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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 14:41

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Pour une fois un billet un peu différent puisqu'il concerne un mathématicien. La police grecque a annoncé, vendredi 25 janvier, l'arrestation d'un homme accusé d'avoir monnayé des secrets industriels, piratés dans le système informatique de Dassault Systèmes, éditeur de logiciels, filiale du groupe Dassault.

Il s'agit d'un mathématicien de 58 ans accusé d'avoir causé un préjudice de plus de 361 millions de dollars (un peu plus de 245 millions d'euros) à la société ! Il serait parvenu à vendre, via Internet, des données industrielles concernant notamment des systèmes d'armement à environ 250 acquéreurs en France, en Allemagne, en Italie, en Afrique du Sud, au Brésil, dans les Balkans et en Asie. Il vendait ce logiciel au prix de 700 euros... La police va même jusqu'à déclarer qu'il s'agit d'un des meilleurs pirates informatiques du monde !

Et dire que je n'ai de cesse de répéter à mes élèves que les Mathématiques mènent à tout !

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 11:31

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Beaucoup de personnes m'écrivent  depuis hier pour comprendre ce qui se passe avec la Société Générale. Je rédige donc ce billet pour donner quelques éléments d'explication. Tout d'abord les faits : un salarié de la Société Générale vient de faire perdre près de 5 milliards d'euros (sic !) à la banque par des manoeuvres frauduleuses. Cette information n'a bien évidemment été divulgué que tardivement. Je dis bien évidemment, car en plus d'être un coup dur pour la banque, c'est aussi un coup pour l'économie et les marchés boursiers. En effet, le pire scénario pourrait voir le jour si les épargnants retiraient leur confiance à leur banque. On assisterait alors à une crise de liquidité un peu comme celle de la Northem Rock en Grande-Bretagne (souvenez-vous de ces épargnants qui formaient de longues files pour récupérer leurs avoirs). Mais, plus grave encore, si les marchés en viennent à douter de la fiabilité des contrôles opérés par la Société Générale, celle-ci pourrait se retrouver isolée sur le marché interbancaire, et conduire au même risque d'illiquidité (voire d'insolvabilité si le scénario va jusqu'à son terme). 

N'oublions pas qu'entre 2006 et 2007, la Commission bancaire a effectué dix-sept contrôles au sein de la Société générale. Aucun d'entre eux n'a permis de détecter la fraude... De plus, lorsqu'on connaît un peu le fonctionnement des marchés dérivés, on imagine mal un seul homme réussir à lever autant de fonds sans éveiller de soupçons. Pour faire simple, disons que sur ce type de marchés, il existe une contrepartie à fournir en garantie lorsque les montants deviennent très élevés. On appelle cela l'appel de marge. Ainsi, s'il travaillait sur un montant de 50 milliards d'euros de dérivés d'actions (c'est le montant probable dont parle les médias), il aurait dû verser un appel de marge substantiel de plusieurs millions d'euros à une société financière extérieure à la banque et qu'on nomme chambre de compensation. Première question : comment aurait-il trouvé l'argent discrètement ? En outre, pour dissimuler ses ordres, la banque a déclaré que le trader piratait le système informatique dans le but d'effacer ses positions aux yeux des contrôleurs. Très bien, mais comme nous l'avons dit, il a dû passer par une chambre de compensation extérieure à sa banque. Comment a-t-il pu alors intervenir dans les systèmes des chambres de compensation chargées d'effectuer le règlement et la livraison des titres sans se faire remarquer ?

Alors, exagération de ma part, ou scénario possible ? Je rappelerais juste que ce scénario a déjà trouvé sa pire issue avec le trader Nick Leeson, qui faisait de l'arbitrage sur le marché asiatique SYMEX. Par ses mauvaises positions, il commença à perdre de l'argent qu'il couvrit par des manoeuvres frauduleuses. Le tout déboucha sur une perte de 1,4 milliards d'euros pour la banque Baring's qui fit faillite. C'est à partir de cette époque que les contrôle sur les marchés se sont intensifiés car, là encore, personne n'avait vu l'ogive arriver...
Cela me rappelle ces mots de Jean de la Fontaine : "Je le répète, et dis, vaille que vaille, le monde n'est que franche moutonaille".

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 12:57

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Jacques Attali vient de remettre comme prévu son rapport pour relancer la croissance au Président de la République. Celui-ci s'est déclaré ravi et a affirmé qu'il adhérait "à l'essentiel" des quelque trois cents conclusions contenues dans le rapport (voir le billet que j'ai écrit à ce sujet). Si le Président a déclaré trouver ces propositions plutôt raisonnables, il a tout de même admis quelques désaccords... Par exemple, il s'oppose à la suppression du principe de précaution que la commission Attali recommandé de suprimer au plus vite. On ne peut que se réjouir (pour une fois) de la réponse de Nicolas Sarkozy, notamment au moment où nos amis Américains parlent de commercialiser de la viande provenant d'animaux clonés !

Jacques Attali s'est bien entendu transformé en avocat pro domo, en demandant au président de la République que toutes les propositions de son rapport soient appliquées. Comme à son habitude, il nous a récité une tirade digne des meilleures pièces de théâtre (Attali acte 3, scène 28) : "Aucune des mesures qui est là ne peut s'appliquer sans être fait dans un ensemble. On ne peut pas supprimer les freins sur la roue gauche d'une voiture sans supprimer les freins sur la roue droite". Dis comme ça, cela semble si pertinent...

Pour finir, rappelons que le prochain round consistera à savoir quelles mesures le gourvernement décidera de conserver, sachant par exemple que celle concernant la suppression des départements à créer un trouble certain chez les élus locaux. Les propositions retenues devront alors être transposées dans le projet de loi de modernisation de l'économie présenté cette année par le ministre de l'économie et des finances, Christine Lagarde.

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 19:09

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J'apprends à l'instant que la bourse de Paris a clôturé lundi 21 janvier en baisse de 6,83 %, sa plus forte chute en une seule séance depuis le 11 septembre 2001 ! Il semblerait que les investisseurs craignent la récession aux Etats-Unis suite notamment à la crise des suprime loans. Visiblement, le plan de relance de 140 milliards de dollars proposé vendredi par le président américain, George W. Bush, ne les a pas rassurés... D'ailleurs, j'ai trouvé cette déclaration d'un analyste du Crédit-Mutuel qui en dit long sur l'état d'esprit ambiant :

"Les marchés doutent de la capacité à faire passer le plan au Congrès, où les démocrates veulent des mesures visant les revenus les plus modestes, qui ne paient pas d'impôt et ne seraient pas touchés par les mesures annoncées"

Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus qui présente l'évolution du CAC 40 sur 14 jours, l'indice s'est effondré à 4 744,45 points, son plus bas de clôture depuis le 15 juillet 2006. Mais le fait qui confirme la peur ambiante d'un récession aux Etats-Unis, c'est le volume d'échanges qui a battu son record historique, dépassant pour la première fois les 13 milliards d'euros. Cela conduit à un essorage des capitalisations boursières puisque la capitalisation boursière cumulée des 40 composantes du CAC a fondu de 87,7 milliards d'euros !

Mais ce plongeon est bien entendu généralisé sur l'ensemble des places financières mondiales, puisque, faut-il le rappeler, lorsque Wall Street éternue, Paris s'enrhume... Voir les principaux indices mondiaux ci-dessous :

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Pour finir, laissons la parole à Maître Bush, spécialiste mondialement reconnu en relance économique : "Mes conseillers et de nombreux autres experts s'attendent à ce que notre économie continue à croître au cours de l'année qui vient, mais à un rythme moindre que celui que nous avons connu ces dernières années"

Tout ceci me rappelle l'histoire du type qui se lance par la fenêtre d'un immeuble et qui, arrivé à mi-parcours, déclare que jusqu'ici tout va bien...

 

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 12:39

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Le premier ministre, François Fillon (qui est, d'après ce sondage, plus populaire que le Président), a fixé à 3,5% la rémunération du Livret A et à 4,25% celle du Livret d'épargne populaire (LEP) à compter du 1er février.

Rappelons comment se fixe le taux du livret A et du LEP, que l'on appelle taux réglementés. Depuis 2003, l'actualisation du taux du Livret A (livret détenu par 45 millions de Français) au 1er février et au 1er août de chaque année résulte d'une moyenne entre l'inflation hors tabac et du loyer de l'argent à court terme (l'Euribor 3 mois), majorée de 0,25 point. Pour le mois de décembre, l'Insee a annoncé, mardi, une inflation hors tabac de 2,46% sur un an, tandis que la moyenne de l'Euribor s'établissait à 4,85%. Majoré de 0,25 point, le calcul faisait ressortir un taux de 3,9%, que le gouvernement a choisi d'arrondir à 3,5 % !

Alors pourquoi priver les épargnants de ce taux à 4 % ? Dans ces temps de vaches maigres, Nicolas Sarkozy n'a de cesse de chercher à relancer la croissance par la consommation (travailler plus pour gagner plus, pour dépenser plus, pour...). Ainsi, il fallait trouver une parade à cette augmentation automatique des taux d'épargne. L'idée maîtresse fut la suivante : le gouverneur de la Banque de France a constaté l'existence de circonstances exceptionnelles qui, conformément à la réglementation, permettent de suspendre l'augmentation automatique du taux réglementé. En réalité, en l'absence d'élections à court terme, ce taux aurait été tout simplement gelé. Mais le scrutin municipal ayant été "nationalisé" par notre omniprésident, il fallait concéder une augmentation et expliquer le hold-up. L'argument avancé pour expliquer une hausse modérée ne peut se comprendre qu'en saisissant le mode de fonctionnement du livret A : les encours de ce livret, centralisés par la Caisse des dépôts (CDC), permettent de financer des prêts à long terme aux organismes du logement social, et toute hausse de son taux renchérit le coût de leurs crédits. Donc, pour sauver les logements sociaux, n'augmentons pas le taux du livret A. CQFD !

Sauf que, à 4%, le livret A aurait certainement vu ses encours augmenter et, par conséquent, il y aurait eu un volume de fonds plus important à prêter aux organismes sociaux (même si le taux s'est renchéri). Tout ceci participe donc d'un dogmatisme économique : on veut à tout prix augmenter la croissance par la consommation. On oublie cependant que du côté de l'offre il y a aussi des choses à faire et que, sans investissements (donc sans épargne), pas de croissance !

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 18:43

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J'apprends à l'instant que Jacques Attali, qui devait remettre ses conclusions pour relancer la croissance mercredi 23 janvier au président de la République, vient de faire parler de lui de manière un peu surprenante. Certes, certaines fuites été déjà arrivées jusqu'aux médias, comme la suppression des départements ou encore la relance de l'immigration. Mais là, c'est carrément une version quasi définitive du rapport que le site Internet des Echos a publié, vendredi 18 janvier, avant de la retirer.

Je n'ai pas encore eu le temps de tout lire, mais ce qui est certain, c'est qu'il va y avoir des grincements de dents... En effet, dans le domaine social, la commission propose de renvoyer l'essentiel des décisions sociales à la négociation entre syndicats et patronat, ou encore de réduire le coût du travail par un transfert des cotisations sociales vers la CSG et la TVA (la fameuse TVA sociale). Les membres de la commission se sont également prononcés pour l'ouverture à la concurrence des professions réglementées (pharmaciens, taxis, vétérinaires, coiffeurs, notaires, etc.). 

Pour terminer, faisons un simple constat. La commission que préside Jacques Attali devait s'atteler à trouver des solutions pour "la libération de la croissance française". Ses propositions avaient été regroupées sous le titre "trois cents décisions pour changer la France". Il n'en reste déjà plus que 20 visiblement et encore, certaines propositions ne sont pas nouvelles. L'ancien premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a peut-être eu le mot de la fin comme à son habitude. A la proposition de suppression des départements, il s'est exclamé : "loufoque"...

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 13:26

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Décidément, Microsoft n'en finit pas de faire couler de l'encre à la Commission européenne. En effet, Neelie Kroes, commissaire chargée de la concurrence, a annoncé l'ouverture de deux enquêtes contre le leader mondial des logiciels. Et ce, moins de quatre mois après qu'une précédente condamnation du groupe pour les mêmes motifs a été confirmée par la Cour de justice européenne, dans un arrêt prononcé le 17 septembre 2007. Microsoft avait été condamnée à 497 millions d'euros d'amende pour abus de position dominante, notamment pour n'avoir pas communiqué à ses concurrents suffisament d'informations pour assurer la compatibilité de leurs applications avec les serveurs Windows. On reprochait aussi à l'entreprise d'inclure systématiquement son lecteur vidéo dans son système d'exploitation Windows, ce qui empêche une concurrence libre sur le marché des lecteurs. Pour des précisions concernant l'action de la Commission européenne dans ce domaine, voir
le billet que j'avais rédigé.


Alors que reproche-t-on cette fois à la firme de Redmond ? Tout d'abord, majgré sa condamnation, Microsoft ne fournit toujours pas assez d'informations pour garantir l'interopérabilité entre Office et des produits de sociétés concurrentes (SUN,...). Ensuite, il y a cette fois un point d'achoppement au niveau de la vente liée du navigateur Internet Explorer avec Windows : les concurrents comme Opera, souhaiteraient un découplage afin de permettre l'installation de navigateurs concurrents sur le matériel Microsoft. Enfin, la Commission européenne a précisé qu'elle menait aussi des recherches au sujet de l'incorporation systématique d'autres applications comme Windows Live ou Desktop Search.

Décidément, Microsoft veut faire parler d'elle : Bill Gates prend sa retraite, la méchante Commission européenne veut briser son monopole, et cerise sur le gateau, Vista est certainement le meilleur système d'exploitation depuis Windows 98 (un peu d'antiphrase fait toujours du bien au clavier...).

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 11:20

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Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a décidé de créer un comité d'experts qui aura pour mission de réfléchir à un nouvel instrument de mesure de la croissance, plus qualitatif, que le produit national brut (PNB). Ce comité sera placé sous l'autorité de 2 prix Nobel d'économie : l'Indien Amartya Sen, auteur de travaux sur les inégalités et sur le développement humain, et le néokeynésien américain Joseph Stiglitz.

Rappelons que ce débat sur la mesure de la richesse est assez ancien et a mobilisé de nombreuses personnes déjà. J'avais rédigé un article pour expliquer que le PIB est un indicateur bien primaire pour mesurer la richesse produite par un pays. En effet, il ne tient compte que des productions qui peuvent être évaluées monétairement. Ainsi, le travail en association en qualité de bénévole n'est pas compté comme une richesse, alors qu'il contribue indubitablement au bien-être des personnes. Au contraire, les frais de dépollution qui suivent une marée noire sont considérés comme des richesses dans le PIB. L'aspect quantitatif pose donc des problèmes sérieux d'évaluation de la vraie richesse produite. D'ailleurs, en 2000, le gouvernement avait confié à Patrick Viveret, philosophe et conseiller référendaire à la Cour des comptes, la mission de rédiger un rapport sur la méthodologie d'évaluation de la richesse. Ce rapport, intitulé
Reconsidérer la richesse, passe en revue l'ensemble des problèmes posés par l'utilisation du PIB.

Alors pourquoi revenir sur cette question en installant un n-ième comité d'experts ? De plus, celui-ci ne risque-t-il pas de faire de l'ombre à la commission Attali sur la croissance ? La réponse est très certainement beaucoup plus politique : Monsieur Sarkozy ne sachant plus très bien comment poursuivre la fable du pouvoir d'achat, il semble qu'il veuille à présent changer le thermomètre qui nous sert, imparfaitement certes, à mesurer le mal...

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 11:37

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A la suite de mon billet sur les plus grands dictateurs corrompus de l'histoire, je poursuis avec cette information publiée hier dans le Figaro. Sur la liste des dictateurs les plus corrompus, liste établie par l'ONU et la Banque Mondiale, Suharto est classé numéro 1 ! Pour mémoire, Suharto a été président-dictateur général de l'Indonésie de 1965 à 1998.

L'ONG Transparency International a avancé le chiffre de 40 milliards de dollars ponctionnés sur la richesse nationale au fil des ans par le dictateur et son clan. Et toutes les tentatives pour récupérer une partie de ces fonds, se sont soldées par un échec. En effet, il y a fort à parier que l'élite politique veut protéger Suharto pour se protéger elle-même... D'ailleurs, je ne résiste pas à l'envie de citer ce responsable politique indonésien qui déclarait que «le gouvernement devrait abandonner toutes les charges criminelles contre lui. Nous devrions nous souvenir que M. Suharto est un aîné et qu'il est dans une situation critique

Ainsi, même dans le domaine des Droits de l'Homme, la justice indonésienne a abandonné les poursuites criminelles contre Suharto, eu égard à son état de santé fragile. Or, est-il besoin de rappeler que sous son régime, des centaines de milliers de personnes ont été tuées, blessées ou emprisonnées dans des opérations militaires et de police menées contre toute forme d'opposition !

Finalement, vous pouvez constater que notre classement des corrompus ne cessent de changer. Après Mobutu, Marcos, qui sera le prochain vainqueur ?

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 12:15

On apprend aujourd'hui que le déficit du commerce extérieur s'est très nettement aggravé en novembre 2007, se creusant à 4,792 milliards d'euros sous l'effet d'un ralentissement des exportations et de la flambée des cours du pétrole. A titre de comparaison, le déficit cumulé des échanges extérieurs sur les onze premiers mois de l'année 2007 ressort à 35,487 milliards en données brutes, contre 25,710 milliards un an auparavant. Voici ci-dessous un graphique présentant l'évolution de la balance commerciale de la France sur plusieurs années (les chiffres sont données en milliards de dollars) :


solde.jpg

                        [Source : La Documentation Française]

On constate donc que la balance fut excédentaire jusqu'en 2003. C'est à ce moment que le solde extérieur a commencé à devenir déficitaire : -2,8 milliards d'euros en 2004, -24,6 milliards en 2005, -35,5 milliards en 2006 !

L'annonce d'une détérioration du déficit français coïncide par ailleurs avec la publication d'un excédent record de 19,3 milliards d'euros en Allemagne.

Ainsi, l'explication du renchérissement de la facture énergétique n'explique pas tout : si l'Allemagne réussie mieux que nous avec les mêmes contraintes énergétiques mondiales, c'est d'abord parce que son commerce est très spécialisé, ce qui lui permet de concentrer ses efforts sur l'exportation de produits pour lesquelles elle détient un véritable avantage comparatif sur des marchés plus importants. La France devrait donc se poser la question de la spécialisation des produits destinés à l'exportation, en tenant compte des marchés visés. Alors seulement, elle pourra renouer avec le succès commercial mondial !

 

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