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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 12:14




Récapitulons : d'un côté nous avons le secrétaire d'Etat à l'outre-mer, Yves Jego, de l'autre le LKP (le Collectif contre l'exploitation). Les deux parties semblaient s'entendre sur presque tout d'après les médias, mais depuis ce matin ils ne s'entendent sur plus rien ! Faut-il rappeler que le secrétaire d'Etat est parti un peu précipitamment de l'île hier soir, officiellement pour négocier avec le Premier ministre (décidément on négocie beaucoup en ce moment...). L'originalité tient à la justification de son départ en direct sur le téléphone portable de la présentatrice de Canal 10, une chaîne de télévision locale très regardée : "Je reviendrai très très vite et j'espère avec une solution. Que personne ne s'affole". (sic !)

 

Le principal point d'achoppement se situe en fait au niveau de l'augmentation salariale de 200 euros pour les plus bas salaires de l'île. Monsieur Jego, tout en laissant une porte ouverte, rappelle ainsi que selon lui une augmentation des salaires de cet ordre obligerait un certain nombre d'entreprises à licencier. Propos évidemment confirmés par les représentants locaux du patronat... De nombreux patrons ne cachent d'ailleurs plus leur aigreur devant l'absence des forces de l'ordre et parle même de prise de pouvoir par le LKP. Ce dernier, en réponse au secrétaire d'Etat, a souligné que Nicolas Sarkozy a trouvé 360 milliards d'euros pour sauver les banques et s'applique désormais à sauver l'industrie automobile. Cette réaction fait très certainement suite au silence assourdissant de notre omniprésident, lors de son intervention télévisée, sur les événements de l'île...

Quoi qu'il en soit, vous aurez compris que la situation est bloquée et que le départ précipité du secrétaire d'Etat n'a rien arrangé. De plus, le mouvement est en train d'essaimer en Guyane et sur l'île de la Martinique où les syndicats ont obtenu la baisse des rideaux des magasins par la force. Pour ne rien arranger, un rapport commandé par le ministère sur le système de distribution de l’essence dans les DOM-TOM, vient de paraître dans la presse. Pour en faire un résumé simple, sachez que ce rapport parle d'enrichissement sans cause des compagnies pétrolières et  pointe du doigt les services de l’Etat, incapables de justifier la base des calculs sur lesquels repose leur évaluation des prix. On se retrouve par conséquent en présence de nombreux catalyseurs du malaise social et économique. Il ne faudrait surtout pas rajouter à ce cocktail explosif des promesses politiques évanescentes qui auraient pour conséquences d'attiser encore plus la défiance du peuple français (de métropole ou d'Outre-Mer) à l'égard du pouvoir exécutif.

Pour finir, à propos de promesses politiques évanescentes, je ne peux m'empêcher de penser à l'aciérie de Gandrange où un candidat à l'élection présidentielle avait, en février 2008, fait de nombreuses promesses suite à l'annonce de plusieurs centaines de licenciements. On parlait alors de 30 millions d'euros d'investissements, de construction d'une centrale électrique en partenariat avec Poweo, de la création de 124 emplois, etc. Le rêve a depuis pris fin très vite, trop vite...

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 12:31



J'ai assisté hier soir à une conférence économique sur le partage des richesses. La problématique retenue fut certes intéressante, mais je suis resté perplexe face à la démonstration qui m'a été soumise. En effet, l'argumentation m'a semblé fort discutable tant sur le fond que sur la forme. Or, j'ai pour principe de ne pas intervenir dans ce genre de situation pour ne pas déstabiliser le conférencier devant son auditoire et respecter son travail. Mais, venant de faire une conférence sur la crise à Saint-Avold dans le cadre de l'UTL, la faim me lancinait tant, que je n'ai pas pu rester pour en débattre avec lui à 22h. Suite aux personnes qui sont venues me voir pour me demander mon avis sur cette présentation (l'une d'entre-elle ayant clairement remarqué certaines failles du raisonnement...), je me suis décidé à écrire ce billet pour préciser quelques points.

Le conférencier avait notamment présenté la répartition de la valeur ajoutée brute entre salaire et capital pour en déduire une baisse continue des salaires au sein de celle-ci. Cette idée, pour séduisante qu'elle puisse être au vu du titre de la conférence, est malheureusement trop simpliste... En effet, rappelons que la valeur ajoutée est ce qu'il reste à l'entreprise après avoir payé les fournisseurs, et qu'elle se partage en trois parts : celle de l'Etat, celle destinée aux salariés, le reste revenant aux apporteurs de capitaux (actionnaires + créanciers).

Si on se base uniquement sur les sociétés non financières où le salariat est la règle (histoire d'éviter la comptabilisation des travailleurs indépendants dont la rémunération correspond autant à un retour sur travail que sur capital investi), on peut alors raisonnablement s'interroger sur le partage entre travail (c'est-à-dire le salaire et les cotisations sociales) et capital. Mais pour ce faire, il faut impérativement retirer de la valeur ajoutée brute ce qui n'est pas distribuable : les impôts sur la production - comme par exemple la taxe professionnelle - et les coûts de remplacement des équipements et machines obsolètes - que l'on appelle l'amortissement.

Or, ces postes ont sensiblement augmenté au cours du temps et chacun sait que les machines sont devenues de plus en plus chères, entraînant par là même une hausse du poste amortissement. Le montant réellement distribuable entre travail et capital doit donc éliminer ces 2 postes, ce qui permet d'aboutir à un agrégat que l'on appelle la valeur ajoutée nette au coût des facteurs. Ce n'est qu'alors qu'il est possible de comparer le partage entre travail et capital dans le temps, à condition encore d'inclure dans les salaires les cotisations sociales qui représentent un salaire différé. Et là, surprise : le partage n'a quasiment pas bougé en France depuis plusieurs années maintenant, et se situe aux alentours de 80 % pour les salaires (avec cotisations sociales) et 20 % pour le capital...

Ceci me permet ainsi d'embrayer sur une autre conclusion erronée du conférencier : tous les grands pays d'Europe ne connaissent pas la même évolution du partage travail/capital. Par exemple, on peut montrer que la Suède et le Danemark, pourtant présentés comme des modèles sociaux, ont vu la part des salaires (avec cotisations sociales) dans la valeur ajoutée nette au coût des facteurs baisser très sensiblement depuis 30 ans et s'installer sur une tendance baissière...

Pour finir, on pourra donc me demander : si ce n'est pas le capital qui grignotte les salaires des Français, d'où vient-il qu'ils ne progressent pas en pouvoir d'achat ? L'explication tient essenitellement aux cotisations sociales qui représentent dans leur ensemble une part croissante de la rémunération. Ainsi, le salaire net moyen - mesuré en euro constant pour neutraliser l'inflation - a très peu progressé en 30 ans (0,4 % / an) et surtout sa progression fut bien plus lente que celle de la valeur ajoutée.

C'est fou ce que l'on se sent mieux après avoir remis les pendules à l'heure !

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:14




Je viens de terminer le 1re semestre du cafet'eco qui se tient à l'Université Populaire de Sarreguemines depuis le mois d'octobre dernier. J'ai souhaité en faire un lieu incontournable et ouvert du débat économique afin que chacun puisse s'exprimer, apprendre et exercer son sens critique dans une ambiance conviviale. 

Le public fut au rendez-vous, même lorsque la météo oublia d'être clémente... Je tiens donc tout particulièrement à les en remercier ! Nous avons ainsi pu débattre de nombreux sujets comme le pouvoir d'achat, la mondialisation et les multinationales, les plans de relance, les délocalisations, les théories économiques,...

Fort de ce succès, nous avons décidé avec Patrick Giessberger (avec qui je suis en photo ci-dessous), directeur de l'Université Populaire de Sarreguemines Conflurences, de poursuivre avec un 2e semestre, composé de 7 rencontres allant du mois de février au mois de juin. Ce semestre sera indépendant du précédent, de sorte que toute personne intéressée par nos échanges pourra très facilement s'intégrer au groupe.

Première rencontre du cafet'eco du 2e semestre : jeudi 26 février 2009 à 18h30, Place Jeanne d'Arc à Sarreguemines (Pôle école). Renseignements et inscription en
cliquant sur le site de l'UPSC.


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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 10:19




Après avoir beaucoup écrit sur le plan de relance français, voici qu'arrive la version américaine qui a déjà été adoptée à la Chambre des représentants. Bien entendu, elle est sans commune mesure avec la nôtre puisqu'elle pèse au bas mot 800 milliards de dollars (l'équivalent de 604 milliards d'euros !). Ce plan répartit les fonds de la manière suivante : 275 milliards de dollars de réductions d'impôts, une augmentation des indemnités chômage, et plus de 540 milliards d'investissements dans des infrastructures (routes, les écoles ou le développement de l'Internet à haut débit). 

L'impression que j'ai lorsque je vois les premiers détails de ce pla, c'est qu'il s'agit surtout de juguler l'hémorragie à défaut d'avoir une politique économique définie pour l'avenir. En effet, même si je ne conteste pas la légitimité de ces orientations - réductions d'impôts des particuliers et des PME, allongement de la durée de la couverture chômage, aides aux emprunteurs immobiliers insolvables, avantages fiscaux pour les employeurs qui embauchent - je crains que cela n'apporte pas tous les effets escomptés. Par exemple, l'idée de l'avantage fiscal pour les employeurs qui doit les inciter à engager des salariés est une bonne idée lorsque l'économie n'est pas déjà en récession. En l'état actuel des choses, c'est le carnet de commande vide et un horizon à court terme sombre qui vont influer fortement sur la décision d'embauche et non pas les éventuels avantages fiscaux...

La 2e partie du plan, qui est aussi la plus massive, concerne les investissements dans les infrastructures. J'avais déjà expliqué que dans le modèle de relance keynésien, ce type d'investissements apporte le meilleur coefficient multiplicateur pour peu que ceux-ci soient bien ciblés. Ainsi, l'idée d'Obama de doubler en trois ans la production d'énergies renouvelables, d'amener l'Internet à haut débit dans les zones reculées et d'élargir le réseau électrique est un pas en avant. Mais pour autant, le président américain n'a pas su résister aux lobbies financiers : tout d'abord, il envisage d'augmenter la somme allouée au sauvetage des banques votée sous George Bush (le plan TARP) pour la faire passer de 700 à 1 000 milliards. Ensuite, certains secteurs sortiront plus gagnants que d'autres, ne serait-ce que par l'intense travail de lobbying qu'ils font depuis quelques jours à Washington... A tel point, que le Prix Nobel d'économie Paul Krugman dans une chronique intitulée "Planté en plein chaos", reproche au plan sa logique "conventionnelle" et son manque d'audace, et à M. Obama son refus de "faire des choix difficiles et de résister aux intérêts particuliers". Notamment sa répugnance à envisager "une nationalisation temporaire de plusieurs grandes banques"...

Il faut maintenant attendre le vote du Sénat, où les Républicains ne semblent pas goûter du tout ce plan de relance. Ensuite, si ce plan est voté, il faudra l'appliquer au plus vite et espérer que la confiance revienne afin de changer les anticipations des agents qui risquent fort de se caler sur une logique de déflation...

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 10:27




Vous connaissez comme moi le dicton "les meilleures blagues sont les plus courtes !". Or, le petit article économique que j'ai lu hier dans le Figaro, s'il a le mérite d'être court, me laisse tout de même l'impression que s'il s'agit d'une blague, elle est de mauvais goût... En effet, sous le titre "La recette originale de Fabius contre la crise", on pouvait y lire :


"Face à l'ampleur de la crise financière, Laurent Fabius explore des solutions peu académiques. Pour l'ancien premier ministre de Mitterrand, le recours au déficit pour financer les plans de relance ne peut que déséquilibrer le système. Afin de le rééquilibrer, il évoque d'abord une relance massive et coordonnée de l'inflation au niveau mondial, l'hyperinflation. Dans ce scénario, la hausse régulière et forte des prix fait que le remboursement des dettes, dont le montant est déjà connu, pèse de moins en moins sur les finances. Les États emprunteurs seraient favorisés, au détriment des États prêteurs. Il en irait de même pour les ménages. Pour Laurent Fabius, ce serait aussi une forme de redistribution des richesses des anciennes générations vers les jeunes. Seul problème, l'hyperinflation est toujours accompagnée d'une forte récession."

Là je reste pantois ! Que quelqu'un qui a été, entre autres, ministre de l'économie et 1re ministre puisse écrire de pareilles inepties m'inquiète... Son plan consisterait donc à laisser s'envoler l'inflation jusqu'à l'hyperinflation afin d'alléger la charge de remboursement des dettes. Excellente idée qui a fait ses preuves notamment en Argentine dans les années 90 et actuellement au Zimbabwe : dans ce dernier pays, l'inflation a été telle - 2,2 millions pour cent ! - qu'aujourd'hui 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Dans la vie courante cela se traduit par le fait que les prix des denrées de base augmentent environ de 30 à 40 % chaque jour, un pain qui était vendu le dimanche 60 milliards de dollars zimbabwéens coûtant ainsi 100 milliards le lendemain. Je vous laisse imaginer la situation de pénurie qui en découle...

Le plus drôle (on rit jaune, je le concède), est que Laurent Fabius aurait déclaré, d'après cet article, que le recours au déficit ne peut que déséquilibrer le système. L'hyperinflation serait donc la solution miracle que personne n'a comprise en Europe ? Dans ce cas, il faut absolument nommé Robert Mugabe (le président du Zimbabwe) tête de liste aux européennes ! Quant à l'histoire de la redistribution des richesses des anciennes générations vers les jeunes dont il est question dans l'article, voilà comment mettre un vernis rose sur la vraie idée idiote qu'est l'hyperinflation.

Avec autant de mauvaises idées à gauche comme à droite, les politiques nous montrent leur parfaite incompréhension des problèmes économiques : et dire qu'un plan de relance repose essentiellement sur la confiance...

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 20:07

Je vous avais dit dans mon précédent billet que TV8 allait consacrer un reportage à ma dernière conférence sur les délocalisations qui s'était tenue jeudi 15 janvier. C'est chose faite, et vous pouvez - pendant une semaine - consulter la vidéo sur le site de TV8 en cliquant sur la photo ci-dessous. J'en profite pour remercier encore une fois le public et toutes les personnes qui s'impliquent pour que mes conférences soient une réussite...




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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 11:39




Lors de ma dernière conférence à Forbach qui portait sur les délocalisations, j'en ai profité pour faire quelques photos. La première que vous voyez ci-dessus est en fait une photo ratée prise sans lumière. Mais comme le rendu me semble quelque peu artistique - on se contente de peu dans la vie - j'ai décidé de la mettre sur ce blog.

Me voici ci-dessous avec la très sympathique équipe administrative de l'Université Populaire de Forbach (de gauche à droite : Claude Hamman, Annette Marquis Weber, et moi-même...). Vous pouvez cliquer sur la photo pour l'agrandir :


 

Une dernière photo pour illustrer la conférence en elle-même :


Il y a également eu la visite de la chaîne de télévision locale TV8 qui va réaliser un petit reportage dont je ne manquerai pas de vous donner le lien dès sa programmation.

Eu égard aux vacances d'hiver du mois de février, la prochaine conférence est prévue pour le jeudi 12 mars 2009 à 20h00. Le thème retenu est : "la mondialisation, les multinationales ont-elles pris le pouvoir ?". C'est avec plaisir que je retrouverai ce public que je remercie pour sa fidélité et ses interventions de qualité.

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 12:41




Programme chargé cette semaine : mercredi, je consacrerai la séance du cafet'éco au plan de relance de l'économie française. Dans le contexte de crise que nous connaissons, nous nous interrogerons sur la pertinence de ce plan et sur les effets attendus. Pour ce faire, nous nous appuierons sur les annonces faites par le gouvernement et sur les statistiques disponibles à ce jour.

Jeudi, j'animerai une conférence-débat à l'Université Populaire de Forbach sur le thème des délocalisations. Il m'a semblé important de présenter cette notion car, depuis le rapport Arthuis de 1993, jamais une question d'économie politique n'a fait l'objet d'autant d'informations contradictoires : les chiffres et analyses se multiplient, donnant tantôt à ce phénomène une importance marginale et tantôt une importance prépondérante.

Il s'agira donc de définir précisément ce que l'on entend par délocalisation afin de pouvoir, ensuite, présenter un état des lieux chiffré de la question. Cela permettra d'identifier les causes possibles des délocalisations et d'en déduire des moyens appropriés pour les contrer.

Le Républicain Lorrain a consacré un article à cette conférence qui se déroulera jeudi soir à 20h au Burghof, salle Berlin :



                    [ Cliquer sur l'article pour l'agrandir]

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 12:48




De plus en plus de secteurs économiques commencent à être touchés par la crise. Après l'automobile qui réclamait à cor et à cri des subsides, voici qu'un autre secteur implore la grâce de l'Etat : l'industrie pornographique ! Et pour avoir la certitude d'être entendu, ce secteur a multiplié les déclarations saugrenues : les américains Larry Flynt et Joe Francis ont ainsi demandé au Congrès des Etats-Unis de débloquer une aide de cinq milliards de dollars en faveur du secteur... rien que ça !

Résumons en quelques mots l'argumentaire saugrenu développé. Tout d'abord, selon eux, la pornographie représente un chiffre d'affaires annuel de 13 milliards de dollars aux Etats-Unis. Or, en raison de la récession économique actuelle, "les gens sont trop déprimés pour être actifs sexuellement", déclare Larry Flynt. Ils en déduisent que "c'est très mauvais pour la santé du pays. Les Américains peuvent se débrouiller sans voitures mais pas sans sexe", et appellent donc le Congrès "à relancer l'appétit sexuel des Américains" ! La patriotisme économique passe donc parfois par des voies impénétrables (tout jeu de mots étant vaguement fortuit).

Il faut dire que la pornographie n'a pas l'air d'avoir la cote à Wall Street. En effet, aucune des grandes banques américaines ou européennes n'a accepté de gérer l'introduction en Bourse de la maison mère de Penthouse, le magazine de charme. Pourtant, la société Friendfinder Networks a réalisé un chiffre d'affaires de 244 millions de dollars au cours des neuf premiers mois de l'année 2008, en misant notamment sur le réseau social - qui est une activité très en vogue actuellement - et en rachetant l'opérateur de sites Internet  Adultfriendfinder.com.

Les temps sont durs à Wall Street...

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 10:59




Aujourd'hui, je tenais à vous faire part d'une excellente infographie publiée par Le Monde. Elle concerne les suppressions d'emplois en France en 2008. C'est typiquement le genre de documents qui résume si bien la situation, que je n'ai même plus besoin d'ajouter de commentaires...


Ces suppressions d'emplois se traduisent évidemment dans les chiffres du chômage dont voici l'évolution sur 1 an glissant (source DNA) :





Pour finir, voici ci-dessous l'évolution du chômage au sens du ministère du travail (les célèbres DEFM 1 dont j'ai souvent parlé sur ce blog) sur 3 ans :


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