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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 13:24

 

 

Après toute une série de billets sur l'Union européenne (banques, scandales, travailleurs détachés, etc.) et avant d'en publier un prochainement sur les difficultés de fonctionnement de la zone euro en particulier, j'ai souhaité faire un détour par un pays réputé libéral par le patron du MEDEF... En effet, dans un ancien billet sur la Chine, j'avais conclu que nous faisons face à un changement fondamental dans le fonctionnement du système monétaire international tel que nous l'avons connu depuis 20 ans. Et j'avais promis d'y revenir dans le cadre d'un prochain billet, ce que j'honore aujourd'hui !

 

Le système monétaire international avant la crise

 

Du début des années 1990 à 2008, le système monétaire international se caractérisait par les éléments suivants :

 

 * des flux de capitaux de long terme en provenance des pays de l’OCDE et à destination des émergents (Chine incluse), en raison de la forte rentabilité du capital et d'un faible coût salarial unitaire ;

 

 * une balance commerciale largement et structurellement excédentaire dans les pays émergents ;

 

 * une accumulation massive de réserves de change par les pays émergents, pour éviter l'appréciation trop importante de leur monnaie. Comme rappelé dans ce billet, le plus souvent, en fait de devises, ce sont plutôt des titres en devises (essentiellement des bons et obligations du Trésor) qui constituent les avoirs de réserve. Ces réserves de change permettent alors aux Banques centrales d'intervenir sur le marché des changes afin de réguler les taux de change, et de maintenir la confiance dans leur monnaie. Le montant des réserves de change dépend des flux de capitaux et du solde de la balance courante. On obtient donc l'identité suivante :

 

 

* ces importantes réserves de change conduisent à l’accroissement de la liquidité mondiale et à des achats massifs d'obligations publiques libellés en dollars et en euros, principales monnaies de réserve.

 

Ce système monétaire international était favorable à la croissance mondiale, puisqu'il permettait une accumulation de capital dans des régions du monde à fort déficit et où les opportunités d'investissement étaient fortes.

 

Accessoirement, si l'on prend l'exemple de la Chine qui est très parlant, pendant 20 ans la Banque centrale chinoise recyclait l'énorme excédent extérieur de la Chine et les entrées de capitaux en achetant des actifs étrangers qui venaient donc grossir le montant des réserves de change. Parallèlement, ces achats de titres permettaient de financer les déficits publics aux États-Unis et en Europe !

 

Le nouveau système monétaire international

 

Mais depuis quelques années, on assiste à une dégradation de la situation économique des émergents (en raison notamment des multiples goulets d'étranglement au niveau de l'offre) et de la Chine (en raison de la dégradation de la compétitivité-coût et de la nécessité de changer de modèle économique).

 

Cela a débouché sur d'importantes sorties de capitaux à long terme, qui l’emportent sur les excédents extérieurs des pays, d'où une baisse des réserves de change. En effet, les autorités, en régime de changes quasi fixes, se servent des réserves de change pour stabiliser leur monnaie. Pendant 20 ans, elles ont cherché à empêcher l'appréciation du Renminbi, puisqu'il y avait des entrées massives de capitaux dans le pays ; mais depuis peu, les sorties de capitaux les conduisent à lutter contre une dépréciation.

 

Ainsi, les Banques centrales des émergents et de Chine ont cessé de facto de contribuer à l’accroissement de la liquidité mondiale, ce qui signifie aussi qu'elles n'achètent plus de titres de la dette des pays de l'OCDE, donc qu'elles ne financeront plus les futurs déficits publics des pays de l'OCDE (États-Unis, zone euro, etc.).

 

En définitive, ai-je besoin de vous dire que la croissance mondiale, après avoir carburé pendant deux décennies à l'endettement international, va subir un choc terrible suite au changement de système monétaire international que nous venons d'examiner ?

 

N.B : l'image de ce billet provient de cet article d'Economie Matin.

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