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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 10:35

 

 

Le moins que l'on puisse dire est que l'année 2016 fut riche en événements et rebondissements. Qu'on en juge : Brexit non anticipé par les marchés pourtant réputés mieux informés que nous autres mortels, élection de Donald Trump, crise bancaire en Italie et démission de Matteo Renzi, etc. D'où les nombreux billets que j'ai écrits, parfois très détaillés, afin de vous présenter une analyse circonstanciée.

 

Retour sur l'année 2016

 

Commençons donc par un petit retour en arrière sur mes billets de l'année 2016. Tous les liens sont actifs, il vous suffira donc de cliquer sur le billet de votre choix pour le lire ou le relire, c'est selon !

 

JanvierFévrier

Gare au tsunami chinois !

Trop d'épargne peut nuire à la santé économique

Qu'est-ce qu'une monnaie locale ?

Cafet'éco et histoire économique à Sarreguemines

L'économie en clair à Forbach

Révolution numérique, chômage et vraie vie...

La panique sur les marchés financiers !

Travailler plus pour gagner moins !

L'autofinancement des entreprises n'est pas une bonne nouvelle !

MarsAvril

Mensonges et contrevérités en économie

Conférence-dédicace à la médiathèque de Forbach

Jusqu'où ira la Banque centrale européenne ?

La crise qui vient

Le prélèvement de l'impôt à la source

 

La loi El Khomri est officiellement enterrée !

"Panama Papers" : le scandale de l'évasion fiscale au Panama

Évasion fiscale : les 7 péchés capitaux

Table ronde sur le don à Sarreguemines

Les grands mécanismes de l'économie en clair - 2e édition

Pourquoi la politique monétaire n'a pas relancée l'économie de la zone euro ?

MaiJuin

Les grands mécanismes de l'économie en clair sur Mirabelle TV

La rémunération des grands patrons en France

Les grands mécanismes de l'économie en clair sur TV8

Des territoires zéro chômage ?

Les grands mécanismes de l'économie en clair sur TV Cristal

Le problème de la segmentation des marchés financiers européens

Éclairer les rouages de l'économie

Retour sur l'évasion fiscale au Luxembourg

Le Brexit

Le Royaume-Uni va quitter l'UE !

JuilletAoût

Une nouvelle crise imminente ?

L'ancien chef de la Commission européenne chez Government Sachs !

Keynes et le vrai marché du travail

Du pain et des jeux de cirque

SeptembreOctobre

Aide aux devoirs à Forbach

Cafet'éco et histoire de l'économie à Sarreguemines

L'économie en clair à Forbach

Les travailleurs détachés dans l'Union européenne !

Scandales en cascade à la Commission européenne

Une nouvelle crise des banques européennes ?

Les conséquences du passage à une économie de service

[Idée reçue] Les capitaux circulent entre les pays de la zone euro

La sécurité / la mémoire

Non, la courbe du chômage ne s'inverse toujours pas !

NovembreDécembre

Un changement majeur de système monétaire international

Le monde économique de Donald Trump

Fillon et le choc libéral des candidats à la primaire de droite

Fillon, Trump et la courbe de Laffer

La crise en Italie

Paradis fiscaux et évasion fiscale : les eaux troubles des multinationales, du football et de la politique !

Joyeux Noël toujours en crise

Que nous réserve 2017 ?

 

Les grands mécanismes de l'économie en clair - 2e édition

 

En 2016, j'ai fait paraître la 2e édition de mon livre Les grands mécanismes de l'économie en clair aux éditions Ellipses.

 

 

Ce livre a pour modeste ambition d'apprendre au lecteur, en peu de pages, le fonctionnement de l’économie. Tous les concepts sont présentés de manière abordable, illustrés d’exemples et de schémas. En neuf chapitres, il le guidera ainsi dans les méandres de l’économie et lui apprendra à en décrypter le jargon. Et afin de faire de ce livre un outil pratique que l’on peut consulter lorsque l’on cherche un point précis, on y trouvera également un index des principaux termes employés et un glossaire.

 

Cette deuxième édition fut l’occasion de reprendre entièrement le texte et de réécrire certains chapitres, pour les rendre encore plus abordables et tenir compte des développements les plus récents sur ces questions. Des schémas simples ont également été ajoutés pour permettre au lecteur de mieux comprendre les mécanismes économiques les plus complexes. Au reste, trois nouveaux chapitres ont fait leur entrée : dépense et dette publiques, la mondialisation, la crise. C’est donc une édition entièrement revue, remaniée et augmentée que le lecteur aura entre les mains.

 

Et l'année 2017 dans la zone euro ?

 

Tout d'abord, le célèbre alignement des planètes en Europe (Euro faible, pétrole bas et taux d'intérêt au plancher) dont j'avais beaucoup parlé l'année dernière, n'est hélas plus d'actualité pour 2017 ! En effet, les prix du pétrole sont en train de remonter, sous la double contrainte du recul de l’investissement dans le secteur et du récent accord entre l’OPEP et la Russie pour limiter la production alors que la demande augmente. L'inflation, qui devrait probablement atteindre 2 % fin 2017 ou début 2018, ferait ainsi son grand retour essentiellement par le canal des prix du pétrole, ce que l'on appelle de l'inflation importée.

 

2 % d'inflation ? C'est précisément l'objectif de la BCE, qui se verrait par conséquent dans l’obligation de rendre sa politique monétaire plus restrictive et partant de mettre un terme à son quantitative easing prolongé il y a peu jusqu’en décembre 2017. Rappelons au passage que cet assouplissement quantitatif aura certes réussi à faire baisser les taux d'intérêt à long terme, parfois sous la barre du zéro, mais sans financer pour autant l'économie réelle... Bien entendu, la hausse de l’inflation importée réduirait les salaires réels plutôt déjà mal en point dans la zone euro, ce qui pèserait inévitablement sur la demande des ménages d’autant que les conditions de crédit sont devenues plus drastiques.

 

En outre, avec l’augmentation des taux à court terme et l’arrêt des rachats d’obligations publiques par la BCE, on peut s'attendre à une hausse des taux à long terme. Dès lors, sans hausse conjointe de la croissance, le risque est grand d'assister à un freinage de l’investissement et surtout à une dégradation substantielle de la solvabilité des emprunteurs, à commencer par les États dont certains ne doivent leur salut temporaire qu’à l’intervention de la BCE. Oserai-je dès lors jouer les Cassandre et rappeler que dans ces conditions le retour d’une crise de la zone euro n’est pas une simple vue de l'esprit ?

 

D'aucuns oublient d'ailleurs que malgré les pseudo-bonnes nouvelles sur l'État de la Grèce et les promesses d'arracheur de dents faites par l'Eurogroup sur l'épineuse question de la restructuration de son insoutenable dette publique, la situation en Grèce est désespérée. Quant à l'Italie, qui est tout même un bien plus gros morceau économique que la Grèce, le moins que l'on puisse dire est que son futur proche en 2017 n'est pas rose, puisque le taux d’intérêt à long terme dans le pays est déjà supérieur à la croissance nominale, ce qui alourdit la charge de la dette publique. Et quant à l’Union bancaire, dont j'avais expliqué le fonctionnement dans ce billet, il me semble qu'elle était censée éviter le renflouement des banques en faillite par les États, n'est-ce pas ? Et bien, c'est encore manqué ou plus exactement c'est touché coulé, puisque l’État italien va devoir injecter 6 milliards de fonds publics pour sauver la banque Monte dei Paschi di Siena...

 

Heureusement, en France à défaut de compétition footballistique, nous serons assaillis d'images du tournoi électoral entre qui semble faire le plein autant de candidats que d'électeurs. Panem et circenses disaient les anciens... Mais quand finiront-ils les uns dans l'arène et les autres dans les tribunes par comprendre que la crise est aujourd'hui plurielle et qu'il est ainsi illusoire de vouloir résoudre la crise économique si le cadre politique européen est défaillant ? De plus, c'est peu dire que je reste dubitatif sur les orientations économiques des vingt dernières années, qui oscillent entre retour à une chimérique société de consommation de masse type années 1970 et la recherche d'une cauchemardesque société ultralibérale (ubérisée pour utiliser le vocabulaire du temps...).

 

Après la loi El Khomri (horresco referens), et une croissance en 2016 mi-figue mi-raisin, je crains le pire avec le prochain gouvernement qui, pour se démarquer des précédents, se sentira obligé d'aller encore plus loin dans la mise en oeuvre de mauvaises solutions au risque de détruire le modèle social français. Il est vrai que la dernière marotte consiste désormais à suivre tous les mois la baisse du chômage qui est arrivée trop tard, bon moyen de faire oublier tous les autres problèmes et scandales comme les football leaks, vous savez les révélations de Mediapart sur les innombrables contrats, arrangements, primes et autres gratifications qui démontrent que le football de haut niveau est devenu une véritable industrie du fric (vous en doutiez ?) en quête de cieux fiscaux cléments pour échapper à la contribution commune.

 

Vous noterez par ailleurs qu'après la bulle politico-médiatique de l'écologie (pardon, développement durable ça s'entend mieux) durant laquelle les politiques n'avaient de cesse de parler publiquement du climat à tous crins, nous sommes revenus aujourd'hui à des sujets beaucoup moins colorés comme la baisse des dépenses publiques ou le trou de la Sécurité sociale (dont je parlerai dans un prochain billet).

 

Tous ces succédanés de programmes économiques permettent surtout à des politiques, pas toujours aussi idiots que certains en ont l'air, de donner l'illusion de détenir encore les leviers du changement (économique, mais pas seulement), alors même que la potestas appartient depuis longtemps à Bruxelles - avec le résultat que l'on sait - tandis que l'auctoritas est hélas entre les mains des histrions du petit écran, qui font et défont les réputations au gré d'émissions de grande audience.

 

Sur ce, je tiens à remercier chers lecteurs pour votre fidélité et vous prie d'accepter, malgré le marasme actuel, mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2017 ! Merci pour vos commentaires, liens et encouragements qui me touchent et me poussent à continuer mes analyses sur ce blog...

 

 

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commentaires

JMB 06/01/2017 11:32

Ce qui me gêne avec les théories économiques ultra-libérales c'est que les réalités vécues sur notre planète sont en totale contradiction avec les postulats de base.

Exemples:
1) rendons la liberté au marché et il s'autorégularisera. Dans les faits on voit les grands acteurs (multinationales) s'entendre et passer des accords qui faussent le marché.

2) laissons faire la libre concurrence et tout le monde aura tendance à améliorer sa compétitivité.
Dans le cadre d'une production mondialisée, ça entraîne tout le monde vers le bas, notamment en raison des coûts salariaux et du coût de la vie dans chacun des pays et ça devient vite impossible à tenir: Le salaire d'un européen ne descendra pas au niveau de celui d'un chinois (ou alors nous serons tous pauvres et l'aide sociale explosera) et certes, celui d'un chinois monte doucement mais avant d'être au niveau de celui d'un européen, nos économies seront à genoux depuis belle lurette.

3) Dans ces théories tout le monde passe sous silence les périodes de transition.
Exemple: Des entreprises françaises vendent des poulets sur le marché sénégalais à un prix inférieur à celui pratiqué par un éleveur de ce pays. Grâce aux subventions de la PAC.
Supprimons les subventions pour rétablir la concurrence: les entreprises françaises ferment, des milliers de salariés sont licenciés, des milliers de producteurs sont ruinés.
Que faire pour supprimer les subventions sans subir la catastrophe économique transitoire avant que tous ces gens ne retrouvent une situation?

4) S'il n'y a pas de pression fiscale confiscatoire, les agents économiques, notamment les plus riches, contribueront à juste proportion à l'effort social.
Sauf que la tendance naturelle partout dans le monde est à frauder, on l'a vu lors de la crise des banques de Chypre où on s'est aperçu que les russes les plus riches fraudaient leur fisc national qui est pourtant l'un des moins gourmands (10 à 13% de prélèvement maxi de mémoire).

La question est donc moins d'être un anti-libéral primaire que de savoir comment les tenants de l'ultra-libéralisme répondent aux contradictions de leur théorie.
Je dirais qu'un espace clos, homogène économiquement (exemple une fédération d'états) et auto-suffisant économiquement, composé de nombreuses entités similaires (chacun des états) peut appliquer l'ultra-libéralisme, mais c'est beaucoup plus compliqué dans la réalité de notre monde hétérogène aux réalités si diverses.

Raphaël DIDIER 07/01/2017 11:19

Rien à ajouter, vous avez bien résumé !

Hubert 30/12/2016 20:01

Bonsoir Monsieur Raphaël,

Votre dernier article de l'année offre une vision très claire des impasses actuelles. Au contraire du commentaire de l’internaute précédent qui voit le salut économique dans un libéralisme fantasmé et qui n'a jamais existé dans l'histoire du monde (le reste étant selon lui du "négationnisme"), je crois qu'il faut investir dans les secteurs à externalités positives comme disent les économistes : bon sang, la transition écologique pourrait apporter tellement d'emplois et répondre à l'urgence écologique et climatique !!!

Merci pour votre travail intéressant durant cette année et continuez en 2017 !

Hubert

Raphaël DIDIER 30/12/2016 20:29

Bonsoir,

Je vous remercie pour votre commentaire, qui note avec justesse l'importance de la transition écologique pour notre planète et nous...

Meilleurs vœux pour 2017 avec un peu d'avance !

RD

Yannick 30/12/2016 12:10

Un bon billet qui résume bien l'année 2016 , mais qui malheureusement reflète des petites phobies libérales ( ah ultraliberal ce magnifique mot qui resume bien cette " maladie française" ou un espèce de négationnisme economique( pour reprendre le titre de cet ouvrage qui probablement vous n'aviez pas du apprécier de ces MM. Cahuc et Zylberberg, pardonnez moi de l'emploi de ce terme mais c'est bel et bien une triste réalité surtout lorsqu'on voit cette classe politique française vent debout contre le programme de Fillon qui va de Jean Luc Melenchon à Marine Le Pen , ce qui démontre avec brio que des programmes de ce type sont malheureusement" toxiques " pour un pays qui depuis des décennies vit bel et bien sur des rentes, des corporatismes, des réglementations ou une belle bureaucratie qui étouffe malheureusement l'économie française, peut être est-ce un crime pour le candidat de droite tout comme Emmanuel Macron avec son mouvement de " marcheurs" d'avoir fait un tour de France pour rencontrer artisans, agriculteurs, chefs d'entreprises etc.... dont malheureusement leurs préoccupations sont souvent délaissés par une bonne majorite d'économistes qui ne peuvent pas quantifier les valeurs sociales dans leurs analyses (cf mon précédent commentaire avec la théorie de Nicolas Bouzou, vous savez l'analyse de l'économie par l'explication des valeurs" )Peut être devriez vous publier un manuel destine aux futurs candidats à l'élection présidentielle pour qu'ils arrivent à élaborer un Bon programme économique selon vos critères.Pour revenir au terme ultraliberal voyez vous quand on analyse ce qui est reproché à cet "ultralibéralisme", on constate souvent que le terme est employé incorrectement pour désigner en réalité le capitalisme de connivence, qui précisément est le fait de l'étatisme, et non du libéralisme : l'utilisation de la force de l’État pour assister les non-productifs en volant les productifs. Par ignorance à la fois de la politique et de l'économie, on attribue à une idéologie fantasmée ce qui relève en réalité de la pratique des hommes de l’État, de leur emploi de la force au bénéfice d'intérêts privés (grandes entreprises, banques...) et de leur propre intérêt.Il est vrai que le concept d'ultralibéralisme est un terme repoussoir assez flou, qui ne désigne pas la même chose pour tout le monde ( parfois on assimilé à tort au capitalisme , ou l'uberisation comme vous venez de le faire) , même si tout le monde est d'accord pour en faire l'ennemi public numéro un ainsi qu'une arme de terrorisme intellectuel efficace contre tout adversaire politique qui se définirait comme "libéral". Bref vous devriez selon mon humble conseil écrire un papier sur ce sujet " le libéralisme savoir démêler du vrai et du faux " .

Et tous mes meilleurs vœux dont je conclurais par cette citation pour résumer mon commentaire
" Quand on me contredit, on éveille mon attention, mais non ma colère : je m'avance vers celui qui me contredit qui m'instruit. »

Montaigne, les Essais, livre III chapitre 8
Cordialement

Yannick.

Raphaël DIDIER 30/12/2016 19:28

Bonjour,

Évitons l'emploi du mot "négationnisme" qui en plus d'être connoté ne signifie rien dans le débat scientifique. J'ai vraiment du mal à comprendre pourquoi un économiste est selon vous nécessairement quelqu'un qui quantifie, mais bon. Ouvrez un livre de macroéconomie avancée et là vous comprendrez pourquoi nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas vouloir nous laisser enfermer dans les modèles économétriques à la mode... Quant au bon programme économique, comment peut-on faire sans les leviers budgétaires et monétaires (peu importe du reste le nom du dirigeant politique) ? De nombreux collègues ont du reste détaillé d'excellentes propositions (Sapir il y a peu me semble-t-il), voire des programmes complets, mais tous ne sont pas des stars des médias.

Avec un peu d'avance je vous remercie pour vos vœux et vous prie de trouver les miens en retour.

RD

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