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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 10:17

 

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Article 13 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 : "Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés". Pourtant, il existe dans le Code des impôts en France un dispositif qui a permis, en 2009, à 16 350 contribuables de bénéficier d'une restitution totale de 585 millions d'euros. Son nom de guerre est bouclier fiscal et, selon le Canard enchaîné, il aurait conduit le Trésor public a remboursé au total 100 millions d'euros sur 4 ans à Liliane Bettencourt (30 millions d'euros rien qu'en 2008 !).

 

Mais à en croire Hervé Novelli qui répondait, en mars 2009, à l'Assemblée nationale au député François Brottes (voir vidéo ci-dessous), le bouclier fiscal est une mesure "simple et juste". Non content de réciter la doxa officielle de la cour, celui-ci rajoutait que le bouclier fiscal était un moyen de lutter contre "l'exode fiscal". A ceci près qu'en 2008, ce sont 821 contribuables redevables de l'ISF qui ont quitté la France, soit plus qu’en 2007 lorsque le bouclier fiscal plafonnait les prélèvements à 60 % des revenus !

 

 

 

 

Il est triste de constater qu'en plus de qualifier de justice ce qui n'est autre que de l'injustice sociale, on en vienne à oublier que les chefs politiques n'ont pas toujours été autant pusillanimes dans l'histoire, notamment lorsqu'il s'agissait de faire contribuer les plus riches. En témoigne le discours enflammé de Mirabeau (1749-1791), improvisé à la Constituante pour soutenir le projet de Necker d'une "contribution volontaire du quart du revenu" pour éviter la faillite de l'État (même si j'ai déjà expliqué dans un billet que le mot faillite ne veut rien dire pour un État). Voici un extrait de sa vibrante péroraison de septembre 1789 (je mets en gras les mots que je juge importants) :

 

"Deux siècles de déprédations et de brigandages ont creusé le gouffre où le royaume est près de s'engloutir. Il faut le combler, ce gouffre effroyable. Eh bien ! voici la liste des propriétaires français. Choisissez parmi les plus riches, afin de sacrifier moins de citoyens. Mais choisissez; car ne faut-il pas qu'un petit nombre périsse pour sauver la masse du peuple? Allons, ces deux mille notables possèdent de quoi combler le déficit. Ramenez l'ordre dans vos finances, la paix et la prospérité dans le royaume. Frappez, immolez sans pitié ces tristes victimes, précipitez-les dans l'abîme; il va se refermer.... Vous reculez d'horreur.... Hommes inconséquents ! hommes pusillanimes ! Eh ! ne voyez-vous donc pas qu'en décrétant la banqueroute , ou, ce qui est plus odieux encore, en la rendant inévitable sans la décréter, vous vous souillez d'un acte mille fois plus criminel, et, chose inconcevable! gratuitement criminel; car enfin, cet horrible sacrifice ferait du moins disparaître le déficit. 

 

Mais croyez-vous, parce que vous n'aurez pas payé, que vous ne devrez plus rien?  Croyez-vous que les milliers, les millions d'hommes qui perdront en un instant, par l'explosion terrible ou par ses contrecoups, tout ce qui faisait la consolation de leur vie, et peut-être leur unique moyen de la sustenter, vous laisseront paisiblement jouir de votre crime? Contemplateurs stoïques des maux incalculables que cette catastrophe vomira sur la France; impassibles égoïstes, qui pensez que ces convulsions du désespoir et de la misère passeront comme tant d'autres, et d'autant plus rapidement qu'elles seront plus violentes, êtes-vous bien sûrs que tant d'hommes sans pain vous laisseront tranquillement savourer les mets dont vous n'aurez voulu diminuer ni le nombre ni la délicatesse?.... Non, vous périrez; et dans la conflagration universelle que vous ne frémissez pas d'allumer, la perte de votre honneur ne sauvera pas une seule de vos détestables jouissances..."

 

Et s'il manquait tout simplement du courage à nos dirigeants politiques pour changer réellement le système ?

 

 

 

N.B : Claude Guéant vient d'annoncer, il y a quelques jours, que le bouclier fiscal allait évoluer. Faudrait-il en déduire que le gouvernement a enfin compris l'ineptie d'une telle mesure... en particulier en période de crise où l'on exige des citoyens une participation à l'effort d'austérité destiné à séduire les marchés financiers ? Mais pourquoi dès lors laisser la parole à un secrétaire général non élu démocratiquement, plutôt qu'à un Premier ministre qui cherche pourtant à exister ?

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 12:59

 

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Il y a quelques jours je vous annonçais que je prenais la coordination d'un atelier d'aide aux devoirs pour les collégiens et lycéens de la ville de Forbach. Voici venue désormais la rentrée... de mes conférences et ateliers d'économie ! Je me suis à nouveau engagé dans de nombreux projets, car j'ai toujours autant de plaisir à communiquer ma passion de l'économie. Pour cette année universitaire, j'ai donc prévu des conférences à Forbach, Saint-Avold, Sarreguemines, Thionville, Metz et Strasbourg. J'en parlerai au fur et à mesure de l'année, lorsque les dates seront arrêtées définitivement. Tout cela figurera aussi de manière synthétique sur mon site personnel à l'adresse suivante : www.didierraphael.fr (bouton rouge conférences de la homepage).

Je commence aujourd'hui par vous présenter les deux cafés économiques que j'animerai dans le cadre de l'Université Populaire de Sarreguemines Confluences, qui organise justement sa journée portes ouvertes ce samedi 11 septembre de 14h à 17h, place Jeanne d'Arc à Sarreguemines.  

 

L'un des cafés économiques s'adresse aux personnes désireuses de s'initier aux grandes questions économiques, l'autre à ceux ayant déjà des connaissances plus précises ou ayant suivi le café économique de l'année dernière. Le principe de fonctionnement est le suivant : après l’introduction du sujet lors de chaque séance, les auditeurs sont invités à débattre et à échanger leurs idées. Durant la séance, qui dure 1h30, je rappelle dès que nécessaire les concepts fondamentaux et les illustre de nombreux exemples pratiques. Pour une meilleure compréhension du sujet, je fournie l'essentiel des chiffres et graphiques sous forme d'un feuillet photocopié que chaque participant peut conserver et compléter de ses annotations. Bien entendu, il n'est nul besoin de prendre forcément la parole : de nombreuses personnes assistent au café économique plus pour s'instruire que pour débattre, et c'est une bonne chose aussi !

Les thèmes traités vont de la crise en Grèce à la mondialisation, en passant par le chômage, la dette publique, l'inflation, la taxe carbone, la réforme des retraites, les marchés financiers, les délocalisations... L'actualité étant riche en rebondissements, le programme que vous trouverez ci-dessous ne peut être que prévisionnel et sera adapté en fonction des évènements économiques et des questions du public.

 

CafetEco-initiation2011.jpg

                     [ Cliquer sur l'image pour l'agrandir ]

 

 CafetEco-continuants2011.jpg

 

                        [ Cliquer sur l'image pour agrandir ]

 

 

N.B : on a appris ces derniers jours que les Irlandais vivaient au rythme des annonces catastrophiques de l'Anglo Irish Bank, pourtant nationalisée en janvier 2009 pour éviter la faillite. Mais heureusement, de bonnes nouvelles économiques sont venues de France : dans le cadre du règlement de l’affaire Adidas, Bernard Tapie toucherait plus de 200 millions d’euros (maximum 50 millions d’euros d'après Christine Lagarde, en 2008...), ce qui lui permettra de soutenir le pouvoir d'achat de... Bernard Tapie ! Signe des temps, les Français commenceraient-ils à comprendre que les promesses de ne pas augmenter les impôts ne sont que des annonces électorales ? Ainsi, selon un sondage BVA pour La Tribune, BFM et BFM TV, sept sondés sur dix estiment que "le gouvernement augmentera de toute façon les impôts" d’ici à 2012...

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 10:23

 

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Suite aux stress tests auxquels avaient été soumis les établissements bancaires européennes durant l'été, j'avais écrit dans un précédent billet que nous avons eu le droit à des tests de résistance trop tardifs et pas aussi sévères qu'on l'a prétendu. Et de conclure qu'il n'est absolument pas certain que cela suffise à calmer les marchés financiers. Il y a quelques jours, c'est le Wall Street Journal qui menait une fronde contre ces tests qu'il qualifiait de "comfort tests", parce qu'il ont "sous-estimé les montants de titres de dette publique potentiellement risqués détenus par certains établissements". Quelques rappels sur la méthodologie s'imposent par conséquent (même si elle peut être retrouvée dans mon billet du 31 juillet 2010).

 

Le principe de ces tests consistait à soumettre 91 banques européennes à des scénarios économiques négatifs (appelés stress dans le jargon financier) : chute des marchés financiers de 20 %, hausses des taux d'intérêt,... le critère de réussite aux tests étant basé sur le ratio de fonds propres durs (Tier 1). Plus précisément, une banque avait réussi à passer les tests si son ratio Tier 1 restait au-dessus des 6 % dans deux scénarios différents. Mais parmi les cas étudiés par ces tests, c'est celui concernant la résistance des banques à une chute de la valeur des dettes souveraines (avec des taux de décote pouvant aller jusqu'à 23 % pour la dette grecque) qui pose problème.

 

En effet, il ne tient compte que des obligations d'État placées dans les trading books, c'est-à-dire les obligations destinées à être revendus à plus ou moins court terme. Les obligations d'État placées dans les banking books, qui sont généralement conservées jusqu'à échéance et qui constituent l'essentiel de l'exposition au risque souverain, n'ont pas été concernées par le test. C'est ce que cherche à dire en langage courant le Wall Street Journal, lorsqu'il écrit que les banques ont exclu certaines obligations lors du passage des tests. Mais encore plus grave, le journal révèle que ces chiffres, pourtant partiels, ont encore été minimisés avec la complicité implicite des régulateurs qui, par les consignes de présentation comptable imposées, ont encouragé les banques dans cette opacité !

 

Le Wall Street Journal, qui a réalisé là un véritable travail d'investigation journalistique (suffisamment rare pour être noté), s'est ensuite notamment intéressé à deux banques : la britannique Barclays et la française Crédit agricole.  En épluchant leurs comptes, les journalistes ont détecté des écarts significatifs avec les données fournies dans le cadre des tests, et il y aurait même contradiction entre les montants d'obligations d'État détenues par les banques européennes (comptabilisés par la BRI) et ceux affichés dans les tests !

 

Et la cerise sur le gâteau est venue de la Commission européenne, toujours incapable de comprendre ce qui se passe sur planète économie : le commissaire chargé des services financiers européen, l'ineffable Michel Barnier, propose désormais que les tests de résistance sur les banques soient effectués de manière régulière. Pourquoi pas, mais il faudrait lui expliquer que pour l'instant la question porte plus sur la fiabilité du test en lui-même que sur sa fréquence...

 

 

N.B : autre exercice de transparence qui est en train de tourner à l'aigre : le chancelier de l'Echiquier, George Osborne, veut forcer les banques du Royaume-Uni à révéler le nombre de leurs salariés qui gagnent plus d'un million de livres par an. L'idée étant de donner aux actionnaires - et accessoirement à tous les citoyens britanniques - un moyen de faire pression sur les banques pour qu'elles manifestent plus de retenue. Le risque avec les financiers, qui sont à bien des égards une engeance quelque peu à part du reste des humains ("sont-ils humains ?" pourrait être une question du baccalauréat), est qu'ils dévoient à nouveau le système en menant une course à l'échalote : en découvrant que les salariés de la banque d'à côté gagnent plus qu'eux, ils revendiqueront des hausses de rémunération qui leur seront accordées de toute évidence. En résumé, on se retrouve dans une bien triste situation : la transparence en finance conduit à l'enrichissement d'une minorité. N'est-ce pas la preuve que le capitalisme financier est au bout du chemin ?

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 16:25

 

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C'est la rentrée, cela n'aura échappé à personne pas même aux médias ! Pour ma part, j'ai encore quelques jours car les étudiants en école de commerce rentrent pour la plupart en classe fin septembre. J'en profite pour me consacrer à mes nombreux travaux d'écritures (activité très chronophage !), et mettre en place la nouvelle version de l'atelier d'aide aux devoirs, dont je deviens cette année le coordonnateur.

 

Il s'agit d'un atelier d’aide aux devoirs pour les collégiens et lycéens de la ville de Forbach, qui ne coûte aux élèves que 6 € par an ! Le dispositif est mis en place par l'Université Populaire Transfrontalière de Forbach (UPT), en partenariat avec la Mairie de Forbach, le DRE et le CUCS. Notre équipe est constituée de 6 formateurs motivés et recrutés par les services de l’Université Populaire Transfrontalière. Les séances débuteront le mercredi 6 octobre et auront lieu dans la salle Bruxelles du Burghof, chaque semaine, les mercredis et vendredis de 17h à 19h.

 

Pour s'inscrire, il suffit de se présenter au bureau de l’UPT (ouvert même pendant les congés scolaires) situé au Burghof , muni impérativement d’une photo d’identité récente. Les parents intéressés peuvent venir me rencontrer lors de la journée portes ouvertes de l'UPT, qui se déroulera le dimanche 19 septembre de 14h à 17h au Burghof.

 

Université Populaire Transfrontalière de Forbach (UPT)

15 rue du Parc

57600 Forbach

( : 03 87 84 59 67

Email : upt.vhs@wanadoo.fr

 

Ci-dessous, voici l'affiche que j'ai réalisée avec l'UPT pour présenter cet atelier. Je rendrai visite, dans les jours à venir, aux chefs d'établissements afin de les informer des tenants et aboutissants de cet atelier, que nous souhaitons utiles pour les élèves !

 

 

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                      [ Cliquer sur l'image pour l'agrandir ]

 

 

N.B : j'annoncerai dans quelques jours le cadre général de mes conférences pour 2010/2011, ainsi que mes ateliers d'économie. Puis, comme à mon habitude, j'écrirai un billet avant chaque conférence pour en tenir informé les lecteurs.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 12:30

 

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Mon dernier article portait sur l'augmentation du prix des fruits et légumes, entre 2009 et 2010. Sachant que je suis lorrain, il me semblait indispensable de compléter mon propos en évoquant la mirabelle (pas la reine, même si elle est charmante, mais le fruit), qui bénéficie en Lorraine d'une IGP (indication géographique protégée) imposant un cahier des charges draconien.  L'origine du nom de ce fruit est assez incertaine puisqu'on évoque tantôt une altération d'un nom italien ou une origine latine, mais également un maître-échevin de Metz nommé Mirabel, qui lui aurait donné son nom au XVe siècle...

 

Quoi qu'il en soit, ma région compte environ 1 200 hectares de vergers professionnels, soit près de 300 000 arbres. A cela, il faut bien entendu ajouter les arbres des particuliers, sachant qu'un mirabellier commence à donner des fruits au bout de huit ans et peut porter jusqu'à 100 kg de mirabelles, soit 10 000 mirabelles... Pas étonnant, dans ces conditions, que la Lorraine assure à elle seule 70 % de la production mondiale de mirabelles ! Rappelons que si la saison de la mirabelle ne dure que 6 semaines, de mi-août à fin septembre, elle donne lieu à une grande fête durant laquelle se déroule, depuis 1947 à Metz, l'élection de la Reine de la mirabelle, dont la gagnante de l'édition 2010 est Caroline, une jeune thionvilloise de 18 ans.

 

Malheureusement, au plan économique, la récolte 2010 de mirabelles qui s’annonçait plutôt bonne – après une année 2009 exceptionnelle – pourrait être victime des nombreuses pluies de ces derniers jours qui ont fait exploser les fruits les plus mûrs. Ces dégâts devraient contraindre à un tri plus sélectif des fruits, ce qui nécessitera deux fois plus de main-d'oeuvre (la récolte mobilise, chaque année, près d'un millier de travailleurs saisonniers)... et débouchera par conséquent sur l'augmentation du prix de vente –  on parle déjà d'une hausse d'un euro au kilogramme ! Les industriels n'accepte en effet que très peu de fruits éclatés (maximum 10 %, en général). Le reste ne peut être destiné qu'à la distillation, mais cela rapporte cinq fois moins au producteur...

 

Un an d'attente pour 6 semaines de récolte, le tout soumis aux aléas climatiques : voilà un bel exemple d'une vraie agriculture-passion, très loin d'un certain capitalisme prônant la privatisation des gains et la socialisation des pertes, au nom de l'intérêt général !

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 10:06

 

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Comme chaque année, l'observatoire de la fédération Familles rurales vient de publier son nouveau rapport concernant l'évolution des prix des fruits et légumes. Pour mémoire, vous trouverez ici le billet que j'avais rédigé lors de la publication du rapport 2009, et là le billet pour l'édition 2008.

 

Petits rappels méthodologiques

Depuis 2006, Familles Rurales a mis en place un observatoire des prix sur les produits de grande consommation (produits alimentaires, lessives, produits d’hygiène corporelle…). Plus spécifiquement, durant l’été, cet observatoire relève également les prix de 8 fruits et 8 légumes - la salade et la nectarine ont été ajoutées par rapport à l’année 2009 -, en distinguant leur origine (France ou étranger) mais aussi les surfaces de vente : hyper/supermarchés, hard-discounts, marchés. Deux relevés de prix ont ainsi été effectués (semaine du 14 juin 2010 et semaine du 12 juillet 2010) par 81 veilleurs consommation dans 38 départements français. Le prix moyen de chaque produit est ensuite calculé en tenant compte la part de marché de chaque surface de vente (56 % pour les hyper/supermarchés, 15 % pour les hard discounts, 14 % pour les marchés, 9 % pour les primeurs, 2 % pour les producteurs).

 

A noter que dans la présente édition du rapport figure également le prix des fruits et légumes bio, en distinguant également leur lieu de vente.

 


Evolution des prix entre les relevés de juin et de juillet 2009

Tout d'abord, comme le montre le tableau ci-dessous, entre juin et juillet 2010, le prix moyen des légumes du panel a diminué de 5,6 %, passant de 1,96 €/kg en juin à 1,85 €/kg en juillet. Le prix moyen des fruits a, quant à lui, baissé de 7,6 % entre les deux mois, passant de 3,42 à 3,16 €/kg. Au passage, ce tableau vous permet de voir les fruits et légumes retenus au sein du panel.

 

 

fruits2010.JPG

 

[ Source : Observatoire des prix fruits et légumes été 2010 / Cliquer pour agrandir ]

 

 

De plus, entre les deux relevés, le prix du panel a diminué sur tous les lieux de vente : - 17,3% sur les marchés, - 3,4 % dans les hyper/supermarchés, -9,1 % dans les hard-discounts, -3,9 % chez le producteur.

Evolution des prix entre l'été 2009 et l'été 2010

 

Sur le graphique ci-dessous, on peut constater que le prix moyen, en 2010, des fruits a augmenté de 11,1 % par rapport à l’été précédent et celui des légumes de 5,5 %. Néanmoins, il faut se souvenir que l’été 2009 avait été marqué par une baisse significative du prix des fruits et égumes par rapport à 2008...

 

 

 

fruits22010.JPG

 

[ Source : Observatoire des prix fruits et légumes été 2010 / Cliquer pour agrandir ]

 

Dans le détail, cela donne :

 

fruits32010.JPG

 

[ Source : Observatoire des prix fruits et légumes été 2010 / Cliquer pour agrandir ]

 

 

Notons que cette année c'est sur les marchés que l'achat du panel de fruits et légumes et les plus onéreux, alors que les hyper/supermarchés étaient les plus chers lors de la précédente enquête en 2009 : en 2010, acheter un kilogramme de fruits et légumes du panel revient, en moyenne, à 40,14 € dans le hard-discount, 47,27 € dans les hyper/supermarchés, et 49,92 € sur les marchés.

 

Qu'en est-il des fruits et légumes bio ?

 

Rappelons tout d'abord que les fruits et légumes biologiques représentaient, en 2008, seulement 4,6 % de la surface totale consacrée en France aux fruits et légumes, et 3 % des fruits et légumes achetés. Pour calculer le prix moyen de chaque produit bio, l'enquête applique une pondération tenant compte de la part de marché de chaque surface de vente (26 % pour les hyper/supermarchés, 24 % pour les magasins bio, 23 % pour les marchés, 11 % pour les producteurs, 9 % pour les primeurs, 5 % pour les hard-discounts).

 

La conclusion est sans appel :

 

*   le prix moyen des fruits bio s’établit à 5,54 euros (contre 3,29 euros pour les fruits conventionnels), soit 68 % plus cher !

 

* pour les légumes bio, le prix moyen est de 3,23 euros (contre 1,91 euros pour les légumes conventionnels), soit 69 % plus cher !

 

Une main d’oeuvre plus importante, des rendements souvent plus faibles et plus irréguliers, des intrants plus coûteux sont des explications souvent avancées pour rendre compte de ces différences de prix.

 

Le rapport détaille même les différences moyennes de prix sur les produits du panel, et conclut que les produits bio importés sont, en général et contrairement aux fruits et légumes conventionnels, moins chers que ceux provenant de France (et que les meilleurs prix se trouvent dans les supermarchés bio) :

 

fruits42010.JPG

 

 [ Source : Observatoire des prix fruits et légumes été 2010 / Cliquer pour agrandir ]

 

 


Pour finir, rappelons que l'OMS recommande 400 grammes de fruits et légumes par jour. Ainsi, selon le type de foyer, le budget mensuel consacré aux fruits et légumes qu'implique cette recommandation est (avec des produits non biologiques) :

63,3 euros/mois (contre 54,32 euros/mois en 2009) pour un couple sans enfant

* 79,10 euros/mois (contre 67,90 euros/mois en 2009) pour un couple avec 1 enfant de moins de 10 ans

94,95 euros/mois (contre 81,48 euros/mois en 2009) pour un couple avec 2 enfants de moins de 10 ans

*126,60 euros/mois (contre 108,64 euros/mois en 2009) pour un couple avec 2 enfants de plus de 10 ans

Un tel budget reste toujours loin d'être accessible à tous les foyers...

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 10:16

 

1240904771_533.jpg 

 

C'est une entreprise publique, société anonyme dont le capital de 76 millions d'euros est détenu à 72 % par l'État. Son chiffre d'affaires s'est élevé à 9,2 milliards d'euros en 2008, et une bonne part de celui-ci a été versé aux finances publiques et à la couverture des risques (il permet notamment de financer le Centre National pour le Développement du Sport, le CNDS). Une enquête interne a montré que ses salariés se montrent à 72 % confiants dans l'avenir de leur entreprise, ce qui est plutôt rare par les temps qui courent. En outre, elle est une des rares entreprises à tenir l'objectif de dédier 10 % de ses embauches en CDI à des personnes handicapées.

 

Au moment où l'on ne cesse de stigmatiser la prétendue mauvaise gestion des entreprises publiques, quelle est donc cette entreprise qui possède un bilan si reluisant ? La Française des Jeux avec ses 29,2 millions de joueurs en 2008, qui misent moyenne 6 € par semaine. Mais lorsqu'arrive un vendredi 13, une hystérie collective semble prendre forme comme le montre les images ci-dessous :

 

 

 

Le total des mises est un premier indicateur de la bonne santé financière de ce type d'entreprises. S'il atteint, comme précisé plus haut, 9,2 milliards d'euros pour la Française des Jeux en 2008, il atteint 18,2 milliards d'euros pour les casinos et près de 9,3 milliards d'euros pour le PMU. Néanmoins, un indicateur plus pertinent est obtenu après retrait des gains redistribués aux joueurs : le Produit Brut des Jeux (PBJ). Celui-ci s'élève à 2,5 milliards d'euros pours les casinos en 2008, 3,5 milliards d'euros pour la Française des Jeux, et 2,3 milliards d'euros pour le PMU ! Enfin, mentionnons l'existence d'un indicateur très suivi par les boursicoteurs et qui s'appelle le Produit Net des Jeux (PNJ). ce dernier est défini comme le Produit Brut des Jeux (PBJ) moins les prélèvements fixes ou variables de l'État et des communes.

 

Plus généralement, rappelons que depuis la parution du décret n° 2010-614 du 7 juin 2010, les paris en ligne deviennent légaux sous certains conditions, ce qui met fin à près de 500 ans de monopole de l'État sur les jeux - précisément depuis l'édit de François Premier,  signé le 21 mai 1539 à Châteauregnard et qui instituait la loterie "pour porter remède aux jeux dissolus et empescher nostables bourgeois, marchans et aultres de blasphemer Dieu, de consommer leur temps, labeur, vertues et necessaire en jeux de hasard". Pour en revenir au décret de 2010, une Autorité de Régulation des Jeux En Ligne (ARJEL) a dès lors été créée dans le but (je cite) de "mettre en place des moyens de régulation, d’information et de contrôle pour protéger les joueurs, prévenir de l’addiction au jeu et lutter contre la fraude".

 

En résumé, cette autorité donne les agréments aux opérateurs de paris en ligne, afin qu'ils puissent vous plumer légalement. Mais en même temps, sa schizophrénie prononcée la pousse à vous donner des conseils pour ne pas vous ruiner : ainsi peut-on lire que "l’une des missions prioritaires de l’ARJEL est de protéger les publics et notamment les populations vulnérables : les mineurs, les joueurs excessifs et pathologiques".

 

Et ce n'est pas tout ! Chaque site de jeu en ligne doit également indiquer le numéro d’appel de « joueur écoute info service »  (09 74 75 13 13), accessible au prix d’un appel non surtaxé de 8 heures à 2 heures, 7 jours sur 7 ! Enfin, "vous pouvez vous faire rappeler au numéro de votre choix (téléphone fixe ou portable) par un conseiller de joueurs écoute info service”. Et si vraiment, même en faisant vous-mêmes une déclaration au ministère de l'intérieur pour être l'objet d'une interdiction de jeux (article 22 de l’arrêté du 14 mai 2007 modifié), vous ressentez encore le besoin d'un internement d'une aide plus conséquente, on vous communique gracieusement les coordonnées du Centre de Référence sur le Jeu Excessif (DREFAC - Pôle universitaire d’addictologie et psychiatrie).

 

N'est-ce pas l'apothéose de la tartufferie lorsqu'on pense que l'article 7 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme stipule que "Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi" ? Mais que pèse la morale face à 5 milliards d'euros pour les caisses de Bercy en 2009 ?

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 11:12

 

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Je viens de revoir, sur le site de l'INA, le débat sur le niveau de vie qui opposait Jacques Chirac et Georges Marchais, en 1971 dans l'émission A armes égales. Un extrait de cette émission, animée par Alain Duhamel, est disponible sur le site de l'INA en cliquant soit sur l'image ci-dessous, soit sur le lien qui la suit :

 

  innna2

 

 

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

Jacques Chirac, sur la base des chiffres de l'équipement des ménages en biens durables, affirmait que le niveau de vie des Français avait augmenté entre 1960 et 1970. En se limitant à la catégorie socioprofessionnelle des manoeuvres et ouvriers spécialisés, la plus suivie depuis les événements de mai 1968, Jacques Chirac rappelle ainsi les chiffres suivants :

 

* en avril 1960, 19,5 % des ménages de ce groupe avait une automobile, contre 52 % en décembre 1969.

 

* en avril 1960, 10,6 % des ménages de ce groupe avait une télévision, contre 67,3 % en décembre 1969.

 

* en avril 1960, 16 % des ménages de ce groupe avait un réfrigérateur, contre 75 % en décembre 1969.

 

Pour information, les chiffres pour l'année 2007 de l'équipement des ménages en biens durables, peuvent être consultés sur le site de l'INSEE à cette adresse pour une classification selon le type de ménage, et à celle-ci pour une classification selon la catégorie socioprofessionnelle.

 

Georges Marchais lui oppose que, bien que l'équipement des ménages ait augmenté significativement en une décennie, de nombreux Français sont "mécontents", avant de poursuivre par cette phrase célèbre "vous avez quarante ans de retard", ce à quoi Jacques Chirac répond par une réplique non moins fameuse "entendre ça de la bouche d'un Léniniste....".

 

Nous sommes en présence d'une opposition classique entre la vision technocratique et le ressenti des ménages. En effet, la vision technocratique croit rendre compte de la réalité avec des statistiques économiques, oubliant ainsi que consommer et posséder n'est par une source de bonheur à long terme. Tout au plus s'agit-il d'un plaisir fugace (parfois irrationnel, comme lors des soldes...) qui peut fort bien s'accommoder d'un mécontentement général par ailleurs.

 

Chercher à rendre compte du bonheur par des chiffres, c'est perdre de vue les aspects qualitatifs de la vie au profit des seuls aspects quantitatifs. C'est même plus précisément faire comme si tous les humains étaient identiques et pouvaient donc être décrits par un chiffre qui deviendrait en quelque sorte leur synonyme. J'avais eu l'occasion de développer ce point lors de ma conférence sur la croissance, durant laquelle j'expliquais que le PIB est loin de représenter la vraie création de richesses dans une économie, car cet indicateur n'agrège que des valeurs monétaires (donc chiffrées...). C'est encore moins un indicateur de bonheur, car qui oserait prétendre que le bonheur se mesure à l'aune de la richesse matérielle éphémère (voir à ce propos, l'excellent livre d'Amartya Sen traitant des notions d'inégalité, de bonheur et de capacité en économie) ?

 

C'est cette confusion entre richesse, bonheur et niveau de vie que l'on voit très clairement dans ce débat. D'un côté, Jacques Chirac affirmait que le niveau de vie avait augmenté en France durant la décennie 1960-1970 (avec raison), mais semblait ne pas avoir saisi qu'un niveau de vie élevé ne garantissait en rien une vie heureuse. De l'autre, Georges Marchais affirmait (avec raison lui-aussi !) que les Français étaient mécontents, car contrairement à une idée reçue, la période des Trente Glorieuses n'a pas non plus été une période d'insouciance. Le développement de la consommation de masse a débouché sur une société dont les valeurs étaient souvent en rupture avec celles de la génération précédente (pensez au développement massif du crédit à la consommation...), ce qui générait de nouveaux problèmes tant sur le plan économique que politique et surtout social !

 

Cela ma ramène à la conclusion de mon précédent billet  : tout ceci démontre l'absolue nécessité d'intégrer des éléments sociaux, politiques et HUMAINS dans les processus de décisions économiques !

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 10:42

 

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Ces derniers jours, l'information politique, économique et sociale et dominée par les catastrophes climatiques qui sévissent un peu partout dans le monde, avec une rare violence :

 

* inondations au Pakistan qui, en l'espace de deux semaines, ont causé plus de 1 500 morts et sinistré environ 14 millions de personnes. Selon le chargé du suivi du climat mondial à l'Organisation météorologique mondiale, ce pays n'a jamais connu d'inondations d'une telle ampleur géographique.

 

 

 

 

* glissements de terrain dans la province de Gansu dont le bilan officiel s'établit, pour l'instant, à 1 117 morts et 627 disparus (remarquez la précision des chiffres...), alors que 45 000 personnes ont été évacuées.

 

 

 

 

* inondations dans la région himalayenne du Ladakh, dans le nord de l'Inde, dont le bilan est là aussi d'une précision d'horloger : 177 victimes.

 

 

 

* canicule exceptionnelle qui frappe la Russie depuis près d'un mois et demi et qui se conjugue à de nombreux feux de forêts. Là aussi, le bilan semble amplement sous-évalué : les feux auraient fait 52 morts et la canicule n'aurait pas augmenté de manière significative les décès, même si des sons de cloches discordants commencent à se faire entendre (à St-Pétersbourg, on parle d'une augmentation de 30 % des décès par rapport à juillet 2009, et même de 100 % à Moscou...).

 

 

 

On peut d'ores et déjà imaginer les coûts humain, social et économique de ces catastrophes et leurs implications pour l'avenir des pays. Or, et c'est là que beaucoup d'analystes conteurs de fables se trompent, les conséquences ne resteront pas circonscrites au pays qui les a subies. En effet, le jeu de dominos mis en place par la mondialisation entraînera des répercutions sur tous les pays de la planète. Un exemple en est donné par la Russie, 3e exportateur mondial de blé, qui a dû abaisser pour la quatrième fois ses prévisions de production pour cette année, et qui a mis en place un embargo sur ses ventes de céréales à l'étranger. J'avais expliqué, dans mon précédent billet, comment le cours de l'épi de blé a connu, sur le marché de Chicago, une hausse mensuelle record de 38 % !

 

Mais parler ainsi en termes économiques, c'est oublier que chaque homo oeconomicus de la théorie est un être humain avant tout : quid des conséquences sanitaires ? Quid des conditions de vie ? Au moment où l'on parle tant de développement durable, c'est stupéfiant d'entendre plus souvent parler des conséquences économiques que des conséquences humaines...

 

Pour finir, j'invite le lecteur à réfléchir un instant à ces plans d'austérité mis en place un peu partout dans le monde. Je répète à l'envi qu'ils sont insupportables sur les plans social et humain. Aujourd'hui, je rajouterai qu'ils ont négligé tous les aléas qui ne pouvaient être probabilisés dans un modèle purement économique... Cela démontre l'absolue nécessité d'intégrer des éléments sociaux, politiques et HUMAINS dans les processus de décisions économiques !

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 10:32

 

 matieres-premieres-argent-bourse-310332.jpg

 

La guerre entre producteurs et distributeurs (médiatisée essentiellement par le secteur laitier), notamment via les célèbres marges arrières, prend de plus en plus d'ampleur ces dernières années. Bien que leurs intérêts respectifs soient le plus souvent opposés, il leur faut bien tenter de trouver un terrain d'entente dans un contexte économique des plus dégradés.

 

Je voudrais ainsi attirer l'attention du lecteur sur un point qui lui permettra de saisir un des enjeux de cette lutte économique : le prix des matières premières. Sur les graphiques ci-dessous sont représentés les cours des contrats à terme sur matières premières négociés sur les marchés internationaux. Pour la cacao, le café et le sucre, j'ai volontairement choisi le marché londonien puisque je reviens d'Angleterre... Pour le jus d'orange, les transactions se passent à New York.

 

Évolution du contrat à terme sur le cacao (marché de Londres)cours cacao

 

                                [ Source : Les Échos.fr ]

 

 

Évolution du contrat terme sur le café (marché de Londres)

Cours café

                               [ Source : Les Échos.fr ]

 

 

Évolution du contrat à terme sur le sucre (marché de Londres)

 

Cours-sucre.JPG

 

                               [ Source : Les Échos.fr ]

 

 

Évolution du contrat à terme sur le jus d'orange (marché de New York)

Cours-orange.JPG

 

                              [ Source : Les Échos.fr ]

 

 

Avec de telles fluctuations de cours et une tendance souvent affirmée à la hausse, on comprend que les fabricants de café, de chocolat et de jus de fruits (entre autres !) aient quelques difficultés ces derniers mois : ils s'agit, pour sauver leur marge, de répercuter une partie de cette hausse sur le prix des produits vendus aux distributeurs. Hausses que les centrales d'achat des distributeurs refusent quasi systématiquement pour préserver leurs marges et éviter d'augmenter les prix pour le consommateur (ce qui est loin d'être un acte de générosité, mais un moyen de ne pas perdre de parts de marché)...

 

Or, ces hausses ne pourront être évitées à plus ou moins long terme, si de telles pressions sur les matières premières subsistent. Rappelons, par exemple, que les cours du cacao ont atteint leur plus haut niveau en 33 ans, et que la dépréciation de l'euro face au dollar pèse sur la plupart des matières premières... réglées en dollar ! Quant au cours du blé, il fut très impacté ces derniers jours par la sécheresse et les incendies en Russie, qui pourraient avoir des conséquences sur la production de blé. La tonne de blé s'est ainsi échangée à Paris jusqu'à 211 euros lundi, contre environ 140 euros début juillet. De même, le cours de l'épi de blé a connu, sur le marché de Chicago, une hausse mensuelle de 38 %, du jamais vu depuis 1973 ! Enfin, n'oublions pas qu'il existe aussi une intense spéculation sur le prix des matières premières...

 

Mais ne pourrait-on pas prendre le problème dans l'autre sens, et se demander pourquoi les prix à la consommation ne baissent pas lorsque les cours des matières premières chutent sur le moyen terme ?

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