...

 

Pour en revenir au chômage, la situation est actuellement la suivante :

 

Taux de chômage au sens du BIT

 

BIT-2013.png

[ Source : INSEE, enquête Emploi ]

 

 

Ci-dessous un graphique qui présente l'évolution du nombre de demandeurs d'emploi depuis 2007 :

 

Chomage-ABC-2013-copie-1.png

 

[ Source : Alternatives Économiques ]

 

Au sein de l'Union européenne, les nouvelles du front de l'emploi ne sont guère plus réjouissantes (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

 

Chomage-juin-2013.jpg

 

[ Source : Le Parisien ]

 

Quant à la situation des chômeurs de plus de 50 ans et des jeunes, elle devient tout simplement catastrophique : si le chômage des jeunes est en très nette progression depuis la crise (+ 50 % pour les moins de 25 ans), le chômage des plus de 50 ans a quant à lui doublé en 5 ans ! Le gouvernement peut-il dès lors espérer inverser durablement (c'est-à-dire en dehors du mois d'août 2013) la courbe du chômage d'ici quelques mois ?

 

Contre toutes attentes, cela est possible mais pour des raisons qui n'augurent rien de bon. Tout d'abord, de nombreux chômeurs se découragent d'un marché du travail bloqué et d'un service public à l'emploi qui n'a rien à leur proposer de concret. Je suis certain qu'un de mes fidèles lecteurs ne manquera pas de me confirmer les tensions qui existent du côté de Pôle Emploi... En dehors de cela, il est important de noter que la population active croît désormais à un rythme beaucoup plus faible que par le passé, ce qui aura pour conséquence de réduire le taux de chômage.

 

En outre, si le taux d'activité (= part de la population qui a un emploi OU en cherche un...) des plus de 55 ans a bondi depuis 5 ans, en raison essentiellement de la réforme des retraites, celui des jeunes de 15 à 24 ans recule de 0,5 %. Ce recul, qu'il soit dû à un découragement ou à une poursuite d'étude qui souvent ne fait que reporter le problème du chômage à plus tard, fait cependant les affaires du gouvernement à court terme. 

 

Le vrai problème est que la plupart des gouvernements européens ont inversé les priorités : ils ont décidé de s'attaquer d'abord à l'endettement public et ensuite au chômage. Ce faisant, ils mettent tous en place, au même et pire moment, des politiques d'austérité qui passent désormais par des réductions de dépenses publiques - dont celles de Sécurité sociale.

 

Or, j'ai montré les effets néfastes sur l'économie de ces politiques, qui sont du reste à présent bien détaillés dans la littérature économique. Dans mon nouveau livre, les grands débats économiques actuels, les lecteurs pourront d'ailleurs trouver un chapitre intitulé Faut-il baisser les dépenses publiques ? dans lequel je détaille cette question importante.

 

Malheureusement, l'Europe reste arc-boutée à l'idéologie néolibérale et feint d'ignorer que les principaux problèmes sont l'atrophie de la demande et la concurrence mondiale intenable pour les entreprises ! Et le dire, c'est déjà apporter un début de solution puisque l'on sait à quels problèmes s'atteler...

 

N.B : l'image de ce billet provient de cet article du Huffingtonpost.


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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 11:05

Les grands débats économiques actuels

 

Dans mon précédent billet, j'évoquais la sortie prochaine de mon nouveau livre d'économie. C'est donc avec grand plaisir que je vous annonce aujourd'hui la parution officielle de  l'ouvrage les grands débats économiques actuels, publié aux éditions Ellipses. Il s'agit d'un livre grand public, que j'ai mis près de 18 mois à écrire tant j'ai voulu qu'il soit au plus près des questions économiques qui font débat actuellement.

 

En effet, dans un contexte où les questions économiques dominent très largement le paysage médiatique, les débats proposés se révèlent soit très techniques soit teintés d’idéologie politique, et n’apportent en fin de compte que peu d’éléments pertinents pour la réflexion. Ce livre a précisément été pensé pour répondre à ce besoin de compréhension des grands enjeux économiques actuels par un large public.  

 

Construit sous la forme de 25 débats - il m'a donc fallu inévitablement faire des choix tant il y avait de choses à dire ! -, il offre ainsi au lecteur des clés pour comprendre les grands enjeux et mécanismes économiques, avec en appui de nombreux graphiques, schémas et encadrés qui en faciliteront la lecture.

 

Parmi les thèmes qui sont traités dans mon livre, on peut citer notamment :

 

 * L'Allemagne est-elle un modèle économique pour l'Europe ? (Chap. 1)

 

 * Comment faire face à la crise du logement ? (Chap. 23)

 

 * Faut-il diminuer les dépenses publiques ? (Chap. 7)

 

 * La TVA sociale va-t-elle rendre les entreprises plus compétitives ? (Chap. 16)

 

 * Une taxe carbone en France peut-elle faire baisser la pollution ? (Chap. 15)

 

 * Faut-il augmenter le SMIC ? (Chap. 19)

 

 * Le système de retraite français est-il condamné ? (Chap. 25)

 

Les chapitres sont indépendants les uns des autres et présentent plusieurs niveaux de lecture, de sorte que les débutants en économie tout comme les lecteurs avertis pourront y trouver des éléments intéressants.

 

Ce livre s'adresse par conséquent à toutes les personnes qui souhaitent comprendre les grands débats économiques actuels. En particulier, il pourra être lu avec profit par les étudiants des classes préparatoires économiques et commerciales, et par tous ceux cherchant un point d'entrée dans le monde économique ou préparant des concours (IEP, concours administratifs, grandes écoles,…).

 

Mon livre peut être acheté dans quasiment toutes les librairies, en particulier celles en ligne (dont voici quelques liens) :

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 11:31

Livre.jpg 

J'ai profité de la relative accalmie de cet été 2013 pour approfondir à travers mes billets de blog des thèmes qui m'intéressent. En ce début d'automne, en voici une synthèse avec le titre des articles, avant mon prochain billet dans lequel je vous présenterai mon nouveau livre d'économie grand public, publié aux éditions Ellipses, qui a pour ambition de fournir au lecteur des clés pour comprendre les grands débats économiques actuels... 

 

 * L'abreuvoir à liquidités financières : tout d'abord, j'ai expliqué que les Banques centrales se sont lancées dans des politiques monétaires expansionnistes consistant à créer massivement de la monnaie pour acheter des actifs financiers sur les marchés, dans le but d'augmenter le prix de ces actifs et de faire baisser les taux d’intérêt à long terme. Puis, j'ai montré que l'ouverture de cet abreuvoir à liquidités financières a rendu la taille des flux de capitaux internationaux préoccupante et fait désormais peser des risques sur l'économie, notamment dans les pays émergents.

 

 * Le secret bancaire suisse : la révision de l'accord UE/Suisse sur la fiscalité de l'épargne donne lieu à d'interminables négociations, puisque l'Union européenne souhaiterait désormais que les autres revenus financiers, à l'instar des dividendes ou des plus-values, soient également concernés... Mais surtout qu'il y ait un échange automatique d'informations en matière fiscale ! Après avoir présenté le poids de la finance en Suisse, j'ai montré le statut important du secret bancaire dans ce pays. Enfin, j'ai expliqué pourquoi la loi américaine Fatca et la directive européenne sur la coopération administrative fiscale condamnent à terme le secret bancaire suisse !

 

 * Quand les banques détiennent des obligations publiques : j'ai présenté un tableau récapitulant les gros volumes de dettes souveraines détenues par les banques des pays de la zone euro, essentiellement en raison de leur qualité - surtout en cette période de crise -, qui permet de s'en servir comme collatéral auprès de la BCE pour se refinancer. Mais ces titres sont également recherchés par les banques pour leur liquidité, suite à la mise en place des normes prudentielles dites Bâle 3. Or, ces portefeuilles obligataires sont soumis à un risque de taux : lorsque les taux d’intérêt nominaux à long terme augmentent, les obligations valorisées aux prix de marché voient leur prix baisser, ce qui débouche sur des moins values et réduit les fonds propres des banques.

 

 * Le dilemme du prisonnier : j'ai rappelé que pour les économistes, la théorie des jeux sert à analyser les interactions économiques sous la forme de jeux stratégiques, c'est-à-dire de jeux où les gains d'une personne dépendent à la fois de ses actions mais aussi de celles des autres. Le dilemme du prisonnier, en particulier, est une situation où les intérêts individuels s'opposent à l'intérêt collectif. Dit autrement, la main invisible d'Adam Smith, qui doit en théorie permettre aux intérêts individuels de déboucher sur le meilleur choix collectif, va tout droit en prison et passe son tour... J'ai fini ce billet par un exemple d'application au marché de l'automobile.

 

 * Le non-retour de la croissance potentielle : au moment où certains voient dans chaque chiffre économique un signe de reprise de la croissance, il m'avait semblé utile de revenir sur la notion de croissance potentielle. J'ai ainsi présenté les facteurs qui influent sur cette croissance potentielle, expliqué comment on peut l'évaluer et montré que les politiques d'austérité menées en Europe ont cassé encore un peu plus ses ressorts, de sorte qu'on attend à peine 1 % de croissance potentielle dans la zone euro !

 

 * La réalité du chômage après 50 ans : j'ai commencé ce billet par la vidéo Nathalie Michaud, cette femme qui avait interpellé François Hollande sur le chômage des plus de 50 ans. Après avoir présenté l'évolution du nombre de chômeurs de plus de 50 ans, j'ai poursuivi sur le chômage de longue durée et les réponses que les gouvernements successifs ont cherché à lui apporter (CDD sénior, contrat de génération,...). J'ai conclu en rappelant que ces dispositifs ne règlent pas en amont le grand problème macroéconomique : la conjoncture économique est morose, les entreprises n'anticipent donc pas de reprise à court terme et limitent dès lors les embauches. Au surplus, l'économie marchande continue à détruire des emplois en 2013 !

 

 * Le Bitcoin, nouvel eldorado monétaire ? : on apprenait au mois d'août que le Bitcoin, une "monnaie" électronique, venait d'obtenir un statut de monnaie privée en Allemagne, c'est-à-dire qu'il pourra être utilisé légalement pour les transactions. Après avoir expliqué ce qu'était le Bitcoin et le fonctionnement global de ce système, j'ai montré que le Bitcoin avait connu un véritable krach au printemps 2013. Je me suis également intéressé aux avantages et inconvénients d'une telle monnaie, gratuité et anonymat ayant pour revers blanchiment de capitaux. En conclusion, j'écrivais que Bitcoin était à mon sens un actif à très haut risque.

 

 * Trop d'impôts en France ? : l'ineffable Olli Rehn, Commissaire européen chargé des affaires économiques, a jugé bon de déclarer dans un entretien accordé au Journal du dimanche que "les hausses d'impôts en France ont atteint un seuil fatidique". J'ai souhaité, avec ce billet, donner quelques clés de compréhension du système fiscal français, en présentant les augmentations d'impôts en 2013 et en expliquant les conséquences de l'austérité sur le niveau des prélèvements obligatoires. Je concluais en affirmant qu'axer le débat sur le seul niveau des impôts était réducteur, puisque les questions de rendement de l'impôt, de redistribution et de justice fiscales comptent bien plus ! Dans mon nouveau livre, le lecteur intéressé par ce thème trouvera une présentation pédagogique des types d'impôts et des détails sur leur efficacité. Il y aura même un chapitre sur la très médiatique TVA sociale...


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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 13:32

megaphone.jpg

 

Après avoir exploré, pendant près d'un an, les méandres de l'économie au travers de ma chronique économique sur Mirabelle TV (voir par exemple C1, C2, C3), j'ai décidé de passer à une chronique intitulée "coup de gueule". J'y dénonce tous les 15 jours, le jeudi à 18h45 dans l'émission le Grand rendez-vous, les comportements économiques qui me scandalisent. Pour ce faire, je commence par diffuser une petite vidéo qui présente le sujet ; puis j'explique en quelques mots ce qu'il faut en retenir et pourquoi cela me scandalise.

 

La première a été diffusée jeudi 5 septembre 2013 et portait sur l'évasion fiscale des multinationales (à voir vers la 11e minute) : 

 

 

La seconde, hier jeudi 19 septembre à 18h45, portait quant à elle sur ce sujet brûlant qui ne manquera pas de vous faire réagir 19e minute environ)…

 

 

Que ça fait du bien de dire ce qui va mal, même si le plus triste dans l'affaire est que, comme je le dis à la fin de ma chronique et dans ce billet, des solutions de bon sens existent. Mais curieusement, il me semble que certains intérêts privés nous éloignent toujours très loin de l'intérêt général...


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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 13:30

tableau_vert.jpg

 

Lors de mes conférences et cafés économiques, je me suis aperçu qu'il n'était pas toujours facile pour les participants de prendre la parole, notamment parce que des termes ou des concepts sont mal maîtrisés. C'est pourquoi, j'ai proposé à l'Université Populaire Transfrontalière (UPT) de Forbach un cours d'économie pour grands débutants.

 

J'insiste sur le public visé, car tant de personnes me disent qu'elles aimeraient comprendre les mécanismes et les enjeux économiques, mais elles se sentent le plus souvent perdues dans un monde où l'économie a pris une position dominante dans le débat public. Dès lors, dans un groupe où tout le monde sera au même niveau, il sera plus facile d'échanger.

 

Je prévois par conséquent 10 cours de 2 heures pour le premier semestre, le jeudi à 18h30. L'ambiance de travail sera comme à mon habitude décontractée, afin que chacun puisse poser ses questions... et obtenir des réponses ! Ainsi, à chaque leçon, nous partirons d’un thème d’actualité, comme la hausse des impôts, la crise, la réforme des retraites, etc., et nous examinerons ce qui en est dit dans la presse. Puis, je donnerai aux auditeurs des clés pour analyser le sujet, de sorte qu'ils puissent comprendre les grands mécanismes de l'économie et les débats qui agitent notre société.

 

Les inscriptions se font jusqu'à la fin du mois auprès de l'UPT :

 

Université Populaire Transfrontalière de Forbach

15 rue du Parc

57600 Forbach

  Tél : 03 87 84 59 67

Email : upt.vhs@wanadoo.fr 

 

Le Républicain Lorrain vient du reste de consacrer un article à mes activités à l'UPT, et en particulier à ce nouveau cours d'économie :

 

RL-11-septembre-2013.jpg

 

[ Cliquer sur l'image pour l'agrandir ]

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:48

austerite-dessin.jpg

Les récentes pauses accordées aux États dans la mise en oeuvre des politiques d'austérité (délai de 2 ans accordé à la France pour ramener son déficit public sous la barre des 3 % du PIB,  allongement de la maturité des prêts accordés au Portugal et à l'Irlande, etc.) ne doivent pas faire oublier que le principe de rigueur reste de mise en Europe. C'est ce qu'a tenu à rappeler très vigoureusement le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, en affirmant que "cela ne veut pas dire que l'on peut relâcher l'effort de redressement. Il doit être graduel et constant".

 

Message reçu 5/5 par le gouvernement français, qui vient d'annoncer la pousuite du redressement des finances publiques dans le budget 2014, en réduisant de 15 milliards d'euros les dépenses publiques. Le gouvernement semble ainsi n'avoir toujours pas compris que si le déficit en 2013 est supérieur aux 3,7 % du PIB escompté, c'est essentiellement parce que les politiques d'austérité conduisent à un cercle vicieux qui déprime l'activité, donc les recettes fiscales de l'État...

 

Bref, on ne change pas une politique qui échoue c'est bien connu ! C'est du reste pour dénoncer ces politiques d'austérité généralisées en Europe, qui conduisent à une dépression économique, que j'avais publié à compte d'auteur la grande saignée économique. En complément, j'ai réalisé un petit photomontage vidéo de 3 min 15 pour résumer mon propos : 

 


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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 13:15

Affiche-Attac.jpg

 

Certes, désormais une réforme en chasse une autre mais le logiciel néolibéral est toujours actif, comme en témoignent les cadeaux fiscaux promis par le ministre de l'économie, alors que les vrais débats sur l'impôt ne sont même pas abordés (rendement de l'impôt, redistribution, justice fiscale,...). Quant à l'austérité, elle reste l'alpha et l'oméga en Europe bien que le FMI ait depuis pris quelque peu ses distances...

 

Dans ce contexte, il est important que les citoyens prennent le temps de réfléchir aux tenants et aboutissants des politiques économiques menées en France. Car c'est en comprenant comment le mauvais diagnostic de la crise a conduit à l'austérité, qu'il sera possible de bâtir des politiques économiques alternatives au service de l'intérêt général.

 

Ainsi, Attac Moselle m'a invité à présenter mon dernier livre, la grande saignée économique, lors d'une conférence-débat à Metz ce mardi 10 septembre à 20h, salle des Coquelicots au Pontiffroy (entrée est libre et gratuite).

 

Affiche Attac

 

Venez nombreux !


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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 13:09

Euro-brise.JPG

 

La forte croissance des bourses mondiales depuis le début de l'année, a conduit les commentateurs patentés à affirmer que ces hausses boursières signifient la fin de la crise au sein de la zone euro. En cela ils furent confortés par les déclarations du Président de la République qui, lors de sa visite au Japon en juin, s'était laissé aller à prononcer cette phrase surréaliste : "il faut bien comprendre que la crise dans la zone euro est terminée".

 

Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes (business world of course) possibles ! Les 26,6 millions de chômeurs que compte la zone euro apprécieront certainement d'apprendre que des jours meilleurs sont arrivés pour une minorité d'investisseurs. En particulier, Nathalie Michaud, cette femme qui avait interpellé François Hollande sur le chômage des plus de 50 ans, appréciera de savoir que la Bourse se porte bien ! De même, Grecs et Espagnols - et tant d'autres - seront ravis d'apprendre qu'ils ont sacrifié leur État-Providence sur l'autel de la relance boursière... 

 

Exaspéré par la réaction des élites politiques et économiques, qui feignent de ne pas savoir que leurs préconisations ont cassé les ressorts de la croissance potentielle, je me devais de réagir. C'est pourquoi, j'avais soumis une tribune économique au journal l'Humanité sur la crise de la zone euro avant l'été, qui fut publiée dans l'édition du vendredi 7 juin 2013 (l'Humanité des débats) :

 

Tribune-Huma.jpg

 

[ Cliquer sur l'image pour l'agrandir ]

 

N.B : l'image de ce billet provient d'un article de RFI.

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