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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 18:22

 

affiche_Passe_ton_bac_d_abord_1978_1.jpg

 

Le mois de juin est traditionnellement rythmé en France par deux grands événements : la fête de la musique et la fête du baccalauréat (que certains qualifient d'examen) ! Si la première est une institution depuis 1982, la seconde date - du moins pour sa forme moderne - d'un décret organique pris le 17 mars 1808 sous le Ier Empire. Ce diplôme, tant convoité, présente la particularité de sanctionner la fin des études secondaires et d'ouvrir l'accès à l'enseignement supérieur, en ce qu'il constitue toujours encore le premier grade universitaire même si bon nombres d'impétrants l'ont oublié ou ne l'ont jamais su...

 

L'Éducation nationale s'enorgueillit chaque année d'amener près de 64 % des jeunes d'une génération à avoir un baccalauréat. Ainsi, en 2006, selon l'enquête sur les résultats aux examens pour la France métropolitaine, il y a eu 64,3 % de bacheliers dans une génération se répartissant de la sorte : 34,8 % dans une série générale, 17,2 % dans une série technologique et 12,3 % dans une série professionnelle (cliquer sur le tableau ci-dessous pour l'agrandir)


 

Proportions de bacheliers dans une génération par type de baccalauréat en % (France métropolitaine)

 

bacheliers.jpg[ Source : Ministère de l'Éducation nationale ]

 

 

Entre 2006 et 2009, on assiste à ce qui ressemble plus ou moins à une stagnation du nombre de bachelier, qui s'explique par le haut niveau atteint à cet examen : en France métropolitaine et dans les DOM, avec 625 700 candidats et 539 100 admis, le taux de réussite au baccalauréat 2009 est de 86,2 % ! On est bien loin des 21 malheureux récipiendaires de 1808... Globalement, tous baccalauréats confondus, les filles réussissent légèrement mieux que les garçons.


 

Évolution du nombre d'admis au baccalauréat (France métropolitaine + DOM)

 

bacheliers2.jpg

[ Source : Ministère de l'Éducation nationale ]

 

 

Qu'en est-il pour le cru 2011 ? La réponse en image (cliquez sur l'image pour l'agrandir):


 

bac.jpg

 

[ Source : www.lanouvellerepublique.fr ]

 

 

Il est à noter que pour l'examen 2011, on assiste à une augmentation sensible (+36 % par rapport à 2010) des candidats inscrits au baccalauréat professionnel. Cela fait suite à la réforme de la voie professionnelle en 2009, le baccalauréat professionnel se préparant désormais en trois ans après la troisième, le but étant bien entendu de "faire" du bachelier. Au total, toutes filières confondues, cet examen nécessite 4 880 sujets pour 642 235 candidats dans 4 428 centres d’examen, et 162 000 correcteurs pour les 4 millions de copies ! Soit un coût d'environ 50 millions d'euros !

 

Après ces longs prolégomènes, revenons au coeur de mon billet : l'attente méritocratique liée au bac. Car c'est au fond la seule et unique question qui se cache derrière les cris d'orfraie qui ont été poussés suite à la divulgation de certains sujets du prestigieux bac S. Immédiatement on a vu fleurir des sites réclamant par pétition l'annulation de l'épreuve de Mathématiques de la filière S, l'exercice de probabilités ayant été divulgué sur un site pour adolescents jeuxvideo.com. Depuis, des soupçons sur la divulgation des sujets d'anglais et de physique au bac S se sont fait aussi jour. Je passe du reste sur l'absurdité de la circulaire prise par le ministre, qui recommande "de porter une attention particulière, lors des délibérations, aux candidats dont la moyenne générale est à un point d'un des seuils décisifs". En effet, elle risque de créer encore plus de dégât lorsqu'un candidat du bac L sera recalé avec une moyenne de 9,8/20 tandis que son voisin du bac S pourra obtenir la clémence du jury avec 9/20... 

 

Pourquoi conserve-t-on donc en l'état un examen qui ne doit son peu de lustre actuel qu'à l'existence de la série scientifique, et qui ne constitue plus depuis longtemps une passerelle vers les études supérieures (les dossiers d'inscriptions étant déjà clos au moment de l'examen) ? On entre là en plein dans la question de l'égalité, souvent mise en avant par les tenants du maintien de l'examen, ces derniers faisant valoir qu'un bac national est le meilleur garant de l'égalité des chances entre les élèves des lycées situés en ZEP et ceux des grands lycées parisiens. Toujours est-il que derrière ces nobles ambitions, personne n'est dupe que l'affaire des fuites n'aurait certainement pas eu cette ampleur s'il s'était agi d'une filière professionnelle ou technologique. De plus, plus personne ne peut réellement soutenir que tous les baccalauréats se valent pour la poursuite d'études ou l'insertion professionnelle (la question de l'insertion professionnelle avec le bac étant devenue quasiment caduque aujourd'hui). Et je ne sais combien d'élèves j'ai pu rencontrer qui ont choisi la filière S pour s'assurer un choix plus large de possibilités après le baccalauréat, certains détestant même les Mathématiques ! Quant aux différences entre établissements, il suffit de voir les déserts que l'assouplissement de la carte scolaire est en train de construire pour saisir les énormes inégalités qui existent entre lycées, quand bien même les examens sont les mêmes.

 

Non que je sois élitiste (encore que ce mot a été devoyé de nos jours), mais je constate que les exigences pour l'obtention du précieux sésame ne cessent de baisser au point d'aboutir à des situations ubuesques, comme cet élève qui avait obtenu plus de 20/20 de moyenne générale eu égard aux options bonifiées, ce qui transforme de facto le baccalauréat en vaste champ stratégique où chacun cherche à passer la matière qui assure le plus de points - et donc par là même la mention - sans tenir compte des aspirations des élèves. Ajoutez à cela une bonne dose d'officines à bac qui permettent à ceux qui en ont les moyens de s'offrir des compléments ou un soutien utiles, et vous obtiendriez le bac du XXIe siècle.

 

Pour en revenir à l'égalité des chances, très en vogue en ce moment, je dirais simplement qu'elle possède deux facettes qui en font un objectif ambitieux et dangereux à mener sans conditions préalables. Tout d'abord, côté pile, elle consiste à offrir à tous la possibilité d'occuper les meilleures places en fonction des capacités de chacun, ce qui suppose la suppression des discriminations. Mais côté face, on oublie souvent que cela signifie aussi que puisque toutes les places sont ouvertes à tous selon le mérite, les inégalités en deviennent dès lors acceptables et même justes ! Ce qui peut facilement déboucher sur une conclusion fallacieuse du type : celui qui a échoué en est responsable puisque tous avaient la même chance au départ. Un peu court dans une société où le capital économique (mais aussi social et culturel) d'un individu est encore largement issu de l'héritage familial, comme le décrivait avec brio Pierre Bourdieu dans son livre les héritiers... écrit en 1964 !

 

Je pense donc, à l'image du sociologue François Dubet, dont je conseille l'excellent livre les places et les chances, aux éditions du Seuil, qu'il faut s'intéresser avant tout à l'égalité des places pour ensuite aboutir à une véritable égalité des chances, les possibilités de s'élever dans la structure sociale (égalité des chances) étant d'autant plus grandes que la distance entre les places est resserrée (égalité des places). Sinon, on se condamne à reproduire les mêmes schémas qui créent des fossés entre les individus, en favorisant l'insertion d'un petit nombre d'élèves dans de grandes écoles au détriment de l'immense majorité à laquelle les politiques économiques et sociales se doivent également d'apporter une réponse concrète aux questions de la formation et de l'emploi. Et je ne parle même pas des différences abyssales de salaires que l'on semble tolérer dans nos sociétés au nom de la méritocratie...

 

Au final, si j'ai coordonné cette année un atelier d'aide aux devoirs au prix modique (6 € par an pour deux séances par semaine !), c'est bien d'abord parce que je souhaite que de nombreux élèves aient leur brevet des collèges ou leur baccalauréat, mais surtout pour qu'ils apprennent des méthodes de travail et des savoirs qui leur serviront à comprendre le monde et à créer leur parcours, et celui de toute une génération, par-delà les grands discours sur l'égalité supposée des chances !

 

 

N.B1 : je serai absent au début de la semaine prochaine, car je suis membre du jury d'admission dans les grandes écoles d'ingénieurs. Néanmoins, je chercherai à répondre au plus vite aux emails et commentaires.

 

N.B2 : mes collègues d'histoire et géographie du site "les clionautes" ont réservé une critique très positive à mon livre le dictionnaire révolté d'économie. Celle-ci est visible sur leur site.

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 10:53

simpsons-nucelaire-japon.jpg

 

L'État français vient clairement de montrer qu'il souhaitait reprendre la main dans le dossier du nucléaire, en remplaçant Anne Lauvergeon par Luc Oursel, un des trois directeurs généraux délégués d'Areva, malgré la contre-offensive interne lancée par les membres du comité exécutif, qui ont remis une lettre à Jean-Cyril Spinetta (président du conseil de surveillance d'Areva) pour faire part de leur souhait de garder Anne Lauvergeon à ses fonctions.

 

Mais depuis que le Président de la République préside le Conseil de politique nucléaire (CPN), le poids de l'État devient très important dans la filière nucléaire (à tort ou à raison d'ailleurs, des arguments pertinents sont évoqués de part et d'autre) et personne n'est dupe qu'Anne Lauvergeon paye certainement tout à la fois son inimitié avec le chef de l'État et sa volonté de conserver l’indépendance d'AREVA vis-à-vis d'EDF dans la mise en place de la grande filière nucléaire à la française.

 

Mais qu'en est-il du réacteur EPR de troisième génération ? Après l'échec cuisant d'Abou Dhabi en 2009, où la France a perdu un contrat de 20 milliards de dollars en raison de dissensions entre Areva et EDF notamment, l'EPR est désormais présenté comme un réacteur plus cher... mais plus sûr ! Mais je ne suis pas certain que dans le contexte de l'après-Fukushima, un tel argument puisse avoir un quelconque poids à court terme. D'autant qu'avant même la catastrophe au Japon, AREVA n'avait réussi à vendre que trois exemplaires de son réacteur (2 en Chine et 1 en Finlande, avec des retards de construction qui se chiffrent désormais en années et en milliards d'euros...).Et le récent rejet de l'énergie nucléaire par les Italiens, lors d'un référendum qui tenait surtout lieu de rejet de la politique de Berlusconi, ne fait qu'ajouter à la morosité d'EDF et AREVA qui espéraient pouvoir exporter plusieurs EPR dans ce pays, après le coup dur de l'annonce par l'Allemagne de l'abandon de l'énergie nucléaire à l'horizon 2022.

 

Avant de nous intéresser aux conséquences économiques de cet abandon de l'énergie nucléaire, je laisse au lecteur le soin d'examiner les graphiques ci-dessous, qui montrent la part de chaque source d'énergie dans la demande mondiale d'énergie primaire et son évolution sur long terme :

 

Part de chaque source d'énergie dans la demande mondiale d'énergie primaire

 

WorldPrimaryEnergySupply.gif[ Source : Agence Internationale de l'Énergie ]

 

 

Evolution constatée de la consommation totale d'énergie commerciale (c'est-à-dire hors bois), depuis 1860
en millions de tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11600 kWh)

 

consommation_energie_monde.jpg

 

[ Source : Manicore, 2003 ]

 

La sortie du nucléaire décidée par l'Allemagne aura de nombreuses conséquences qu'Élie Cohen a bien expliquées :

 

* la France va devenir malgré le grand exportateur d'énergie nucléaire de l'Europe, ce qui nécessitera la construction et le renforcement des réseaux transfrontaliers de transport d'électricité.

 

* les pays sortant du nucléaire et qui misent sur les énergies renouvelables vont accroître leurs importations d’énergie nucléaire provenant principalement de la France, essentiellement pour sécuriser les sources intermittentes de production d’énergie (éoliennes, solaire). Les politiciens allemands pourront toujours arguer qu'ils n'ont plus de centrales nucléaires, mais omettront certainement de dire qu'ils importent de ce fait de l'énergie nucléaire du voisin...

 

* la dépendance de l'Union européenne au gaz russe va  se renforcer (ainsi que sa dépendance aux énergies fossiles)

 

* le prix de l’énergie pour le consommateur va probablement s'élever rapidement

 

Bref, les gouvernants devraient plutôt s'intéresser à la manière d'économiser de l'énergie par des changements structurels de consommation énergétique, avant de vouloir simplement et de manière utopique substituer une source à une autre. Bien entendu, à ces considédations purement économiques vient se greffer la question primordiale de la sécurité. Mais celle-ci doit être traitée de manière rationnelle et non sur le coup d'une émotion.

 

Quant au projet de réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER), celui-ci reste pour l'instant dans les limbes et la première expérience à Cadarache est désormais repoussée à... 2020 au plut tôt ! Ce qui n'a pas empêché d'engloutir 16 milliards d'euros pour la construction de l'infrastructure, contre 5,8 prévus au lancement en 2001, l'Union européenne étant à la peine pour verser sa contribution qui s'élève à 45 %. La Commission européenne n'étant jamais à court d'une mauvaise idée, elle avait proposé de prélever les 1,3 milliard d'euros nécessaire pour le financement supplémentaire des 2 prochaines années sur les budgets européens de la recherche et de l'agriculture. Elle avait juste oublié que le budget européen était ridiculement maigre et que le soutien aux agriculteurs suite à la sécheresse et la bactérie E.coli allait engloutir des centaines de millions d'euros !

 

Mais nous devrions nous rassurer, car d'après ce que l'on peut lire dans les communiqués de presse de l'ITER, le personnel fait un effort de son côté et ne voyage plus qu'en classe éco ! Si le coeur vous en dit, vous pouvez même suivre l'avancement du chantier par webcam sur leur site, à condition d'être patient pour voir une évolution significative jusqu'en 2020 à la vitesse d'un rafraîchissement de l'image toutes les 10 secondes...

 

Enfin, se pose aussi - et surtout comme nous l'avons dit plus haut - la question de la sécurité des installations, que Monsieur Besson semble vouloir éluder d'un revers de micro sur M6 :

 

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 10:56

 

ancienne television

 

En cette période économique trouble où les propositions fleurent bon le populisme et où les petites phrases sont à la une des journaux, il devient indispensable pour les citoyens de récupérer le débat économique et soulever les vraies questions. C'est tout l'objet des conférences que je donne dans le cadre notamment de l'Université du Temps Libre de Metz et des Universités Populaires, mais aussi des deux cafés économiques que j'anime à l'UPSC de Sarreguemines. Pour ces derniers, que nous avons baptisés "la cafet'éco" puisque les rencontres ont lieu dans la cafétéria d'un IUFM, je choisis les thèmes de façon à susciter la discussion et le débat : "le blanchiment ou l'art de retraiter l'argent sale" et "la pauvreté est-elle acceptable dans une société toujours plus riche ?" la semaine dernière, "le FMI : arme de destruction massive de l'économie ?" et "la Bourse : un casino pour riches ?" demain soir...

 

Il s'agit pour moi de donner des définitions simples mais précises des concepts économiques, afin que chaque auditeur puisse se les approprier pour ensuite en débattre ou à tout le moins mieux comprendre l'actualité. C'est dans cette optique que j'ai écrit le dictionnaire révolté d'économie qui fait de plus en plus parler de lui, car il se veut un livre non conventionnel et surtout non consensuel. J'ai ainsi eu le droit à des articles dans plusieurs journaux (Le télégramme, le Républicain Lorrain,...) et j'ai été invité sur les plateaux de télévision de TV8 et France 3.

 

Dernière intervention en date, ce vendredi 10 juin j'ai été l'invité de Mirabelle TV où j'ai pu m'exprimer pendant une dizaine de minutes. Vous pouvez voir cette vidéo en cliquant sur l'image ci-dessous (je m'exprime vers la 10e minute et jusqu'à la fin de l'émission). Vous constaterez que j'ai été cette fois affublé d'un titre "d'écrivain", pamphlétaire eût probablement été plus précis pour ce livre bien particulier, à défaut de dire plus prosaïquement que j'enseigne l'économie et la finance :

 

  Raphael-Mirabelle-TV-10-juin-2011.jpg

 

N'oubliez pas enfin que vous pouvez suivre l'aventure du dictionnaire révolté d'économie sur la page Facebook qui lui est consacrée. Merci enfin à tous ceux qui me suivent, m'écrivent ou participent à mes conférences !

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 12:24

 

national_debt_clock_110128_main.jpg

 

Pour ma dernière conférence de l'année universitaire 2010/2011 à l'Université du Temps Libre de Metz, j'ai décidé de parler... des plans de rigueur. Il est vrai que les auditeurs avaient à coeur d'en comprendre les tenants et aboutissants et m'avaient demandé, suite à ma conférence sur la dette publique, de revenir pour parler ce point précis.

 

Le public fut à nouveau nombreux et s'est montré très intéressé par cette problématique, au point que je n'ai pu répondre à toutes les questions même en restant une heure de plus ! Le Républicain Lorrain nous avait envoyé une journaliste pour couvrir ma présentation, dont voici l'article :

 

RL-28-Avril-2011.JPG

 

[ Cliquer sur l'image pour l'agrandir ]

 

Il est vrai que je m'exprime beaucoup sur cette question en ce moment, car je répète à l'envi qu'il s'agit autant d'une question économique que sociale et politique ! Si certains avaient encore des doutes, je les invite à jeter un oeil de l'autre côté de l'Atlantique où les États-Unis sont en passe de montrer que, même en temps de crise, les partis politiques n'arrivent pas à s'entendre sur les réponses économiques à apporter (ce qui, en un sens, prouve que le consensus que l'on nous vend en France au sujet de la dette et que je dénonce dans mon dictionnaire révolté d'économie, n'est en réalité qu'une façade pour imposer des vues politiques et économiques idéologiques...).

 

En effet, le débat entre républicains et démocrates porte actuellement sur le relèvement du plafond de la dette publique, qui vient d'être pulvérisé au moi de mai (14 294 milliards de dollars !). Le Congrès a jusqu'au 2 août pour se mettre d'accord sur un relèvement du plafond, sachant que le déficit budgétaire américain devrait atteindre environ 1 600 milliards de dollars cette année et que les discussions portent sur quelque 2 400 milliards de dollars supplémentaires, qui doivent permettre à l'État fédéral de poursuivre ses opérations jusqu'à la fin 2012. Or, d'un côté des républicains seraient prêts à prendre le risque d'un défaut souverain (sic !), tandis que de l'autre des démocrates commencent à se rallier à ceux qui exigent des réductions drastiques dans les dépenses publiques. Voilà notamment pourquoi le programme Medicare (assurance santé pour les personnes âgées) est désormais sur la sellette.

 

Il faudra un jour prendre quelques minutes pour expliquer aux militants du GOP (Great Old Party, parti Républicain) et à ceux du Tea Party (et tant qu'à faire aussi à ceux du parti démocrate qui visiblement n'y comprennent rien) qu'un défaut du premier emprunteur mondial - qui de surcroît dispose aussi de la monnaie de réserve internationale - menacerait tout le système monétaire et financier mondial ! Curieusement, les jusqu'au-boutistes américains comprennent bien la notion de risque systémique lorsqu'on parle des banques (et sont même prêts à communier ensemble pour sauver des institutions financières et des assureurs comme Fannie Mae ou AIG), mais semblent avoir plus de mal dès qu'il s'agit de l'économie réelle...

 

Pourtant, il leur suffirait de lire les chroniques de Paul Krugman, prix Nobel d'économie, pour se faire une idée des catastrophes économiques et sociales qui découleront de ces plans de rigueur. Celui-ci cite en effet désormais l'Europe en exemple pour expliquer à ses concitoyens américains que les plans de rigueur constituent une politique économique inefficace et mortifère ! Mais il est vrai qu'il "n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, et qu'il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre"...

 

 

N.B : après avoir été invité sur les plateaux de télévision de TV8 et France 3, je serai ce vendredi 10 juin l'invité de Mirabelle TV à partir de 18h30. N'oubliez pas enfin que vous pouvez suivre l'aventure du dictionnaire révolté d'économie sur la page Facebook qui lui est consacrée.

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 11:08

 

greek-economy-crisis2.jpg

 

Un événement médiatique en chassant un autre, la négociation sur le nouveau prêt à accorder à la Grèce a été oubliée au profit de la chasse à la bactérie tueuse à qui le tsar russe a promis la Bérézina sur son territoire. Désormais, en effet, les experts de la santé recommandent aux touristes qui font un détour par l'Allemagne d'éviter de consommer des tomates, des concombres ou des salades crus.

 

podcast_radiozapping.jpg

 

[ Cliquer sur l'image pour écouter ]

 

ECEH (Escherichia coli entérohémorragique), puisque tel est son nom, est dès lors en passe de devenir aussi célèbre que H1N1 l'année dernière, et prouve à nouveau d'une part qu'une hystérie collective est en marche, d'autre part que l'Union européenne a toujours autant de mal à assurer la tracabilité de ses flux d'échanges. La preuve nous en est donnée tant au niveau des capitaux où l'argent s'évade toujours encore tranquillement en Suisse ou à Jersey en passant par la City de Londres, qu'au niveau des marchandises où l'Allemagne a un peu vite accusé l'Espagne d'être responsable de tous ses maux avant de se raviser et de proposer d'indemniser les agriculteurs ibériques qui ont vu leurs ventes chuter.

 

Pour en revenir à la Grèce, les voyants sont en train de passer tous au rouge depuis quelques semaines :

 

* 3 semaines après Standard & Poor's, Moody's vient de dégrader la note souveraine de la Grèce estimant que le risque de défaut s'élevait à environ 50 %...

 

* le rendement de ses titres de dette atteint 15 % par an sur dix ans, 23 % sur deux ans !

 

* malgré toutes les mesures d'austérité prises depuis quelques mois, le déficit public de la Grèce a atteint 10,5 % du PIB en 2010, soit plus que les 9,4 % attendus, et la dette 142,8 % du PIB... 

 

* rappelons aussi que la Grèce a un vrai problème de recouvrement de l'impôt, les plus riches ayant eu tendance à laisser leurs capitaux s'évanouir vers des cieux plus cléments...

 

* la troïka, c'est-à-dire l'ensemble des bailleurs de fonds de la Grèce (UE, FMI, BCE), doit publier d'ici ce soir son rapport d'évaluation des finances grecques, ce qui devrait déboucher sur un nouveau plan d'aide de 60 à 70 milliards d'euros sur 3 ans... en contrepartie d'un nouveau plan de rigueur de 6,4 milliards d'euros ! On imagine les conséquences économiques, mais également sociales et politiques d'autant qu'un appel à la grève générale a de nouveau été lancé suite aux privatisations massives qui sont envisagées.

 

* la nouvelle aide prévue serait ventilée de la sorte : 10 milliards d'euros fournis par le FMI, 20 milliards par l'UE, la Grèce devant se débrouiller seule à trouver les 25 ou 30 milliards qui restent (aide-toi et le ciel t'aidera disait l'adage). Pour ce faire, il s'agirait officiellement de mettre les investisseurs privés à contribution en faisant en sorte qu'ils maintiennent leur exposition à la dette grecque... mais de façon volontaire précise-t-on en haut lieu ! Plus exactement, les instances européennes vont implorer les banquiers pour qu'ils n'exigent pas de remboursement anticipé et qu'ils acceptent même de prolonger leur exposition (en achetant de nouveaux titres) une fois les titres arrivés à expiration. C'est ce que l'on appelle  "l'initiative de Vienne".  Mais en fait d'initiative, il s'agit surtout d'intérêts partagés et bien compris...

 

* face à ces dangers, les particuliers commencent à retirer leurs dépôts bancaires, que ce soit pour les placer ailleurs ou pour faire face aux difficultés grandissantes de la vie. Ainsi, on estime qu'entre décembre 2009 et mars 2011, les ménages auraient retiré au bas mot 16 % de leurs avoirs, ce qui représente environ 50 milliards d'euros ! Mais il ne faut pas non plus négliger ceux qui retirent leurs fonds pour échapper aux investigations du fisc local...

 

 

En définitive, tout ceci ne peut cacher la situation intenable de l'économie grecque, qui tôt ou tard devra restructurer sa dette si elle veut retrouver des marges de manoeuvres. Les investisseurs privés enregistreront alors des pertes, qu'il est immoral de chercher à éviter en faisant payer tous les contribuables pour les risques pris par une minorité de très riches. Didier Reynders, ministre des finances de la Belgique et candidat potentiel à la direction du FMI si Christine Lagarde devait se prendre les pieds dans le Tapie, a fait au reste fait preuve d'une grande clairvoyance en déclarant que "le but n'est pas de faire en sorte que le malade meure guéri".

 

Pourtant, il me semblait que la Belgique était également dans le collimateur des agences de notation, l'agence de notation Fitch ayant fait trembler la Belgique en abaissant non pas la note de sa dette mais sa perspective de "stable" à "négative", en raison essentiellement de la difficulté de la Belgique à parvenir à équilibrer ses comptes publics au regard de sa situation politique...


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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 12:13

ancienne_television.jpg

Mardi 24 mai, j'ai été invité sur le plateau de France 3 Lorraine pour parler de mon dernier livre le dictionnaire révolté d'économie. Le journaliste, Thierry Gelhaye, a décidé de présenter 3 définitions de mon livre, le hasard n'ayant certainement pas été son critère de choix déterminant : FMI, salaires des grands patrons et télévision.

 

Il est vrai qu'en plus des plans de rigueur, l'affaire DSK a beaucoup fait parler du FMI auquel j'avais consacré plusieurs billets déjà. En ce qui concerne les salaires exorbitants - et injustifiables ! - des grands patrons, je ne compte plus les billets où j'ai développé cette question, par exemple ici ou . Quant à la télévision, le décerveleur pape de l'audimat Patrick Le Lay ne déclarait-il pas dans le livre Les dirigeants face au changement (Editions du Huitième jour) "ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible" ? C'est malheureusement, à de rares exceptions près, souvent le cas...

 

Pour voir la vidéo de mon passage à France 3 Lorraine, vous pouvez cliquer sur la photo ci-dessous qui est une capture d'écran. Attention, après avoir été présenté au début du journal, je n'interviens qu'aux alentours de la 13e minute.

 

Raphael-France-3.png

 

N.B : tant d'autres sujets auraient pu être abordés, mais le temps imparti lors d'un passage à la télévision est trop court. Ainsi, il eût été possible d'évoquer également la prime de 1 000 euros, le prix du pétrole et le populisme afférent, les plans d'austérité en Europe, le taux de chômage très élevé qui rappelle que la crise n'est pas finie, les contrevérités sur le temps de travail en France, etc.

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 10:29

 

budget-cuts2.jpg.gif

 

Récapitulons les récentes nouvelles sur le front de la dette publique en Europe :

 

* le malade grec se porte encore plus mal depuis qu'on lui a prescrit un plan de rigueur il y a 1 an. Le rendement de ses titres de dette atteint 15 % par an sur dix ans, 23 % sur deux ans ! Il est vrai que malgré toutes les mesures d'austérité prises depuis quelques mois, le déficit public de la Grèce a atteint 10,5 % du PIB en 2010, soit plus que les 9,4 % attendus, et la dette 142,8 % du PIB... Et comme à l'accoutumée, les agences de notation ont joué leur rôle de croque-mort, l'agence de notation Standard & Poor's abaissant de B à BB- la note souveraine de la Grèce. Celle-ci se retrouve donc aujourd'hui au même niveau de risque financier que l'Argentine ou la République dominicaine...

 

* toujours au sujet du malade grec, les 110 milliards d'euros de prêts n'ayant pas suffi à calmer les tensions sur le marché de sa dette - la Grèce ne pouvant raisonnablement pas emprunter sur les marchés dans les conditions rappelées plus haut -, la pays bénéficiera d'environ 50 ou 60 milliards d'euros d'aide supplémentaire. Le tout, en échange d'un énième plan de rigueur qui comportera des suppressions de postes de fonctionnaires, des hausses d'impôts, etc. Mais heureusement, la BCE veille au grain et s'oppose catégoriquement à une restructuration de la dette grecque qui pourrait faire perdre un seul euro aux gentils investisseurs privés qui se sont gavés de titres grecs à hauts rendements. Et si certains pensaient encore que la troïka aide la Grèce au nom de la solidarité, je leur rappellerai juste que Standard and Poor's a dégradé vendredi la note de la dette à long terme du groupe Crédit agricole, en raison précisément de son exposition en Grèce...

 

* Lundi 23 mai, l'agence de notation Fitch a fait trembler la Belgique en abaissant non pas la note de sa dette mais sa perspective de "stable" à "négative", en raison essentiellement de la difficulté de la Belgique à parvenir à équilibrer ses comptes publics au regard de sa situation politique. Tout est dans la subtilité des mots, comme pour l'Italie à qui elle a réservé le même sort au nom des "faibles possibilités de croissance...

 

* Mario Draghi, l'actuel gouverneur de la banque centrale d'Italie et ancien banquier d'affaires chez Goldman Sachs (décidément on en revient toujours aux mêmes dans ce monde), est quasiment assuré de prendre la succession de Jean-Claude Trichet depuis qu'Angela Merkel l'a adoubé. Au vu du profil du personnage et de ses déclarations, on peut s'attendre à une ligne dure à la BCE exclusivement orientée vers la lutte contre l'inflation... au détriment de la lutte contre le chômage !

 

Le constat est sans appel : les plans de rigueur imposés partout en Europe ont tué tout espoir de reprise économique et empêché le chômage de baisser durablement ! Mais ce constat n'entame absolument pas la motivation idéologique du FMI, de l'UE et de la BCE, qui n'hésitent pas à prescrire une dose encore plus forte d'austérité. A tel point que Paul Krugman, prix Nobel d'économie, cite désormais l'Europe en exemple pour expliquer à ses concitoyens américains que les plans de rigueur constituent une politique économique inefficace et mortifère !

 

Et les choses ne sont pas prêtes d'évoluer dans le bon sens, car on apprend que Christine Lagarde sera candidate à la succession de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI. Et si pour une fois on y envoyait un ministre d'un grand pays émergent ? Cachez cette révolution du système que les économies développées ne sauraient voir me répondront les dirigeants de l'Union européenne...

 

Pour finir, la chaîne locale TV8 vient de mettre en ligne le petit reportage que son journaliste avait réalisé au sujet de ma conférence-dédicace sur les plans de rigueur. Cette vidéo, disponible pendant quelques jours seulement, est visible en cliquant sur la photo ci-dessous (le reportage s'intitule "un économiste révolté", on se demande pourquoi ?) :

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 11:22

 

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Angela Merkel vient de fustiger les vacances et les généreux systèmes de retraite des pays d'Europe du Sud, laissant entendre que toutes les économies de la zone euro devraient s'aligner sur le modèle allemand dont on ne répétera pourtant  jamais assez qu'il est mortifère à moyen terme ! Ses propos font malheureusement écho à cette logique fallacieuse qui consiste à faire payer tous les citoyens pour les errements d'un petit nombre de financiers... Dès lors, les gouvernements des États-membres imposent des plans de rigueur drastiques et concomitants, et de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer les mécanismes de solidarité financière qui devraient pourtant être à la base de l'édifice européen !

 

Mais les gouvernements semblent avoir négligé un paramètre essentiel dans l'instauration de cette austérité collective : les populations commencent à en avoir assez de ces solutions économiques qui ne sont en fait que des remèdes... qui vont tuer le malade ! Rien d'étonnant donc de voir des milliers d'Espagnols faire entendre leur voix de citoyens dans les rues de Madrid notamment. Répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux, ces personnes étaient descendues dans la rue pour réclamer des réformes politiques et sociales dignes d'une vraie démocratie et permettant de faire face en particulier au taux de chômage stratosphérique (21,29 % au premier trimestre !).

 

Tout ceci fait écho à ma conférence-dédicace à la médiathèque de Forbach, qui portait précisément sur la crise de la zone euro et les plans de rigueur. Je tiens d'ailleurs à remercier chaleureusement les très nombreuses personnes qui ont décidé d'y participer. Comme le dit fort à propos l'article de journal ci-dessous, la salle fut "pleine à craquer" et certains durent malheureusement se contenter de chaises dans le couloir ! Quoi qu'il en soit, cela prouve l'intérêt des citoyens pour les questions économiques et leur volonté de se saisir de ces questions dont certains prétendent un peu trop rapidement qu'elles n'admettent qu'une seule et unique réponse, qui passe toujours par la casse case plan de rigueur depuis 2 ans...

 

 

RL-Conferance-Mediatheque-du-18-05-2011.JPG

 

[ Cliquer sur l'image pour l'agrandir ]

 

Et pendant ce temps, on oublie que le FMI continue à distiller son idéologie néolibérale en exigeant une accélération des réformes structurelles des économies irlandaise et grecque (pour cette dernière, essentiellement à coup de privatisations massives, puisque le gouvernement a déjà coupé presque toutes les dépenses publiques). Comble du cynisme, Paul Thomsen, chef de la mission du FMI en Grèce, explique que ces réformes "indispensables" (ce mot est vital dans le jargon du FMI...) sont "un sujet de justice " et qu'il faut "créer de l'emploi, notamment pour les jeunes" (sic) !

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 13:05

 

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Dans un article très remarqué, paru dans le Monde et disponible également sur le site associé à son livre Pour une révolution fiscale, Thomas Piketty expliquait que la suppression du bouclier fiscal, conjuguée à une réforme de l'ISF ramenant le seuil de déclaration de 800 000 à 1,3 million d'euros de patrimoine, aura été "le plus énorme cadeau fiscal aux plus riches du quinquennat !"... Réponse de François Baroin, ministre du budget et accessoirement porte-parole du gouvernement : "il n'y a de cadeau à personne. La réforme est simple, juste et équilibrée".

 

Je ne suis, pour ma part, absolument pas convaincu par le ministre qui affirme que les pertes de recettes de l'ISF (elles tomberont de 4 milliards d'euros à 1,8 milliards puisque nombre de personnes seront exonérées, tandis que d'autres verront leur note diminuer sensiblement !) seront intégralement financée par une contribution renforcée des successions et donations et une hypothétique exit tax qui pourrait se révéler anticonstitutionnelle et n'être donc qu'un effet de manche supplémentaire.

 

Surtout, sans être fiscaliste, on comprend vite que les grands gagnants de la réforme seront les contribuables ayant plusieurs dizaines de millions d'euros de patrimoine. Ce n'est pas moi qui l'invente, mais Gilles Carrez, rapporteur UMP du Budget à l’Assemblée nationale, dans un document de travail passionnant à lire en ces temps préélectoraux. On peut y lire entre autres que pour les redevables de la première tranche qui vient d'être supprimée, le gain devrait être, en moyenne, de 1086 euros par personne. A l'autre bout de l'échelle, c'est-à-dire là où se situent les 1700 contribuables de la dernière tranche qui ont un patrimoine supérieur à 16,54 millions d'euros, on verra de nombreux gagnants du gros lot puisque leur ISF passera de 172 071 euros après bouclier fiscal à 142 500 euros, soit un gain moyen de près de 30 000 euros suite à la réforme !

 

En effet, François Baroin a juste omis de dire que sa réforme "simple, juste et équilibrée" est associée à une importante baisse des taux d'imposition de cette dernière tranche, de 1,8 à 0,5 % ! Et il faudrait encore tenir compte des niches fiscales, comme l'investissement dans les PME... Bref, plus de bouclier fiscal d'un côté mais moins d'ISF de l'autre, de sorte qu'au final le Syndicat national unifié des impôts (Snui), qui a réalisé ses propres simulations, considère que la réforme se traduira par un gain net moyen de plus de 35 000 euros ! Cette réforme est vraiment digne d'un loto du vendredi 13... à ceci près que tout le monde ne peut pas y participer !

 

C'est pourquoi, j'ai décidé de terminer mon cycle de conférences économiques à l'Université Populaire Transfrontalière de Forbach par une présentation sur la fiscalité, le mardi 17 mai 2011. Elle aura pour titre un brin provocateur comme d'habitude : "Sommes-nous tous égaux face à l'impôt ?".Je m'attacherai à montrer précisément pourquoi on peut affirmer que notre fiscalité devient de plus en plus injuste, privilégiant un système à deux vitesses : l'une pour les plus riches comme nous venons de le voir dans ce billet, l'autre pour le reste des contribuables !

 

Début des hostilités à 19h, entrée fixée à 5 euros pour les personnes non inscrites au cycle entier de conférences. Vous pouvez cliquer sur l'affiche ci-dessous pour en savoir plus :

 

Affiche-conference-fiscalite.jpg

Pour finir, quelqu'un pourrait-il rappeler au gouvernement que ISF signifie Impôt de Solidarité sur la Fortune. Je sais, par les temps qui courent, la solidarité chacun aime en bénéficier mais plus personne ne veut y contribuer...

 

 

N.B : l'image de ce billet provient du blog de l'union locale de la CGT Libourne.

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 12:45

Suite à la parution du dictionnaire révolté d'économie et en prévision de ma conférence-dédicace à la médiathèque de Forbach, le Républicain Lorrain m'a consacré un long article qui résume bien ma position dans le livre (cliquez sur l'image pour l'agrandir) :

 

RL-10-05-2011-2.JPG

 

A noter également que le livre commence à faire l'objet de présentations dans des journaux plus éloignés géographiquement, comme par exemple dans le Télégramme du lundi 9 mai.

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