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20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 12:56

 

 

La dette publique fait couler beaucoup d'encre en ce moment, en particulier depuis la publication du rapport sur l'avenir des finances publiques en France dont j'avais rendu compte dans cet article. En particulier, les médias font souvent usage de l'expression "effet boule de neige", lorsqu'il s'agit d'évoquer l'emballement de la dette publique. Mais de quoi s'agit-il exactement ?

 

Le constat sur la dette publique

 

Voici le taux d'endettement public au sein de l'Union européenne au troisième trimestre 2020 :

 

 

[ Source : Eurostat ]

 

Selon Eurostat, par rapport au troisième trimestre 2019, tous les États membres ont enregistré une hausse de leur ratio de la dette publique par rapport au PIB ! Il est vrai que la crise liée à la covid-19 est passée par là... Les hausses les plus fortes ont été observées à Chypre (+22,9 points), en Italie (+17,4 points), en Grèce (+17,3 points), en Espagne (+16,6 points) et en France (+16,5 points).

 

La dynamique simplifiée de la dette publique

 

Tout d'abord, il faut garder à l'esprit que c'est au taux d'endettement public que l'on s'intéresse, défini comme le rapport entre le volume de dette publique et le PIB. Dès lors, l'on peut montrer que le taux d’endettement public à une année donnée t+1 (noté dt+1) dépend du taux d'endettement public de l'année précédente (noté dt), du taux d'intérêt sur la dette publique (i), du taux de croissance du PIB (g) et du solde public hors charge d'intérêt (noté bpt+1):

 

 

Cette relation est en fin de compte assez simple à comprendre, puisqu'elle dit simplement que l’évolution du taux d'endettement public dépend des conditions d'emprunt (taux d'intérêt), des conditions économiques (taux de croissance) et de l'état des finances publiques au même moment (solde public hors charge de la dette).

 

La stabilisation du taux d'endettement public peut donc s’écrire :

 

 

Le solde primaire stabilisant dépend donc de l'écart entre le taux de croissance de l'économie (g) et le taux d'intérêt apparent de la dette publique (i). Dès lors, pour stabiliser la dette publique en pourcentage du PIB, il faut que le solde public primaire soit supérieur au produit du taux d'endettement public (dt) et de l’écart entre le taux d’intérêt sur la dette publique (i) et le taux de croissance en valeur du PIB (g).


L'austérité

 

Sur la base des éléments développés ci-dessus, nous en déduisons que si le taux d’intérêt sur la dette publique (i) est supérieur au taux de croissance en valeur du PIB (g), il devient plus difficile de stabiliser le taux d'endettement public, dans la mesure où cela nécessite de réduire considérablement le solde public primaire au prix d'une austérité drastique (coupe dans les dépenses publiques, hausse d'impôts...) :

 

 

L'effet boule de neige

 

Et la pire situation est celle où les investisseurs qui achètent les titres de dette publique prennent peur. Dans ce cas, il peut se mettre en place un effet boule de neige, qui débouche sur une auto-alimentation de la dette publique du fait de l’accumulation des charges d’intérêt :

 

 

Mais disons-le clairement : la France n'est absolument pas dans ce cas de figure, n'en déplaise aux Cassandre ! Au reste, d'autres États européens, comme l'Italie, sont dans des situations financières bien plus dramatiques, mais qui ne portent pas à conséquence - pour l'instant ! - en raison de la politique monétaire ultra-expansionniste menée par la BCE. Tout cela devrait inciter les gouvernements à débattre démocratiquement de ce qu'il est souhaitable de financer avec la dette publique...

 

P.S. L'image de ce billet provient du site https://immersioninenglish.wordpress.com

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