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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 13:12

Mirabelle-03-juin-2013.jpg

 

Mirabelle TV m'a invité sur son plateau pour présenter mon dernier livre, la grande saignée économique. Je rappelle qu'il s'agit d'un livre, petit par la taille (15x10 cm, 67 pages) et le prix (4,90 €), mais grand par son ambition : permettre au lecteur de comprendre, sans mathématiques ni graphiques, et avec un minimum de pages, pourquoi l'austérité généralisée conduit à la grande saignée économique en Europe !

 


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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 19:05

5-euro.JPG

 

C'est le nouveau billet de 5 euros que j'ai choisi comme image d'illustration de cet article. Mis en circulation le 2 mai 2013, ce nouveau billet à l'effigie de la déesse Europe a déjà réussi à faire parler de lui en mal : un client qui voulait payer dans un magasin s'est vu refuser son billet sous prétexte qu'il était faux ! Loin d'être falsifié, ce billet avait surtout le malheur d'être inconnu du commerçant et de certaines caisses automatiques de parking d'après la RTBF...

 

Cela démontre l'importance de la confiance lorsqu'on introduit une monnaie. Rappelons que la littérature économique considère qu'une monnaie doit, au moins, avoir les trois fonctions suivantes :

* fonction de facilitation des échanges : cela signifie qu'elle permet de payer ses achats lors d'une transaction sans recourir au troc.

* fonction de réserve de valeur : la monnaie peut être épargnée sans perdre de sa valeur (en excluant l'inflation et la perte de cours légal comme pour le Franc). Elle permet donc de reporter du pouvoir d'achat dans le temps.

* fonction d'étalon : la monnaie permet de jauger la valeur d'un produit quelconque.

Cependant, la monnaie peut aussi avoir des fonctions autres qu'économiques : l'attachement d'un peuple à sa monnaie relève autant d'un aspect socio-culturel que psychologique.

 

Comme certains pensent encore que la monnaie est essentiellement créée par la Banque centrale, il est nécessaire de répéter haut et fort que la majeure partie de l'argent est créée par les banques commerciales sans aucune contrepartie, simplement en accordant un crédit à l'un de ses clients...


C'est pourquoi l'on dit souvent que les banques transforment les crédits en dépôts ou que les crédits font les dépôts, en ce sens qu'elles créent l'argent demandé par l'emprunteur et le déposent sur son compte bancaire. On est donc loin de l'image d'Épinal d'une banque qui prête uniquement ce qu'elle a dans ses coffres ! Cela soulève du reste de nombreuses questions sur la limitation de la création monétaire et sur la régulation des banques que j'ai traitées dans les grands mécanismes de l'économie en clair.

 

Ces dernières années, de nombreuses monnaies locales - également appelées monnaies complémentaires - ont pris leur essor, comme par exemple le sol-violette dans l'agglomération toulousaine :

 

 

Celles-ci cohabitent avec la monnaie officielle au niveau d'une zone géographique, mais ne constituent - au sens économique - qu'un simple instrument d'échange au sein d'une communauté, que personne n'est obligé d'adopter (elles n'ont donc pas cours légal).

 

Plus précisément, si la première fonction énoncée ci-dessus est commune à la monnaie légale et à la monnaie locale, les deux autres sont souvent loin d'être pleinement réalisées. Dans le cas de la monnaie locale, il n'est en général pas possible de l'épargner, simplement parce qu'aucune institution de type bancaire ne la prend en charge dans son système. Souvent cette "monnaie" locale perd même de sa valeur si elle n'est pas utilisée pendant un certain temps, afin d'inciter les personnes à échanger.

 

Ce n'est d'ailleurs pas la finalité recherchée, puisqu'une telle monnaie est en général  créée lorsque les conditions matérielles et financières de l'échange sont dégradées (voir l'expérience de Wörgl en Autriche au début des années 1930). Mais la création d'une "monnaie" locale peut aussi répondre à un impératif de solidarité ou d'éthique face à un monde où la finance est sans loi (ceux qui pensent le contraire sont priés de réfléchir aux causes de la crise des subprimes...)

 

Dès lors, c'est bien la fonction de facilitation des échanges qui est primordiale : on crée une monnaie parallèle pour permettre aux gens d'acheter ou de vendre des biens et services locaux pour la plupart, choses qu'ils ne pouvaient plus faire (ou moins bien faire) avec la monnaie légale. Cerise sur le gâteau, certaines monnaies locales sont échangeables contre de la monnaie officielle, à l'instar du  Brixton pound, échangeable contre la livre Sterling au taux de 1:1. La sol-violette évoqué plus haut, s'échange lui-aussi à parité avec l'euro.

 

Tout ceci n'est pas sans rappeler les systèmes d'échanges locaux (SEL) qui permettent à leurs membres de procéder à des échanges de biens, de services et de savoirs sans avoir recours à la monnaie officielle :

 

SEL-copie-1

[ extrait de mon dictionnaire révolté d'économie Cliquer pour l'agrandir ]

 

En plus de mon billet consacré à l'économie du partage, le lecteur pourra aussi lire un article que j'avais écrit, il y a quelques années, sur Terraeco et dont j'avais totalement oublié l'existence... merci à celui qui me l'a rappelé ! 

 

En définitive, ces expériences sont la preuve que les citoyens souhaitent ardemment que le système monétaire et financier soit au service de l'économie et pas l'inverse. Pour ce faire, les monnaies locales permettent à un groupement de citoyens géographiquement proches  d'utiliser pleinement les ressources productives existantes, en apportant de l'huile dans les rouages et en encourageant par là même l'achat de biens et de services produits localement (voir mon billet sur l'économie de proximité).

 

Cependant, il ne faut pas perdre de vue que l'introduction d'une monnaie complémentaire soulève aussi de nombreuses questions : différence d'inflation selon la monnaie, rupture de la chaîne économique possible (si un fournisseur n'accepte pas la monnaie locale tandis que l'entrepreneur local l'accepte), application d'une fiscalité différente que certains peuvent percevoir comme une concurrence déloyale, etc. Or, en économie il n'est déjà pas simple de piloter une monnaie unique comme le montre le naufrage de la zone euro, alors avec plusieurs monnaies locales qui cohabitent...

 

Cette semaine, j'ai profité de mon passage sur Mirabelle TV pour évoquer la monnaie, toujours avec ce ton décalé qui sied à mon avis le mieux à ces interventions courtes. C'est à voir  dans le Grand rendez-vous du lundi :

 

Mirabelle-11-mars-2013.jpg

 

[ Cliquer sur la photo pour lancer la vidéo ]



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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 15:25

grande-saignee-economique couv

 

J'ai évoqué dans cet article de mon blog la parution prochaine de mon nouveau livre concernant la dette publique et l'austérité. Le grand jour est arrivé plus vite que prévu et c'est donc avec plaisir que je vous annonce la parution officielle de la grande saignée économique.

 

Ce livre part d'un constat : la dette publique est trop souvent présentée comme l’origine de la crise au sein de la zone euro, que seules des politiques de rigueur seraient capables d’arrêter. Or, ce mauvais diagnostic et son remède associé, l’austérité généralisée, conduisent l’Europe dans une dépression économique, comme je le répète souvent sur ce blog.

 

C'est pourquoi, j'ai souhaité publier à compte d'auteur ce livre, petit par la taille (15x10 cm, 67 pages), mais grand par son ambition : permettre au lecteur de comprendre, sans mathématiques ni graphiques, et avec un minimum de pages, pourquoi l'austérité généralisée conduit à la grande saignée économique en Europe ! J'ai évité autant que faire se peut d'utiliser du jargon économique, afin que chacun puisse comprendre les tenants et aboutissants de ce débat, d'autant que certains dirigeants politiques avouent désormais du bout des lèvres que les politiques d'austérité généralisée sont mortifères pour la zone euro.

 

Mon livre, publié à compte d'auteur à un prix très bas, peut être acheté sur le site ILV-édition mais également sur commande auprès des librairies en ligne. En complément du livre, j'ai créé une page Facebook afin de suivre l'évolution des politiques d'austérité et leurs conséquences. N'hésitez pas à marquer votre intérêt par la mention "j'aime". Merci !

 

Enfin, pour évoquer la parution de mon livre et plus généralement parler des politiques d'austérité, la chaîne de télévision TV8 m'a invité sur le plateau de son émission studio 8. La vidéo est disponible gratuitement sur leur site, en cliquant par exemple sur la photo ci-dessous :

 

TV8-mai-2013.jpg

 

[ Cliquer sur la photo pour voir la vidéo ]


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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 11:24

Balance.gif

 

J'ai animé jeudi dernier une conférence-débat au centre culturel Pierre Messmer de Saint-Avold, dans le cadre de l'Université du Temps Libre. Afin d'expliquer pourquoi l'austérité généralisée conduit la zone euro à sa perte, j'ai fait un détour par la dette publique et montré que nombre de dirigeants politiques se trompent sur la nature de la crise. D'ailleurs, dans quelques jours, je ferai paraître un nouveau livre - petit par la taille, mais grand par l'ambition (parler d'économie sans graphiques, ni mathématiques) - qui permettra d'y voir plus clair sur le sujet...

 

J'aurai l'occasion d'en reparler dans un billet qui annoncera la parution officielle du livre, mais pour l'instant on peut retenir que la crise au sein de la zone euro est présentée comme la résultante d'un endettement excessif des États et des administrations publiques, alors qu'il s'agit surtout d'une crise de la balance des paiements, comme je l'avais expliqué dans ce billet.

 

Dit autrement, ce sont les déséquilibres des balances courantes qui sont à l'origine de la crise au sein de la zone euro, puisque certains pays ont un déficit extérieur structurel (c'est-à-dire une balance courante structurellement déficitaire) qui les oblige à s'endetter sans cesse à l'étranger jusqu'au point de rebuter les prêteurs non-résidents à continuer de prêter. 

 

Pour mémoire, la balance des paiements retrace sous une forme comptable l'ensemble des flux d'actifs réels, financiers et monétaires entres les résidents d'une économie et les non-résidents au cours d'une période déterminée. La balance courante, qui est une composante de la balance des paiements, se restreint à comptabiliser les flux de biens, services, revenus et transferts courants.

 

Le schéma suivant résume la construction de la balance courante :

 

Balance-courante-schema.jpg

 

[ Cliquer sur le schéma pour l'agrandir ]

 

Si l'on se place au niveau mondial, jusqu'à présent les déséquilibres des balances courantes portaient essentiellement sur l'opposition entre le déficit extérieur des États-Unis et l’excédent extérieur de la Chine.

 

Balance courante de la Chine

 

BC-Chine-copie-1.jpg

 

[ Source : Perspective Monde, Université de Sherbrooke ]

 

Balance courante des États-Unis

 

BC-Etats-Unis.jpg

 

[ Source : Perspective Monde, Université de Sherbrooke ]

 

Mais à l'avenir, on pourrait assister à un rééquilibrage avec d'une part une réduction de l'excédent chinois liée au changement de modèle de croissance en Chine (voir mon billet), et d'autre part une réduction du déficit américain avec la production croissante de gaz et de pétrole de schiste (voir ce billet).

 

Au sein de la zone euro dans son ensemble, les politiques d'austérité ont pour objectif de  maintenir des importations faibles au regard des exportations (compétitivité quand tu nous tiens...). La balance courante deviendra par conséquent de plus en plus excédentaire, comme on le voit déjà sur le graphique ci-dessous :

 

BC-zone-euro.jpg

 

[ Source : Natixis ]

 

La zone Euro a même enregistré en 2012 un excédent record de sa balance courante de 111 milliards d'euros, soit 1,2 point de PIB ! Dit autrement, la zone euro dans son ensemble dispose d'une épargne importante qui est prêtée à l'étranger, faisant de la zone euro le premier exportateur net de capitaux du monde :

 

BC-monde.jpg 

[ Source : Natixis ]

 

Puisqu'au niveau mondial la somme des balances courantes doit être nulle (les déficits des uns sont nécessairement les excédents des autres...), l'évolution aux États-Unis, au sein de la zone euro et en Chine conduira à une dégradation des balances courantes dans d'autres régions du monde. Comme il est fort probable que les pays de l'OPEP arrivent à maintenir un fort excédent commercial, ce sont les balances courantes du Japon et des émergents qui en feront les frais, à moins que la politique économique de Shinzo Abe ne reporte l'ensemble de la dégradation sur les émergents seuls...

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 11:20

Montebourg.jpg

 

Qui ne se souvient pas d'Arnaud Montebourg posant à la une du Parisien Magazine pour vanter la production française ? Dans cet interview, il appelait de ses voeux la création de rayons made in France dans les enseignes de distribution, alors même que l'Union européenne interdit l'obligation de mentionner l'origine géographique des produits (marché unique oblige, mais le scandale de la viande de cheval mobilise les consciences depuis peu...). De quoi s'agit-il ? Est-il vraiment possible de tout produire en France ?

 

La réglementation sur le marquage de l'origine des produits

 

Disons-le d'emblée : la mention "made in" n'a aucune définition officielle et n’est soumise à aucune réglementation en France. Au nom du principe de principe de libre circulation des marchandises au sein du marché unique (article 34 et 35 TFUE), l’Union européenne interdit, en règle générale, aux États membres d’obliger l’apposition d’un tel marquage d'origine pour les produits mis en circulation dans l'UE. Quelques exceptions existent néanmoins pour certains produits alimentaires ou agricoles (pensez à vos fruits).

 

La mention "made in" est donc facultative et volontaire, mais doit tout de même être conforme aux règles d'origine non préférentielle (en vertu des règles de l'OMC) du code des douanes communautaire (CDC), dans l'Union européenne. Cela signifie qu'il faut déterminer le classement tarifaire du produit final et son origine (au sens douanier du terme), afin de déterminer le traitement douanier et commercial qui sera réservé à la marchandise (contingentements, droits anti-dumping...). En général, l'origine non préférentielle est celle du pays dans lequel a eu lieu la dernière transformation jugée substantielle.

 

Notons que pour protéger les consommateurs (toute ressemblance avec un scandale ayant existé étant purement fortuite), il est possible d'imposer la mention de l’origine du produit à titre permanent ou ponctuel. En outre, l’article 39 du Code des douanes dispose que "sont prohibés à l'entrée, exclus de l'entrepôt, du transit et de la circulation, tous produits étrangers, [...] portant soit sur eux-mêmes, soit sur des emballages, caisses, ballots, enveloppes, bandes ou étiquettes, etc., [...] une indication quelconque de nature à faire croire qu'ils ont été fabriqués en France ou qu'ils sont d'origine française". Le marquage de l’origine peut alors  être exigé à titre de correctif.

 

Les autres marquages

 

Le marquage "CE", créé dans le cadre de la législation européenne, est obligatoire sur les produits pour qu'ils puissent être mis sur le marché européen et donc circuler librement. En résumé, ce marquage bien que n'étant pas une marque de certification, indique la conformité du produit aux règles communautaires.

 

En outre, de nombreux autres labels cherchent à valoriser le lieu et type de production, la qualité,... On peut citer par exemple :

 

 * le label rouge : c'est un label de qualité supérieure du produit.

 

 *le label bio : le label AB garantit que le mode de production est respectueux de l’environnement et du bien être animal.

 

 * les AOC et AOP : l’appellation d’origine contrôlée (AOC) fait référence à "un produit dont toutes les étapes de fabrication sont réalisées selon un savoir faire reconnu dans une même zone géographique, qui donne ses caractéristiques au produit. L’appellation d’origine protégée (AOP) est l’équivalent européen de l’AOC et protège donc le nom d’un produit dans tous les pays de l’Union européenne".

 

 * les IGP : l’indication géographique protégée (IGP) fait référence à "un produit dont les caractéristiques sont liées au lieu géographique dans lequel se déroule au moins sa production ou sa transformation selon des conditions bien déterminées".

 

Ces labels sont la plupart du temps facultatifs, mais répondent à des cahiers des charges précis que vérifient des organismes tiers indépendants (accrédités notamment par le COFRAC).

 

Le label "Origine France Garantie"

 

Dans ce dédale de labels, le consommateur finit par y perdre son latin, d'autant que les usages peu scrupuleux de ces mentions ne cessent d'augmenter. C'est pourquoi, suite au rapport d'Yves Jégo, l'association Pro France a décidé de créer un cahier des charges que les entreprises doivent respecter si elles veulent obtenir le label "Origine France Garantie". Ce dernier vise à combler les faiblesses de la mention made in France dont nous venons de voir qu'elle nage en plein vide juridique... Ainsi, "Origine France Garantie" a pour objectif de fournir aux consommateurs une information fiable sur l’origine d’un produit et de valoriser la production des entreprises de notre pays. 

 

Pour obtenir ce label, le produit doit respecter au minimum les deux critères suivants :

 

 * le lieu où le produit prend ses caractéristiques essentielles est situé en France

 

 * 50 % au moins du prix de revient unitaire est acquis en France

 

Peut-on réellement acheter du made in France ?

 

En pratique, on oublie un peu vite que le processus de production est aujourd'hui éclaté entre de nombreux pays (division internationale du travail). Ainsi, il devient de plus en plus difficile de déterminer précisément l'origine d'un produit, chacun comprenant bien qu'un iPhone n'est pas un produit chinois même s'il est assemblé en Chine...

 

Il faut donc raisonner en valeur ajoutée, ce qui implique de connaître le contenu des exportations en consommations intermédiaires importées. Avec un peu moins de jargon, cela signifie qu'il faut connaître toute la chaîne de fournisseurs pour savoir si un produit est made in France. En effet, si une entreprise française se fournit chez une autre entreprise française, on ne peut pas dire que 100 % du prix de revient est français puisque la deuxième entreprise a très bien pu se fournir à 99,99 % auprès d'une société étrangère...

 

Et je vous laisse imaginer la galère pour vivre (et trouver) uniquement avec des produits 100 % français, comme le montre à merveille cette enquête de Terra Eco publiée en décembre 2009. Mais si vous aimez le parfum, vous pourrez toujours vous consoler avec ce produit réputé made in France et qui est censé faire fureur...

 

 

Cette semaine, je profiterai de mon passage sur Mirabelle TV pour évoquer cette question du made in France. C'est à voir dans le Grand rendez-vous du lundi :

 

Mirabelle-13-mai-2013.jpg

 

[ Cliquer sur la photo pour lancer la vidéo ]

 

N.B : l'image de ce billet est la une du Parisien Magazine du 19 octobre 2012.


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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 12:41

Drapeau-japonais-copie-1.jpg

 

Tout commence par le retour dans le cockpit japonais de Shinzo Abe :

 

 

Depuis le second semestre 2012, le Japon traverse une récession économique (que la tragédie de Fukushima a amplifiée) qui se conjugue avec une déflation quasi permanente depuis 1997.

 

Évolution de la croissance au Japon

 

japan-gdp-growth-annual.png

[ Source : http://www.tradingeconomics.com ]

 

C'est pourquoi, à rebours des politiques d'austérité menée en Europe, Shinzo Abe a mis en place un programme de relance économique de plus de 170 milliards d'euros. Celui-ci est basé sur le financement de grands travaux, une politique monétaire expansionniste et des aides aux entreprises. Examinons plus en détail cette politique monétaire.

 

Tout d'abord, il est prévu un doublement de la base monétaire d’ici la fin de 2014, ce qui signifie que la Banque du Japon va augmenter ses achats d'obligations d'État et même acquérir des actifs plus risqués (ETF, fonds communs immobiliers,...). Le but recherché est de faire baisser les taux d'intérêt sur les obligations à long terme et de relancer l'investissement. De manière moins avouable il s'agit aussi probablement de déprécier le yen afin de gagner en compétitivité-prix.

 

L'objectif d'inflation est quant à lui passé à 2 %, non sans heurts... En effet, nous avons dit plus haut que le pays est confronté à une déflation, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous qui montre que l'inflation est en moyenne négative depuis 1995. L'expansion de la base monétaire, pourtant prononcée depuis 1997, n'a pas réussi à inverser en raison de la baisse des salaires et de la poursuite du désendettement du secteur privé.

 

Évolution du taux d'inflation au Japon

 

japan-inflation-cpi.png

[ Source : http://www.tradingeconomics.com ]

 

La réussite de cette politique monétaire dépendra entre autres de l'évolution des salaires nominaux et de l'anticipation d'inflation que formeront les investisseurs :

 

 * si les salaires nominaux n'augmentent pas, alors cette hausse de l’inflation réduira le pouvoir d'achat, entraînant l'économie dans une récession encore plus profonde.

 

* si l'anticipation d'inflation augmente, alors les taux d'intérêt nominaux augmenteront également, ce qui revient à dire que les taux d’intérêt réels ne baisseront pas et donc qu'il n'y aura pas eu de soutien au désendettement. Pire, une hausse des taux d’intérêt nominaux provoquerait une panique sur le marché obligataire et coûterait très cher à l'État, dont le taux d'endettement public a atteint 220 % du PIB en 2012 !

 

Pour l'instant il semble que cette politique de relance ait redonné le moral aux consommateurs, qui se mettent à dépenser davantage. Il n'y a de toute façon pas de sortie de crise possible si les agents économiques n'anticipent pas une hausse de leurs revenus futurs : quels ménages augmenteraient leur consommation, quelles entreprises augmenteraient leurs investissements, s'ils n'espèrent aucune hausse de leurs revenus à venir ?

 

Pour finir, n'oublions pas que le Japon n'est pas le seul pays à mener une politique monétaire très souple pour soutenir l'activité. Certes la croissance de la base monétaire fut très forte au sein de la zone euro depuis 2008 :

 

Base-monetaire.jpg

[ Source : Natixis ]

 

Mais aux États-Unis la Fed va beaucoup plus loin, puisqu'elle achète également des titres risqués le tout pour 85 milliards de dollars par mois !

 

En définitive, le Japon démontre que pour faire face à une crise, un État doit se servir de toutes les armes de la politique économique : changements structurels conjugués à une politique budgétaire et une politique monétaire expansionnistes pour soutenir l'activité (et la demande). Remarquons également que cette relance a lieu alors même que le taux d'endettement public est stratosphérique et que Shinzo Abe est réputé être... conservateur !

 

Malheureusement, les États membres de la zone euro ne semblent pas prêts à coordonner leur politique économique autrement que sur la base du moins-disant social et de l'austérité... et ce ne sont pas les changements cosmétiques, annoncés il y a quelques jours par la Commission européenne, qui changent l'orientation néolibérale de la politique économique européenne, n'en déplaise à notre ministre de l'économie !


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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 11:11

Punch-ali.jpg

 

Depuis le début de la crise, il ne se passe pas une journée sans qu'il soit question de la compétitivité. Le plus surprenant est que ce sujet semble dorénavant transcender les clivages politiques, puisque François Hollande y fait autant référence que Nicolas Sarkozy...

 

A l'occasion de l'inauguration en octobre 2012 de l'usine d'assemblage du futur Airbus A350, Jean-Marc Ayrault avait martelé que "relever le défi de la compétitivité, c'est relever le défi de la lutte contre le chômage" :

 

 

D'où la création d'un "Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi" pour restaurer la compétitivité. Faisant suite au rapport Gallois dont j'avais parlé dans ce billet, ce pacte est décliné en 35 mesures que l'on peut consulter ici. On ne manque d'ailleurs pas d'être étonné lorsqu'on lit qu'il faut "redresser nos finances publiques pour assurer un environnement financier stable à nos entreprises" (mais bien entendu, pas d'austérité mais juste un peu d'après ce document).

 

Les médias auront surtout retenu la mesure phare : le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). Le CICE correspond à une réduction d'impôt, donc à une baisse des coûts pour les entreprises d’environ 4 % en 2013, puis 6 % à partir de 2014 de la masse salariale brute en-dessous de 2,5 SMIC. L'objectif étant bien entendu que l'entreprise n'en profite pas pour augmenter les dividendes ou la rémunération du patron.

 

Pour satisfaire les TPE et les PME, le gouvernement a également mis en place des Assises de l'entrepreneuriat qui ont débouché sur 44 propositions. Officiellement, elles ont pour ambition de "réconcilier l'impératif de croissance et de compétitivité avec la dimension sociale et humaine de l'entreprise".

 

Pellerin.jpg

 

[ Cliquer sur l'image pour voir la vidéo de Fleur Pellerin ]

 

Plus prosaïquement, il s'agit de doubler le nombre de création d'entreprises de croissance sur le territoire d’ici à cinq ans. D'où certainement l'expression de choc de compétitivité pour les PME qui circule dans les médias pour qualifier ces mesures...

 

Et l'emploi dans tout ça ? Il devrait découler de la compétitivité des entreprises... Mais on néglige ainsi les questions de conditions de travail, de contrats de travail, etc. D'aucuns prétendent que ces questions ont trouvé réponses dans le texte signé en janvier par les partenaires sociaux (qualifié d'accord compétitivité-emploi), puisqu'il propose de nouveaux droits pour les salariés (complémentaire santé,...) en contrepartie d'une flexibilité accrue pour les entreprises (simplification du chômage partiel,...).

 

Mais c'est oublier un peu vite que les rares concessions faites par le patronat lui ont permis de faire avancer, en quelques mois, un agenda néolibéral qui détricote les acquis des salariés comme le rappellent Thomas Coutrot et Gérard Filoche. Voilà pourquoi Pierre Gattaz a pu affirmer à l'Usine nouvelle que "tous les chefs d’entreprises de France ont six problèmes majeurs : le coût du travail, la peur de l’embauche, le financement du développement de leur entreprise, la fiscalité et l’environnement réglementaire, la transmission. Sur tous ces sujets, nous devons aller plus loin. Si nous les réglons, nous serons les rois du monde !".

 

En définitive, sous couvert de soutenir l'emploi, les mesures de compétitivité servent à imposer une baisses des salaires réels et une précarité accrue afin de satisfaire les objectifs de profit des actionnaires (Continental à Clairoix est devenu l'archétype des promesses de compétitivité-emploi non tenues). Mais quand vont-ils comprendre que sans demande solvable stable les entreprises ne peuvent survivre ?

 

Au bout du compte, l'alternative qui nous est offerte par ce système est la suivante : soit un chômage élevé (voir mon billet) soit des salariés pauvres et précarisés. Bref, la régression sociale dans tous les cas ! La stratégie du choc de compétitivité ressemble dès lors furieusement à la stratégie du choc tout court...

 

Pourtant, selon le Conseil économique, social et environnemental (CESE), "la compétitivité est la capacité de la France à améliorer durablement le niveau de vie de ses habitants, et à leur procurer un haut niveau d’emploi et de cohésion sociale, dans un environnement de qualité. Elle peut s’apprécier par l’aptitude des territoires à maintenir et à attirer les activités, et par celle des entreprises à faire face à leurs concurrentes". Certains feraient donc bien de relire cette définition souvent !

 

 

Cette semaine, j'ai évoqué la compétitivité dans ma chronique sur Mirabelle TV. C'est à voir dans le Grand rendez-vous du lundi à partir de la 20e minute :

 

Mirabelle-29-avril-2013.jpg

 

[ Cliquer sur la photo pour lancer la vidéo ]

 

N.B : cette photo d'un combat de Muhammad Ali contre George Foreman provient du site uk.eurosport.yahoo

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 11:29

baisse-chomage.jpg

 

Le 9 septembre 2012, le président de la République était l'invité de TF1 pour détailler son plan de redressement pour l'emploi. Il y annonçait notamment qu'il "inverserait la courbe du chômage d'ici un an", tout en tenant un discours basé quasi exclusivement sur la compétitivité, alors même que l'on connaît le résultat des politiques de l'offre (voir mon billet à ce sujet) menées ces derniers mois en Europe...

 

 

Le 28 mars, sur le plateau de France 2 cette fois, François Hollande est venu expliquer que l'effort de réduction des dépenses publiques - comprendre l'austérité dont j'ai analysé les effets néfastes sur l'économie dans ce billet - porterait également sur la Sécurité sociale. Et d'annoncer alors toute une série de tartes à la crème d'idées creuses censées tout à la fois permettre des économies et une baisse du chômage : créer des incitations fortes à reprendre le travail, meilleur cumul emploi-indemnités, améliorer la formation des chômeurs,...

 

 

D'aucuns ont prétendu qu'il s'agissait d'un exercice de communication sans message; moi je dirais plutôt que c'était une communication avec le mauvais message, à savoir que l'État se prive désormais des derniers moyens qu'il avait encore pour réguler l'activité économique et que l'on appelle la politique budgétaire !

 

Où en est le chômage actuellement ? A des niveaux stratosphériques en France (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

 

taux-chomage-france-2012.jpg

 

[ Source : RTL.fr ]

 

Au sein de l'Union européenne, les nouvelles du front de l'emploi ne sont guère plus réjouissantes (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

 

Chomage-europe.jpg

 

[ Source : La Croix ]

 

Les économistes ne sont pas tous d'accord sur la nature du chômage. Selon que l'on privilégie une approche par la demande ou l'offre on distingue :

 

 * le chômage keynésien : celui-ci résulte de l'insuffisance de la demande de biens et de services. D'où l'intérêt d'éviter les politiques d'austérité - également appelées dévaluation interne - en pleine crise et de lisser ensuite les ajustements budgétaires lorsque la croissance revient.

 

 * le chômage classique : celui-ci résulte d'un sous-emploi des capacités de production. D'où la nécessité d'améliorer la profitabilité des entreprises au travers d'une baisse des salaires réels et des charges sociales notamment.

 

Or, en analysant différentes variables au sein de la zone euro (profitabilité des entreprises, évolution de la demande, évolution de la balance commerciale pour les produits manufacturés, etc.), on met en évidence que le chômage est essentiellement keynésien, c'est-à-dire lié à l'insuffisance de la demande de biens et de services.

 

La question est surtout de savoir si le chômage résulte d'un ralentissement temporaire de l'activité (chômage conjoncturel) ou bien s'il provient d'un déséquilibre profond et durable du marché du travail (chômage structurel). On peut très bien du reste s'intéresser à toutes les composantes du chômage en même temps, mais encore faut-il ne pas perdre de vue que bien que nous subissions la pire crise depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le chômage est loin d'avoir explosé comme on pouvait s'y attendre. Cela devrait nuancer les propos tenus par ceux qui appellent à toujours plus de flexibilité au détriment des salariés (Cf. le compromis dit de flexisécurité signé par les partenaires sociaux).

 

En définitive, le chômage n'est pas une fatalité (Cf. François Mitterrand et son célèbre "en matière de lutte contre le chômage, on a tout essayé") à condition de sortir de ce système économique néolibéral qui, d'une part atrophie la demande, et d'autre part soumet les entreprises à une concurrence mondiale intenable. Mais cela passera nécessairement par des changements profonds au sein des institutions européennes, à condition que les dirigeants politiques le souhaitent.

 

Or, au vu des récentes déclarations du commissaire européen Olli Rehn, l'austérité reste toujours l'alpha et l'oméga des politiques économiques européennes, ce qui ne laisse rien présager de bon pour les chiffres du chômage...



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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 20:01

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Depuis maintenant 10 jours, l'onde de choc de l'affaire Cahuzac (cliquez ici si vous n'avez rien suivi...) ne cesse de faire des dégâts, tant au niveau de l'opinion publique qui incline désormais vers le "tous pourris" :

 

sondage_apres_cahuzac.png

[ Source : Le figaro.fr ]

 

qu'au sein de la classe politique où François Hollande est désormais fortement chahuté. Pour tenter d'apaiser le malaise grandissant, le président de la République a fait des annonces le 10 avril pour prévenir de pareilles dérives à l'avenir :

 

* transparence de la vie publique :

 

Une Haute Autorité indépendante va remplacer la Commission pour la transparence financière de la vie politique, créée en 1988. Elle exigera des ministres, mais aussi d'un nombre plus large de personnes (parlementaires, responsables d'exécutifs locaux, membres des cabinets ministériels, chefs d'entreprises publiques,...), notamment une déclaration de patrimoine et d'intérêts.

 

 

Bien qu'ils avaient jusqu'au 15 avril pour publier l'état de leur patrimoine, certains ministres ont pris de l'avance et livré de nombreuses informations qui recèlent parfois quelques pépites. Ainsi, apprend-on qu'Aurélie Filippetti possède un T-shirt de papy David Beckham, qu'Arnaud Montebourg dispose d'un fauteuil Charles Eames acheté 28.000 francs, que le président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon Christian Bourquin ne possède pour seul patrimoine qu'un âne catalan de 8 mois, qu'Eva Joly possède des kayaks et des meubles Ikea, que Cécile Duflot a un deuxième véhicule polluant en plus de sa Twingo (une 4L).

 

En définitive, nos ministres et élus sont d'une pauvreté affligeante (sic !)... sauf certains qui sont millionnaires d'après les informations publiées ce lundi sur le site du gouvernement (cliquez sur la photo du gouvernement pour voir les déclarations de patrimoine publiées sur le portail du gouvernement) :

 

gouvernement-ayrault.jpg

François Fillon, quant à lui, a dévoilé son patrimoine au journal télévisé de 20h sur France 2, acte que l'on peut aussi interpréter comme une déclaration de guerre contre Jean-François Copé (ce dernier refusant de publier l'état de son patrimoine s'il n'y est pas obligé par la loi) :

 

 

* règles de non cumul : actuellement, le principe est que les parlementaires peuvent exercer toutes les activités professionnelles à l'exception notable de fonctions de direction dans un établissement public ou dans des sociétés privées bénéficiant d'avantages publics. Normalement, les parlementaires ne peuvent pas non plus exercer le métier d'avocat si cela les amène à plaider contre l'État par exemple, afin d'éviter les conflits d'intérêt.

 

La proposition de François Hollande inverse cette logique et dispose que l'exercice de toute activité professionnelle serait interdite aux parlementaires, sauf exceptions. Le risque est bien évidemment d'aboutir à un Parlement constitué uniquement de fonctionnaires (ce qui est déjà bien engagé puisque 55 % des députés sont fonctionnaires, la plupart d'entre-eux étant en détachement pendant la durée de leur mandat afin de garder leurs droits à avancement et à la retraite...). Bref, la question du statut de l'élu reste donc ouverte tant au niveau national que local. 

 

* fraude fiscale et corruption : un parquet financier à compétence national va être créé, alors qu'il existe déjà de telles structures au niveau régional qui manquent cruellement de moyens. De plus, faut-il rappeler que pour l'instant seul le ministère du budget peut engager des poursuites pénales, après avis favorable de la Commission des infractions fiscales ? Il a également été annoncé la création d'un office central de lutte contre la fraude et la corruption.

 

Ces annonces ne devraient pas nous faire oublier que le précédent gouvernement avait lui aussi commandé un rapport sur la question, suite à l'affaire Bettencourt. Intitulé  Pour une nouvelle déontologie de la vie publique, le rapport de la Commission présidée par Jean-Marc Sauvé avait conclu que les règles de déontologie applicables aux ministres sont "souvent imprécises et dispersées, quand elles ne sont pas inexistantes". Résultat ? Le rapport fut enterré !

 

De même, la commission sur "la rénovation et la déontologie de la vie publique", présidée par Lionel Jospin, avait rendu fin 2012 un rapport très intéressant intitulé Pour un renouveau démocratique, où il était préconisé de lutter notamment contre les conflits d'intérêts et le cumul des mandats. Résultat ? Peu d'empressement à changer quoi que ce soit !

 

En fin de compte, cette moralisation voulue de la vie politique dépendra de nombreux facteurs : moyens de contrôle réellement à la disposition de la nouvelle Haute Autorité et du parquet financier national, possibilité ou non d'éviter une déclaration exhaustive du patrimoine, etc. Mais le plus important reste la morale personnelle de l'élu, ce qui inévitablement me fait penser à ces mots d'André Malraux : "on ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans". Ainsi, je ne pense pas que ces mesures auraient pu éviter l'affaire Cahuzac, pas plus qu'elles ne permettront d'éviter les fraudes à l'avenir... Elles risquent surtout de déboucher sur un grand voyeurisme, qui ne fera que renforcer le fossé qui existe entre les élus et le peuple.

 

Cette semaine, j'ai profité de mon passage sur Mirabelle TV pour évoquer l'évasion fiscale et les paradis fiscaux, dont j'avais déjà parlé dans ce billet. C'est à voir à partir de la 23e minute dans le Grand rendez-vous du lundi :

 

Mirabelle-15-avril-2013-copie-2.jpg

[ Cliquer sur la photo pour lancer la vidéo ]


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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 13:03

Flyer recto

 

Dans mon précédent billet, je vous faisais part de la projection-débat gratuite organisée par la médiathèque de Forbach ce samedi 13 avril à 15h. A l'issue de la projection du documentaire la dette de Nicolas UBELMANN et Sophie MITRANI d'une durée d'une heure environ, j’animerai un petit débat pour préciser les mécanismes et enjeux de la dette.

 

Le Républicain Lorrain m'a interviewé à ce propos :

 

RL-6-avril-2013.jpg

 

[ Cliquer sur l'image pour l'agrandir ]

 

Et a également publié un article pour annoncer l'événement :

 

RL-11-Avril-2013.JPG

 

[ cliquer sur l'image pour l'agrandir ]

 

Nous vous attendons nombreux  !

 

Renseignements auprès de la médiathèque de Forbach

 

4 place Aristide Briand

57600 Forbach

  Tél : 03 87 84 61 90

Email : mediatheque@mairie-forbach.fr  

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