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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 18:50

Le Républicain Lorrain a consacré un article à ma prochaine conférence sur la croissance qui se déroulera le jeudi 11 octobre à 20h00. Ce sera l'occasion de comprendre ce que recouvre précisément le concept de croissance et de s'interroger sur les conséquences d'une croissance forte sur les inégalités, le chômage et la pauvreté entre autres. Pour finir mon exposé, j'aborderai brièvement la notion de décroissance qui est trop souvent mal comprise.

Le public aura alors la possibilité de réagir et de poser toutes ses questions...




                      [ Cliquer sur l'article pour l'agrandir ]

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 10:37

 

 

 

Il est des fois où l'on se demande jusqu'où peut aller la bêtise humaine... C'est ainsi que je viens de lire sur le site internet du Figaro que la Commission européenne n'apprécie que très moyennement les conditions de la recapitalisation bancaire entreprise par le gouvernement français. La célèbre Neelie Kroes, commissaire à la concurrence, s'inquièterait des distorsions introduites par ces aides publiques qui pourraient, selon elle, avantager les enseignes françaises face à leurs concurrentes européennes.

 

Ainsi, Bruxelles voudrait (je cite car il faut l'avoir entendu...) "imposer à toutes les banques aidées - les naufragées comme celles qui restent à flot - de redresser leur bilan, c'est-à-dire de prêter moins en proportion de leurs capitaux propres, fussent-ils renforcés par les deniers de l'État"  (sic !). Là, j'avoue que la Commission européenne m'affole : d'un côté elle nous explique qu'il faut relancer le crédit au sein de l'Union, de l'autre la France devrait prêter des fonds sans obtenir en échange des banques la garantie qu'elles prêteraient plus aux agents économiques. J'avais déjà écrit il y a quelques jours un billet où je m'alarmais que la France se soit contentée de titres subordonnés au lieu d'actions qui auraient permis de participer réellement à la gestion - temporaire - des banques. Mais là, il faut avouer que c'est la cerise sur le gateau : si cette décision est confirmée par Bruxelles, la France aura ainsi injecté 10,5 milliards d'euros d'argent public pour rien du tout ! C'est tellement beau la bureaucratie...

 

Autre information à glacer le sang de n'importe quel ouvrier d'une usine automobile : les six membres du directoire de Porsche ont encaissé 143,5 millions d'euros et, selon certaines rumeurs, le président aurait perçu plus de 77 millions d'euros ( 0,9 % du bénéfice imposable de Porsche), c'est-à-dire 21 346 euros de l'heure selon les calculs du quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung ! Cela représente davantage que les revenus cumulés des quatorze patrons les mieux payés du DAX et plus de 6 000 années de SMIC en France... Comment voulez-vous avec des chiffres aussi effarants, motiver des salariés à travailler ? Arrêtons de nous cacher derrière des explications incongrues pour expliquer ces salaires : il n'y a pas de prime à la productivité dans ce montant, pas plus qu'il n'y a de prime au génie créateur (ce n'est évidemment pas le président du directoire qui crée les véhicules, heureusement d'ailleurs...) ou autres absurdités. Il s'agit tout simplement d'avidité financière !

 

Terminons ce billet et commençons la semaine par ces quelques mots d'Albert Einstein : "deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l'univers, je n'ai pas acquis la certitude absolue" !

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 10:57

 

 

Le ministère de l'emploi vient de faire hier une découverte sensationnelle : non seulement le chômage repart à la hausse avec 4,4 % sur un an (encore qu'il faille nuancer les baisses passées...), mais de plus cette hausse pourrait se poursuivre durant l'année à venir ! Malheureusement, cette découverte n'en est pas une, puisque la plupart des économistes - et des non économistes - avaient anticipé cette envolée du chômage en période de crise. Pour preuve, voici une déclaration du directeur adjoint au département analyse et prévision à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) : "Le chômage va progresser de façon régulière jusqu'à la fin 2009, et ce en raison du fort ralentissement de l'économie française".

 

Voici ci-dessous un graphique issu du site lemonde.fr et qui présente l'évolution du chômage mésuré selon la définition de la DARES. Le chiffre fourni par le ministère ne prend ainsi en compte que le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE en catégorie 1(courbe du bas)...

 

 

 

Néanmoins, il existera des amortisseurs qui permettront d'endiguer ce flot de chômage, au moins partiellement. Tout d'abord, notre omniprésident a ENFIN compris que les contrats aidés qu'il avait supprimés été une nécessité pour relancer l'économie. Il a ainsi (re)créé 100 000 contrats de ce type qui permettront de diminuer d'autant les chiffres du chômage. Ajoutés à une formation adéquate, ces contrats aidés peuvent être une réponse adaptée à ceux qui avaient le plus de mal à retrouver un emploi pérenne.

 

Le deuxième amortisseur, dont on parle peu d'ailleurs, est la moindre progression de la population active. Pour donner un chiffre fourni par l'OFCE, il y a 7 ans, la différence entre le nombre de jeunes qui entraient sur le marché du travail et ceux qui le quittaient, était, en moyenne, de 200 000 personnes. Aujourd'hui nous sommes plus proche des 40 000...

 

Malgré ces amortisseurs qui devraient normalement aider un peu notre économie, nous n'éviterons pas toutes les mesures négatives sur l'emploi. Car, face à un ralentissement, les entreprises réagissent généralement en trois temps. D'abord, elles réduisent le nombre d'heures supplémentaires et recourent au chômage partiel. Si cela ne suffit pas, elles se séparent de leurs intérimaires et ne renouvellent pas les salariés en contrat à durée déterminée (CDD). Et ce n'est qu'après tout cela qu'en général elles procèdent à des licenciements économiques. Mais le salarié qui est confronté à de longues périodes de chômage partiel (que notre omniprésident veut d'ailleurs augmenter tout en prônant l'aberration économique "travailler plus pour gagner plus"...), peut-il véritablement s'attendre à un avenir radieux ? Ne finit-il pas plutôt par se dire qu'il se trouve dans l'antichambre du licenciement qui arrivera tôt ou tard ? D'après ce que j'ai pu constater, c'est ce sentiment qui semble prédominer dans la plupart des usines touchée par le chômage partiel...

 

Pour chiffrer le chômage partiel, on estime à environ 100 000 les salariés confrontés à cette baisse forcée du temps de travail. C'est moins que durant les autres crises (voir le graphique ci-dessous qui est une infographie issue du site lemonde.fr) :

 

 

 

J'avance que ce chiffre remarquable est dû à la mise en place des 35h dans les entreprises. En effet, dans le cadre actuel, ce sont des jours de RTT qui passent pour l'instant à la trappe et évitent ainsi une perte trop conséquente de salaire. Mais, bien entendu, si la crise devait se prolonger trop longtemps, ce mécanisme ne permettrait plus d'amortir le choc, et les pertes de salaire liées au chômage partiel seraient importantes. Rappelons à cet effet que l'accord interprofessionnel du 21 février 1968 fixe le montant minimum de l'indemnité de chômage technique à au moins 50 % du salaire brut, avec un plancher normalement proche du smic. Mais ce plancher n'a pas été réévalué depuis 1993 et se situe aujourd'hui à 4,42 euros par heure, soit à peine plus que la moitié du SMIC ! L'Etat participe à hauteur de 2,13 euros pour les entreprises de plus de deux cent cinquante salariés et 2,44 euros pour les autres. Le solde reste à la charge de l'employeur...

 

En définitive, la crainte d'une récession plus longue que prévue alimente les anticipations négatives et déprime encore un peu plus chaque jour la demande et finalement l'offre. L'année 2009 risque ainsi fort d'être bien plus noire que 2008...

 

 

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 12:48

 

 

 

Le sommet du G20 qui s'est tenu la semaine dernière devait permettre de trouver une solution globale à la crise. Cela devait notamment passer, comme je l'avais expliqué dans ce précédent billet, par une plus grande régulation de la finance et par une meilleure coopération avec les pays émergents. J'émettais très tôt des doutes quant à la possibilité de parvenir à une conclusion efficace (et applicable...), car de trop nombreuses voix discordantes se sont fait entendre : je pense bien évidemment au président américain qui la veille du sommet rappelait sa croyance absolue en la doctrine libérale !

 

Et bien, je ne m'étais pas trompé sur le résultat : beaucoup de déclarations d'intentions, mais aucune solution pratique... Les chef d'état n'ont fait que décrire les mécanismes existants et insister sur la nécessité de mieux encadrer la finance internationale. Or, cela nous le savions déjà et quasiment tout le monde (à part nos amis américains et quelques paradis fiscaux...) était d'accord sur ce point. Ce que nous attendions tous, c'était le moyen - oserais-je dire le protocole ? - d'aboutir à une meilleure régulation de la finance. Mais sur ce point, il n'y a rien eu, et les chefs d'état ont ainsi promis de se revoir en avril à Londres. Je le répète donc, il n'y a aucune avancée sur le sujet, ce qui ressort parfaitement du communiqué final qui n'est rien d'autre qu'une suite de banalités !

 

Mais comme toujours, ces sommets sont vus différements selon qu'on observe les résultats avec le prisme politique ou économique. Ainsi, pour vous permettre de comparer, voyez comment le journal de France 2 évoque les grande avancées du G20, tandis qu'au même moment les économistes se lamentent sur la pauvreté du communiqué final (texte en anglais de Dani Rodrik, célèbre économiste de Harvard).

 

 

 

 

Edifiant, n'est-ce pas ? Tout cela prêterait à rire si l'enjeu n'était pas si grand : en refusant d'agir immédiatement, on laisse la finance s'enfoncer un peu plus dans sa logique de domination sauvage de la vie économique, et cela débouchera inévitablement sur d'autres crises dans les années à venir !

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 11:09

Ma dernière conférence sur la crise, donnée à l'Université Populaire de Forbach, a été suivie par deux télévisions locales. L'une d'entre-elles (TV8) vient de me consacrer un petit reportage de 4 minutes dont vous trouverez le lien ci-dessous en cliquant sur la photo :





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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 14:02

La conférence que j'ai donnée jeudi 13 novembre à Forbach sur la crise a attiré près de 60 personnes. Les questions furent nombreuses et précises, témoignant par là de la volonté du public de comprendre les mécanismes qui sont à l'oeuvre dans cette crise. Initialement prévue pour durer 1h30, la conférence, qui a débuté vers 20h, s'est terminée aux alentours de 22h30 ! Je tiens par conséquent à remercier chaleureusement les personnes de l'auditoire pour leur participation, et j'aurai plaisir à les retrouver le jeudi 11 décembre à 20h pour une conférence sur le thème de la croissance...

En dehors de cela, je rappelle aux auditeurs du cafet'eco de Sarreguemines que le prochain rendez-vous/débat, prévu initialement le mercredi 19 novembre, est reporté au mercredi 26 novembre à 18h30. En effet, je participe mercredi à la semaine de la finance organisée par l'ISEG Strasbourg. J'interviendrai pour expliquer comment l'on crée un portefeuille boursier en fonction de certains choix stratégiques et techniques. Vous pouvez retrouver le programme de cette manifestation en cliquant sur l'image ci-dessous :


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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 10:57




A la veille de la réunion du G20 qui se déroulera à Washington, j'ai souhaité écrire un petit billet pour en décrire les tenants et aboutissants. En effet, la finalité ultime de ce sommet est officiellement de chercher à réformer la finance pour éviter qu'une nouvelle crise se reproduise. Vaste entreprise ! Plus prosaïquement, ce sommet, à l'instar des précédents, risque de n'être qu'une réunion de plus actant les divergences d'opinions sur le sujet.  Car comment concilier les visions (souvent dogmatiques) de la Chine, des Etats-Unis, et de la France par exemple ?

Rappelons tout d'abord que le G20 est composé des pays industrialisés du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) – auxquels se joint l'Union européenne – et des principaux pays émergents : Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique, Russie et Turquie. Pour donner un ordre de grandeur, le G20 représente environ 85 % de la richesse et les deux tiers de la population du monde (voir la carte ci-dessous issue d'une infographie du journal Le Monde. Cliquer dessus pour l'agrandir...).




Quelles sont donc les principales régulations qui seront débattues à ce sommet ? Tout d'abord, il y a la volonté de réguler les hedges funds, ces fameux fonds spéculatifs qui échappent à tout contrôle prudentiel et misent des sommes colossales en utilisant l'effet de levier. Sachant que la plupart d'entre-eux sont implantés fiscalement dans des paradis fiscaux, il devient important de lever le secret qui caractérise ces places financières dont l'ONG Transparency International évalue à 10 000 milliards de dollars les fonds gérés. Une place non négligeable sera ensuite accordée à des propositions de modification des normes comptables qui aggravent notamment les dépressions à cause du principe d'estimation des actifs au prix du marché. Cela ira de pair avec un débat sur la remise en cause de la pratique actuelle de la titrisation qui fut la courroie de transmission de la crise des subprimes à l'ensemble des compartiments financiers. Et bien entendu se posera la question d'un régulateur mondial de type FMI...

Il y a donc beaucoup d'idées intéressantes au menu... Mais déjà de nombreuses déclarations de dirigeants politiques commencent à sonner faux dans l'harmonie internationale que l'on cherche à nous vendre. J'en veux pour preuve le discours de George W. Bush qui marque très nettement sa différence avec notre omniprésident français. Je vous laisse apprécier ces mots du président américain : "Si les réformes s'imposent absolument dans le secteur financier, la solution à long terme aux problèmes actuels est une croissance économique soutenue, et le chemin le plus sûr vers cette croissance, ce sont des marchés libres et des gens libres. Nous devons reconnaître que l'intervention gouvernementale n'est pas un remède universel,
cette crise n'est pas l'échec de l'économie de libre marché. Et la réponse n'est pas de réinventer ce système."

Que dire de plus face à un tel discours politique qui nie la réalité de l'échec ? Si le Trésor américain nationalise des banques, c'est pourtant bien parce l'absence de régulation forte a permis aux banquiers de prendre des risques inconsidérés pour augmenter leurs profits ! Mais il est vrai qu'il est bien difficile d'admettre que le libéralisme économique a échoué. Si aucune décision majeure n'est prise à ce sommet, on se contentera de panser les plaies de cette crise et on attendra gentiment que la prochaine éclate dans quelques années !

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 10:21




J'avais expliqué dans un précédent billet combien les conditions de crédit auprès des banques s'étaient resserrées tant pour les particuliers que pour les entreprises. J'avais également réagi au "pacte moral" que notre omniprésident avait passé avec les grandes banques au moment de leur sauvetage : celles-ci, en échange de fonds, devaient s'engager à faire progresser l'encours de crédit de 3 à 4 % par an auprès des agents économiques privés. Or, il semblerait que dans les faits elles soient peu enclines à prêter de l'argent, à tel point que le chef de l'Etat les a convoquées à l'Elysée, en présence des préfets et des trésoriers payeurs généraux désormais chargés de surveiller l'encours des prêts accordés aux PME et aux particuliers. Notre Premier ministre était même allé jusqu'à menacer les banques d'une nationalisation partielle si elles ne respectaient pas leurs engagements...

Qu'en est-il donc au niveau des chiffres ? Depuis novembre 2006, la distribution de crédits à l'habitat n'a cessé de décroître. Fin août 2008, les banques avaient, sur douze mois, accordé 125,4 milliards d'euros de prêts, un montant en baisse de 15,8 %, par rapport à la même période de 2007.  Le Crédit Logement, qui est un organisme de caution, constate en octobre 2008 un taux moyen de prêts (hors assurance et coût des sûretés) de 5,15 % contre 4,98 % en août et affirme que ce taux croît pratiquement de 0,10 %, chaque mois, depuis janvier ! On assiste par conséquent à un double mouvement néfaste pour l'économie : le crédit est devenu rare mais aussi très cher ! En général, cela est couplé avec une baisse de la durée de prêt qui elle aussi vient faire pression sur les mensualités de remboursement. Le courtier Empruntis a ainsi calculé que la seule hausse des taux a, en dix mois, exclu du marché environ 20 % des clients potentiels. Le résultat est alors clair : les achats de logements ont chuté de 25 % dans l'ancien et près de 35 % dans le neuf...

Certains ont espéré que la baisse des taux de la BCE apporterait une bouffée d'oxygène au marché du crédit. Malheureusement, en plus de ne pas avoir été assez substantielle, certains économistes pensent que cette baisse a déjà été partiellement intégrée dans les taux à longs terme. Au vu du temps nécessaire pour qu'une modification des taux à court terme s'impute sur les taux à long terme, il faudra attendre quelques mois avant de savoir si cette baisse a porté ses fruits.

Du côté des entreprises, ce n'est guère plus réjouissant puisque, en particulier, de nombreuses PME ont des difficultés d'accès au crédit. Le médiateur mis en place par le gouvernement recense déjà plusieurs centaines d'entreprises victimes du resserrement des conditions de crédit de leur banque. Pour les plus grandes entreprises, celles qui ont accès au marché obligataire, l'horizon est lui aussi sombre d'autant plus que la dette nette des groupes du CAC 40, hors valeurs bancaires, a bondi de 25 % en deux ans, à environ 250 milliards d'euros en 2008 ! Celles qui veulent aujourd'hui lever de la dette sur le marché obligataire en euros doivent offrir une prime de 4,5 % par rapport à de la dette souveraine, contre 0,7 % il y a deux ans, ce qui amène à servir du 8 % ! Ce qui exclut d'office les sociétés les moins bien notées. On peut donc craindre le pire pour les sociétés de la catégorie "non-investment grade" qui pourraient connaître de sérieuses difficultés de refinancement...

Il va donc falloir surveiller la distribution du crédit de très près si l'on ne veut pas que le plan de sauvetage français, au demeurant de bonne qualité, ne se retrouve sans effet réel !


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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 14:18

Jeudi 13 novembre 2008, j'animerai une conférence sur la crise économique mondiale qui sévit actuellement. Il s'agira d'expliquer l'origine de cette crise puis, après avoir montré les moyens de transmission de celle-ci à l'ensemble du secteur financier et à l'économie réelle, de donner des pistes de réflexion sur le sauvetage de l'économie et les réformes possibles.

Cette conférence débutera à 20h à l'Université Populaire de Forbach (salle Berlin du Burghof). Vous trouverez les détails en lisant l'article que le Républicain Lorrain y a consacré :




                 [ Cliquer sur l'article pour l'agrandir]

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 11:03




Aujourd'hui un peu de détente et par conséquent un billet un peu plus léger, mais dans l'air du temps. On vient en effet de me faire parvenir un lien vers une petite video qui fait fureur dans les banques ces derniers jours. Je vous laisse écouter pour comprendre pourquoi les banquiers et financiers trouvent cette chanson fort à propos...



ON SERA TOUS AU RMI
envoyé par chezwat

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