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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 13:26

microsoft-bill-gate.jpg


Décidément, Microsoft n'en finit pas de faire couler de l'encre à la Commission européenne. En effet, Neelie Kroes, commissaire chargée de la concurrence, a annoncé l'ouverture de deux enquêtes contre le leader mondial des logiciels. Et ce, moins de quatre mois après qu'une précédente condamnation du groupe pour les mêmes motifs a été confirmée par la Cour de justice européenne, dans un arrêt prononcé le 17 septembre 2007. Microsoft avait été condamnée à 497 millions d'euros d'amende pour abus de position dominante, notamment pour n'avoir pas communiqué à ses concurrents suffisament d'informations pour assurer la compatibilité de leurs applications avec les serveurs Windows. On reprochait aussi à l'entreprise d'inclure systématiquement son lecteur vidéo dans son système d'exploitation Windows, ce qui empêche une concurrence libre sur le marché des lecteurs. Pour des précisions concernant l'action de la Commission européenne dans ce domaine, voir
le billet que j'avais rédigé.


Alors que reproche-t-on cette fois à la firme de Redmond ? Tout d'abord, majgré sa condamnation, Microsoft ne fournit toujours pas assez d'informations pour garantir l'interopérabilité entre Office et des produits de sociétés concurrentes (SUN,...). Ensuite, il y a cette fois un point d'achoppement au niveau de la vente liée du navigateur Internet Explorer avec Windows : les concurrents comme Opera, souhaiteraient un découplage afin de permettre l'installation de navigateurs concurrents sur le matériel Microsoft. Enfin, la Commission européenne a précisé qu'elle menait aussi des recherches au sujet de l'incorporation systématique d'autres applications comme Windows Live ou Desktop Search.

Décidément, Microsoft veut faire parler d'elle : Bill Gates prend sa retraite, la méchante Commission européenne veut briser son monopole, et cerise sur le gateau, Vista est certainement le meilleur système d'exploitation depuis Windows 98 (un peu d'antiphrase fait toujours du bien au clavier...).

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 11:20

sen.jpg      stiglitz.jpg

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a décidé de créer un comité d'experts qui aura pour mission de réfléchir à un nouvel instrument de mesure de la croissance, plus qualitatif, que le produit national brut (PNB). Ce comité sera placé sous l'autorité de 2 prix Nobel d'économie : l'Indien Amartya Sen, auteur de travaux sur les inégalités et sur le développement humain, et le néokeynésien américain Joseph Stiglitz.

Rappelons que ce débat sur la mesure de la richesse est assez ancien et a mobilisé de nombreuses personnes déjà. J'avais rédigé un article pour expliquer que le PIB est un indicateur bien primaire pour mesurer la richesse produite par un pays. En effet, il ne tient compte que des productions qui peuvent être évaluées monétairement. Ainsi, le travail en association en qualité de bénévole n'est pas compté comme une richesse, alors qu'il contribue indubitablement au bien-être des personnes. Au contraire, les frais de dépollution qui suivent une marée noire sont considérés comme des richesses dans le PIB. L'aspect quantitatif pose donc des problèmes sérieux d'évaluation de la vraie richesse produite. D'ailleurs, en 2000, le gouvernement avait confié à Patrick Viveret, philosophe et conseiller référendaire à la Cour des comptes, la mission de rédiger un rapport sur la méthodologie d'évaluation de la richesse. Ce rapport, intitulé
Reconsidérer la richesse, passe en revue l'ensemble des problèmes posés par l'utilisation du PIB.

Alors pourquoi revenir sur cette question en installant un n-ième comité d'experts ? De plus, celui-ci ne risque-t-il pas de faire de l'ombre à la commission Attali sur la croissance ? La réponse est très certainement beaucoup plus politique : Monsieur Sarkozy ne sachant plus très bien comment poursuivre la fable du pouvoir d'achat, il semble qu'il veuille à présent changer le thermomètre qui nous sert, imparfaitement certes, à mesurer le mal...

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 11:37

suharto.jpg

A la suite de mon billet sur les plus grands dictateurs corrompus de l'histoire, je poursuis avec cette information publiée hier dans le Figaro. Sur la liste des dictateurs les plus corrompus, liste établie par l'ONU et la Banque Mondiale, Suharto est classé numéro 1 ! Pour mémoire, Suharto a été président-dictateur général de l'Indonésie de 1965 à 1998.

L'ONG Transparency International a avancé le chiffre de 40 milliards de dollars ponctionnés sur la richesse nationale au fil des ans par le dictateur et son clan. Et toutes les tentatives pour récupérer une partie de ces fonds, se sont soldées par un échec. En effet, il y a fort à parier que l'élite politique veut protéger Suharto pour se protéger elle-même... D'ailleurs, je ne résiste pas à l'envie de citer ce responsable politique indonésien qui déclarait que «le gouvernement devrait abandonner toutes les charges criminelles contre lui. Nous devrions nous souvenir que M. Suharto est un aîné et qu'il est dans une situation critique

Ainsi, même dans le domaine des Droits de l'Homme, la justice indonésienne a abandonné les poursuites criminelles contre Suharto, eu égard à son état de santé fragile. Or, est-il besoin de rappeler que sous son régime, des centaines de milliers de personnes ont été tuées, blessées ou emprisonnées dans des opérations militaires et de police menées contre toute forme d'opposition !

Finalement, vous pouvez constater que notre classement des corrompus ne cessent de changer. Après Mobutu, Marcos, qui sera le prochain vainqueur ?

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 12:15

On apprend aujourd'hui que le déficit du commerce extérieur s'est très nettement aggravé en novembre 2007, se creusant à 4,792 milliards d'euros sous l'effet d'un ralentissement des exportations et de la flambée des cours du pétrole. A titre de comparaison, le déficit cumulé des échanges extérieurs sur les onze premiers mois de l'année 2007 ressort à 35,487 milliards en données brutes, contre 25,710 milliards un an auparavant. Voici ci-dessous un graphique présentant l'évolution de la balance commerciale de la France sur plusieurs années (les chiffres sont données en milliards de dollars) :


solde.jpg

                        [Source : La Documentation Française]

On constate donc que la balance fut excédentaire jusqu'en 2003. C'est à ce moment que le solde extérieur a commencé à devenir déficitaire : -2,8 milliards d'euros en 2004, -24,6 milliards en 2005, -35,5 milliards en 2006 !

L'annonce d'une détérioration du déficit français coïncide par ailleurs avec la publication d'un excédent record de 19,3 milliards d'euros en Allemagne.

Ainsi, l'explication du renchérissement de la facture énergétique n'explique pas tout : si l'Allemagne réussie mieux que nous avec les mêmes contraintes énergétiques mondiales, c'est d'abord parce que son commerce est très spécialisé, ce qui lui permet de concentrer ses efforts sur l'exportation de produits pour lesquelles elle détient un véritable avantage comparatif sur des marchés plus importants. La France devrait donc se poser la question de la spécialisation des produits destinés à l'exportation, en tenant compte des marchés visés. Alors seulement, elle pourra renouer avec le succès commercial mondial !

 

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 19:14

Pour finir sur ce sujet très joyeux, je vous propose 2 graphiques résumant la situation : l'un représente l'évolution du cours du pétrole sur un demi-siècle en dollars constants et courants. L'autre, provenant des statistiques du ministère de l'équipement, présente l'évolution du prix des carburants en France sur une douzaine d'années.

Et bien avec tout ça, bonne année et rendez-vous au salon de l'automobile !


petrole-le-monde2.gif


prix-des-carburants-cle068862.jpg

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 18:38

 

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Samedi 5 janvier, en marge d'une conférence à Alger, le ministre du pétrole algérien a déclaré que la hausse des prix du pétrole devrait "probablement perdurer jusqu'a la fin du premier trimestre pour se stabiliser durant le deuxième trimestre (...) plus bas que 100 dollars".  Une mauvaise nouvelle pour l'économie. Mais comme une mauvais nouvelle ne vient jamais seule, le même ministre s'est senti obligé de faire une autre déclaration après une nuit. Ainsi, dimanche 6 janvier, dans une interview à l'AFP, il déclarait qu'un baril de brut à 100 dollars n'est "pas nécessairement très élevé". Alors là on comprend parfaitement le sens de ce vieux proverbe indien que je lisais récemment dans un livre d'histoire politique : "Les intérêts courent même pendant la nuit "...

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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 15:29
Pour terminer  en ce qui concerne cette enquête,  je vous livre les résultats pour la question concernant la mondialisation. Comme précédemment,on demande aux personnes de se situer sur une échelle de 1 à 7 par rapport à deux positions extrêmes :

(1) : je suis pour le libre-échange et la concurrence mondiale
(7) : je suis pour la protection de l'industrie nationale


Le pourcentage indique la proportion de personnes indiquant les positions 6 et 7. Donc, plus un pourcentage est élevé, plus les personnes sont protectionnistes. Le résultat est le suivant :


sond4.JPG

Ainsi, les Français apparaissent très protectionnistes comparativement aux Danois...
 
Pour enfoncer le clou, voici les 2 dernières propositions :

(1) : je suis pour une société où les richesses sont équitablement réparties
(7) : je suis pour une société où la performance individuelle est récompensée

Et le résultat par pays :


sond5.JPG

Ainsi, l'idéal d'une société où les richesses sont équitablement réparties, n'est plus qu'une utopie pour les jeunes Russes. Ceux-ci semblent préférer une société individualiste où l'argent serait la seule récompense du travail. Cependant, sont-ils conscients qu'une telle dissociété n'est pas viable à long terme ?

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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 12:48

Je vous parlais il y a quelques jours de l'engouement pour les sondages et autres enquêtes d'opinion. Hier, j'ai eu entre les mains un article du Figaro (le spécialiste des sondages...) qui présentait les résultats d'une enquête d'opinion réalisée par l'institut de sondage suédois Kairos International, en partenariat avec la Fondation pour l'innovation politique (FONDAPOL). Plus de 22 000 personnes ont été intérrogées par voie électronique dans 17 pays (en Europe, Asie, Etats-Unis) fin 2006 : 1 000 personnes de 16 à 29 ans ainsi que 300 personnes de 30 à 50 ans pour chaque pays.

L'enquête s'intitulait "les jeunesses face à leur avenir". On y trouvait des questions sur la vision que les jeunes ont de leur avenir, sur la mondialisation,... Chaque question proposait un dégradé de réponse allant d'un extrême, noté 1, à l'autre, noté 7. Les pourcentages correspondent aux réponses des jeunes de 16 à 29 ans qui répondent 6 ou 7 à la question, c'est-à-dire, qui sont tout à fait d'accord. Voici quelques résultats que j'ai représentés graphiquement pour plus de lisibilité :

 
"Mon avenir est prometteur"


sond1.JPG

"Je suis certain que j'aurai un bon travail dans l'avenir"

sond2.JPG

"Pour avoir une bonne vie, il faut avoir beaucoup d'argent"sond3.JPG

 

Au vu des ces réponses, ont peu en inférer que les jeunes Français (et Françaises!) sont très pessimistes quant à leur avenir. Cela peut se comprendre car les emplois ne cessent de se précariser (CDD, intérim,...), et certains diplômés se voient même contraints d'accepter des postes inféieurs à leurs qualifications (on appelle cela le déclassement...). On peut aussi citer l'armée de stagiaires que les entreprises embauchent, souvent pour effectuer le travail d'un véritable employé (voir Génération Précaire). On saisit donc pourquoi les jeunes Français ressentent plutôt un malaise quant à leur avenir !

Par contre, question argent, on leur a tellement rabâché qu'il fallait travailler plus pour gagner plus (tiens, ça me dit quelque chose ça !), et que le bonheur c'était d'avoir, qu'ils ont fini par croire qu'il fallait beaucoup d'argent pour être heureux. Remarquer la différence avec le Danemark : les jeunes Danois sont très optimistes quant à leur avenir, et surtout, ils considèrent qu'avoir baucoup d'argent n'est pas une condition nécessaire pour mener une bonne vie.

 
 

 

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 13:43
"Il y a de cela 15 ans, une bonne fée se penchait sur l'Europe, et la magie Disney prenait vie ! ", peut-on lire dans la présentation officielle d'Eurodisney. Je me permettrai de paraphraser ce texte en remplaçant notamment Disney par Euro... En effet, vous n'êtes pas sans savoir que l'entrée de Chypre et de Malte dans la zone euro, le 1er janvier 2008, a porté à quinze le nombre de pays de l'Union européenne (UE) ayant adopté la monnaie unique. Petit rappel des pays ayant accepté la monnaie unique :

    * En 1999
Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal

    *En 2001
Grèce

    *En 2007
Slovénie

    *En 2008
Chypre, Malte

Voici une carte récapitulant les pays ayant l'Euro  :


countriesblue.gif

                              (source : BCE)

Sans rentrer dans les détails de la création de l'Euro, rappelons simplement que la monnaie unique est l'aboutissement d'un processus d'intégration économique vers une zone appellée Union économique et monétaire. L'histoire européenne a débuté avec le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) qui a été signé à Paris le 18 avril 1951 par la Belgique, la France, l'Italie, la République fédérale d'Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas. Les économistes appellent cela une zone de libre-échange. C'est le tout premier stade de l'intégration économique d'une zone. Les traités suivants (Rome en 1956, Acte Unique en 1986, Maastricht en 1992,...) ne font que compléter et poursuivre l'intégration économique de la zone. Pour la culture, c'est l'économiste Balassa, qui le premier proposa une classification en 5 étapes du processus d'intégration économique.

Bon, revenons à notre sujet. Il y a donc 15 pays qui auront l'Euro sur 27 pays membres de l'Union européenne. C'est-à-dire que la zone euro rassemblera 318 millions d'habitants sur les 493 millions que compte l'UE. Pourquoi les autres pays n'ont-ils pas la monnaie unique ? Tout d'abord, il y a des conditions monétaires (et financières) à respecter pour pouvoir prétendre à l'Euro, conditions imposées par le traité de Maastricht : 

     *réalisation d'un degré élevé de stabilité des prix
     *caractère soutenable de la situation des finances publiques
     *respect des marges normales de fluctuation prévues par le mécanisme de change du système monétaire européen
     *caractère durable de la convergence atteinte par l'Etat membre et de sa participation au mécanisme de change du système monétaire européen

Aux critères monétaires s'ajoutent des critères budgétaires. Les Etats sont soumis aux règles du pacte de stabilité et de croissance, qui sanctionnent les déficits excessifs : le déficit budgétaire ne doit pas excéder 3% du produit intérieur brut (PIB) et la dette publique 60% du PIB. J'en profite au passage pour rappeler que la France ne respecte pas l'ensemble de ces critères (dette publique > 60%) et que l'Italie n'y pense visiblement même plus (dette publique > 110% !).

Avec toutes ces conditions, on comprend pourquoi beaucoup de pays ont malheureusement été recalés (Lituanie, l'Estonie, Lettonie). Néanmoins, certains pays, comme le Danemark et le Royaume-Uni, répondent à l'ensemble de ces critères mais n'ont toujours pas l'Euro comme monnaie. Ces pays ont en fait obtenu une dérogation qui leur permet de refuser la monnaie européenne. Bel exemple de volontarisme européen, au moment où la Commission européenne n'a de cesse de parler de citoyenneté européenne...

 

 

 

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 19:44

feu-artifices.jpg

Je remercie toutes les personnes qui viennent sur ce blog et/ou qui m'ont laissé des commentaires. Je vous présente mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui sera, à n'en pas douter, très chargée économiquement et politiquement !

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